Est-ce que tu putes ?

Puter : verbe du 1er groupe

Le verbe puterJe pute/tu putes/il pute/nous putons…
puter

J’aime aussi le verbe « putasser ». Un peu plus vicieux que « puter ». Quand on devient parent, l’occasion de puter est à son point culminant. Quoi de mieux que de critiquer le comportement de cette maman qui court tous les matins pour arriver en retard à l’école, de ce papa qui laisse son petit jouer avec les paquets de céréales dans les rayons du Carrefour ou de ce couple dans le TGV qui laisse leur marmaille courir entre les sièges étroits et dégommer toutes les deux rangés les têtes endormies un peu trop penchées.

Les copines de putage

Avec l’arrivée de mes trois merveilles, je me suis découvert une nouvelle activité. Je l’ai développé auprès de puteuses confirmées. J’ai vite trouvé des maîtresses en la matière. Tout a commencé avec l’allaitement. Un sujet de putage dans le top 5 des mamans. Bien sûr, très peu de critiques personnelles sont autorisées quand on pute entre filles. Ses copines de putage ont toujours une raison de faire telle chose ou telle autre. Moi aussi d’ailleurs.

Quand on pute sur moi

Malheureusement, quand on joue trop, le risque de perdre devient relativement important. A ce jeu, perdre signifie subir les puteries. En général, on n’est pas vraiment au courant. C’est souvent la petite réflexion d’une copine du type « c’est vrai que tu donnes souvent des bonbons à tes enfants ? » sans même que tu ais sorti la boîte à caries géante, qui te mets la puce à l’oreille.
Malheureusement, tu connais ce jeu par cœur et tu sais qu’il ne faut pas fournir de preuve. Sinon, bientôt, aux yeux de toutes, tu seras la mauvaise mère. Facebook, c’est viral.

Jugera bien qui jugera le dernier

Ce jeu est un peu vicelard. Puter pour le plaisir de puter. En devenant maman, il y a une réelle pression permanente alors que j’ai un vrai besoin d’être rassurée. Ce n’est pas de la méchanceté. La réalité et que de parler de l’autre permet de se situer. Il n’y a effectivement pas d’obligation à critiquer. Ce n’est pas très sympa mais en vrai, est-ce vraiment méchant ? Je me rends surtout compte que notre façon de faire avec nos enfants et propres  à notre vie, à notre histoire, à leur personnalité. J’ai d’ailleurs une citation pour se conforter dans ses erreurs de parents : « tout crime à un contexte ».

Il y a des choses que l’on n’accepterait jamais pour nous ou nos enfants mais qui fonctionnent pour l’autre… Ou qui fait des petits cons. A la fois, il existe des grands cons, il faut bien une éducation pour devenir ainsi ?

Les 5 thèmes les plus putés par les mamans

Afin de rendre justice à ma puterie aiguë assumée, je vais vous donner mon point de vue, sans concession, sur 5 sujets à haute sensibilité putèsse.  Vous verrez qu’il y a toujours matière à puter sur les choix de l’autre.
C’est encore mieux que tous les tags du monde.

1)      Allaitement
J’ai allaité mes triplés au tire-lait. J’ai ressorti le tire-lait pour mon dernier. Je n’ai jamais été à l’aise avec l’enfant au sein mais je pense qu’effectivement le lait maternel est le meilleur lait. Je n’ai allaité que 4 mois. Le lendemain de l’allaitement, je me suis mise à refumer.

2)      Grossesse
Enceinte je n’ai pas porté, je suis allée de nombreuses fois aux urgences pour des mimi-maux et il aurait été impensable que je fasse du toboggan avec mes enfants. J’étais une chochotte, j’avais peur.

3)      Accouchement
J’ai demandé une péridurale rapidement. Je n’avais pas envie d’avoir mal et je ne considère pas que mon accouchement n’était pas « naturel ».

4)      Education
Je suis un tyran, je ne laisse pas passer grand-chose. Je dis à mes enfants que c’est les meilleurs dans le but qu’ils aient une très bonne estime d’eux et je leur ai donné un surnom après avoir lu un papier à la con intitulé « les personnes qui ont des surnoms réussissent mieux dans la vie ». Je suis influençable.

5)      Le portage
J’ai utilisé un porte-bébé pour mes triplés. Pendant près de 1 an, tous les jours, avec une poussette double devant. C’était un Babybjorn Active. Il est très critiqué. Je l’ai beaucoup aimé.

Lâchez-vous, vous pouvez puter.

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22 commentaires à propos de “Est-ce que tu putes ?

