Le SIDA, il ne passera pas par eux

En ce moment, on parle beaucoup du SIDA, normal, aujourd’hui, c’était le Sidaction. (hier et avant-hier aussi…et tous les autres jours de l’année)
Il y a des causes dont je me sens proche. Celle-ci en est une.

Je peux tenter le débat puéril où je dis « que j’aimerais bien qu’il n’y ait plus de malade du SIDA dans le monde« . Ouais, j’aimerais bien. Mais j’ai un peu grandi et la vie et les infos m’ont perverti. Je ne suis plus aussi utopique que lorsque j’avais 5 ans.
C’est dommage, vraiment j’aimerais.

sidaction

Ce n’est pas un billet sponsorisé (où l’on me paye pour en parler). C’est juste un petit rappel à moi-même (et pourquoi pas à d’autres), j’espère inutile, pour dire que des malades du SIDA, il y en a.
Ici, en France, à côté de moi.
Comme il y a dix ans, ça ne se soigne toujours pas. Les labos sont fortiches, il y a eu plein de progrès. Peut-être même qu’il existe un vaccin caché.
On sait pas.
En tout cas, il ne faut pas planer, vivre avec le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine) c’est pas un rhume à vie avec un petit antibio’ de rien de tout. C’est une merde qui rend fragile à chaque coup de vent. On peut se dire que ce n’est pas grave pour se déculpabiliser de ne pas avoir mis une capote la dernière fois, parce que, franchement, dans cette ambiance, c’était compliqué de la sortir.

Aujourd’hui j’ai des enfants. Un jour, ils seront grands (pas tout de suite s’il vous plaît). Ils feront du sexe avec leurs amoureux. Je peux me mentir ou bien juste anticiper. Peut-être qu’ils auront 14 ans, peut-être qu’ils prendront beaucoup plus de temps. Je n’espère pas à 10 ans !
Quel que soit l’âge –que je pourrai difficilement controler- je veux qu’ils se sentent prêts. Prêts à respecter l’autre et à être respecter.

Ce n’est pas simple la première fois. On angoisse du moment où l’on va se retrouver nu en face de l’autre, de ses gestes, des sensations nouvelles.
Ce n’est pas simple avec le suivant, c’est encore nouveau, c’est toujours flippant.
Ce n’est pas simple avec le Bon, on y joue presque sa vie et ses futures nuits.
En fait, le préservatif, ce n’est jamais simple mais c’est essentiel. Se sentir respecter dans l’acte amoureux ou sexuel c’est aussi avoir un partenaire qui veut se protéger.

C’est moralisateur et peut-être déplacé, mais, avec le préservatif, je ne me modère pas.
Il faut le porter.

PS : la Paracha de la semaine ne portera pas sur ça. Tout de même, il y a des sujets qu’il ne me semble pas tout de suite nécessaire d’aborder si je ne suis pas questionnée par mes enfants.

PS2 : le fameux petit bout de latex (ou pas) joliment nommé « préservatif » protège aussi des saletés d’hépatite B, syphilis et autres MST.

Le virus du SIDA, contrairement à d’autres décérébrés, aime tout le monde. Il ne fait pas dans le genre.

J’aime les « minutes-prévention ».
Il est possible de faire un don au Sidaction

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2 commentaires à propos de “Le SIDA, il ne passera pas par eux

  1. Tout est dit. Et si bien écrit, comme d’habitude… Et si sincère. C’est regrettable que tu dois obligée de préciser que tu n’es pas sponsorisée. La blogo serait elle si « malsaine » par moment pour penser qu’une association qui a besoin d’argent en donne ou fasse des cadeaux pour qu’on en parle ??? J’aime espérer que non…. Merci en tout cas pour ton billet.

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