  1. Je pute régulièrement et je suis certainement putée moi-même.
    J’ai fumé pendant mes grossesses et également bu un peu d’alcool. Mes filles vont bien merci pour elles. J’ai même mangé un carpaccio une fois.
    Elles n’ont quasi pas de bonbons et quand j’en donne c’est fête du slip à tel point qu’on pourrait me prendre pour un tyran.
    Elles n’ont pas de surnom parce que ça me gonfle d’entendre des « cancan », « gogo » ou « nini ». Pardon.
    J’adore leurs mots d’enfants mais JAMAIS ne ne répète ces mots, je dis les vrais. Ceux qui sont dans le dico. Sauf ceux qu’on a nous-même inventés en famille. mais ça c’est autre chose.
    J’ai allaité ma dernière 2 mois puis je suis passée aux laits végétaux jusqu’à sa diversification. Si c’était à refaire, je recommencerais. Tout pareil.

  2. Si on peut le faire aussi, je vais adorer être une maman très putée :
    1) Allaitement : Je n’ai pas allaité mes enfants, j’ai toujours eu la sensation que c’était trop animal pour moi, et je vomis la pression que j’ai reçue des personnels hospitaliers pour ma Pricesse 1ère. Pour Canaille et Boubou, je les ai envoyés puter ailleurs.
    2) Grossesse : j’ai détesté être enceinte. Le corps en bail locatif, très peu pour moi. J’ai adoré devenir maman et tenir mes petits EN DEHORS de moi. Le baby-blues, c’était pendant la grossesse, pas après.
    3) Accouchement : c’est génial la péridurale. Quand ça marche.
    4) Education : je suis une maman stricte, avec des principes rigoureux sur le travail, le rangement, la tenue à table etc. Mais je les gâte beaucoup.
    5)Portage : je n’ai pratiquement jamais utilisé le porte-bébé. Ma poussette était très pratique. Et le portage « naturel » avec l’écharpe, ça m’a toujours effrayée.

    Les putations permettent de mieux vivre sa propre maternité, de se situer, comme vous dites, Et aussi de réfléchir, et de se remettre en question parfois. Mais jamais devant les autres. Faut pas déconner, non plus.

  3. Petit pot ou purée courgette bio?
    Couche lavable ou jetable?
    Dessin animé pour avoir la paix?
    Un chocolat pour finir le repas?
    Un MacDo à 18 mois?
    Allez on est plus à ça prêt !!
    J’aimais bien le « putasser » moi, plus fourbe oui!!
    J’ai bien rigolé !!

  4. Quoi ??? En babybjorn ! Non mais la je pute grave !!!

    Plus sérieusement, tu peux me puter parce que j’arrive toujours à la bourre à l’école le matin, genre portée fermées et activités de classe déjà bien débutées. ( ou genre arriver à un RDV à 11:00 au lieu de 9:30 ^^).
    Tu peux aussi puter parce que j’ai pratiqué le cododo avec ma fille jusqu’à ses 17 mois, avec des oreillers et des couettes installés n’importe comment. Vas-y, pute, je t’en prie ;)

  5. Chacun fait sa vie alors je vais putasser aussi.

    Allaitement : j’ai allaité mon aînée pendant 2 ans et mes jumeaux pendant 5 ans. Je les ai sevrés, eux ils auraient bien continué !

    Grossesse : j’ai pas aimé être enceinte des jumeaux, les médecins étaient trop stressés et ne m’ont pas foutu paix.

    Accouchement : j’ai détesté la péridurale pour ma première, du coup je n’en ai pas eu pour les jumeaux. Bon, quand le deuxième s’est engagé 4 mn après la première, j’ai pas fait ma maligne.

    Éducation : personne ne va à l’école, on s’instruit en famille. Tout le monde se réveille à son rythme, travaille à son rythme, est libre de ses activités sans contrôle de ma part, mais ils sont tous bien élevés et disent bonjour à la dame.

    Petite enfance : les jumeaux ont voulu manger seuls à 13 mois… J’ai lâchement déserté les repas familiaux jusqu’à ce que ce ne soit plus le champ de mine à chaque repas.

    Portage : j’ai porté mes enfants en écharpe jusque tard, ça m’a sauvé la vie. On a acheté une poussette double qui était bien pratique pour installer les jumeaux à la hauteur de la table quand on mangeait dehors l’été.

    Intendance : couches lavables, avec un mari très impliqué ; grosses, très grosses économies !

    Dodo : je les ai tous dressés à coups de nénés pour qu’ils se rendorment le matin… Interdiction de m’appeler avant 10h du mat, car tout le monde dort et ce depuis toujours.

    Les autres : j’aurais bien mis des coups de boules à tous les parents qui me disaient qu’ils auraient adooooooooré avoir des jumeaux.

    Fierté : mon mari et moi avons survécu à trois années de « passe-moi le sel »

    Chacun fait ce qu’il veut avec ses cheveux !
    Merci pour l’article !

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