1ère colo : quand les enfants sont absents…

Le 6 juillet, mes trois grands de presque 6 ans ont mis leurs sacs Décath’ sur le dos. Un rose, un vert, un bleu pour les distinguer. J’ai caché quelques bonbons dans les boules de chaussettes. Un petit bonheur discret à découvrir à un moment inopiné.

Doudou, le petit dernier, est resté avec moi. Ça ne le perturbe pas plus que ça.
Il n’y a plus qu’un enfant à coucher, à laver, avec qui jouer et échanger.

L’appartement semble presque abandonné.
Ils sont petits pour partir en colonie.

La colo l’esprit léger

Ils sont petits, mais surtout, ils sont accompagnés. Le directeur de colo, celui qui « fait peur, mais qui est gentil », c’est leur papa. Mon mari. Du coup, il faut bien l’avouer, ce qui génère le plus d’angoisse dans le fait d’envoyer ces enfants dans des colos, c’est l’encadrement, mais là, pas de quiproquo. S’il y a un souci, je saurai vers qui me tourner. En l’écrivant, je me dis que ce n’est pas si bien que ça…pour la paix des ménages en tout cas !

Ils me manquent ?

Afin de faire de cet article un semblant de texte informatif, je vais vous livrer mon ressenti.
Je suis triste à en crever.
Pas de cri, ni de « libérée, délivrée » plein pot dans le salon, pas de machine à faire deux fois par jour ou de lave-vaisselle à remplir ou à vider, plus de repas à préparer (ou plutôt de décongélation à anticiper)… Donc non, en fait, je ne suis pas triste, je suis plutôt agréablement surprise par cette situation inhabituelle, ce sentiment de légèreté ponctuelle de n’avoir qu’un enfant à mes côtés.
J’en ai profité pour aller voir ma mère quelques jours sur Paris et prendre le train avec Doudou. Un petit moment d’exclusivité dont il a aussi besoin. Un seul enfant c’est tellement…différent ?! Contrairement à d’habitude, l’idée de prendre le TGV ne m’a pas fait angoisser. Comme je ne supporte pas les gosses qui passent leur temps à courir dans la contre-allée et à vous défoncer les têtes de passagers endormis, je suis assez exigeante sur le bruit dans les transports avec mes enfants. (sur un voyage de 6 heure, Ok, les limites peuvent varier) Imaginez bien qu’avec 4, ça génère du stress… Ils assimilent très mal la notion de « moins fort ». (Sûrement une histoire de vitamine qui ne veut pas se fixer)

Par contre, l’appel en larmes de Danou (des vraies, ça s’entendait), ça, ça m’a abîmé. Le savoir comme ça derrière son téléphone, ces yeux tout gonflé… Je l’ai rassurée, ces sœurs l’ont pris dans leurs bras (l’avantage d’être trois) et je lui ai révélé une autre cachette à bonbons. Celle à dévoiler en cas de gros chagrin.(en tout, il y en a trois)
Pas trop longtemps : le coucher léger sans 36 « bonne nuit », ni besoin de boire ou d’histoire de vessie m’ont aidé à supporter l’Absence !
Et puis, ils s’amusent, font pleins d’activités que je n’autoriserais sûrement jamais, se goinfrent de chips et de chocolat tout en ayant un papa pour les câliner. En fait, pour tout le monde, dans ces conditions, quelques jours dans l’année, c’est bien.

Et pendant ce temps :

J’ai enfilé mes belles bottes en cuir de veau qui vont avec tout et une robe sympa pour me sentir encore féminines selon mes critères bien subjectifs.Je me sent le besoin de compenser, je suis sur le point d’aller dans un magasin acheter des chaussures de sécurité pour mon futur métier !

les-bottes-en-éventail

Illustration de l’expression : « avoir les bottes en éventail »

PS : Vous vous dites peut-être que la saison n’est pas appropriée pour le port de bottes. Sachez qu’à la question « tu n’as pas chaud ? », je répondrai que « non, effectivement, je n’ai jamais chaud aux mollets. »(je trouve d’ailleurs que d’avoir chaud au mollet, c’est très surprenant). Et en plus, soyons honnêtes, les belles bottes, c’est vraiment beau. Vraiment.

Pour ceux qui souhaitent avoir des infos sur « comment choisir une colonie de vacances sûre », il y a un texte plein d’infos ici rédigé par la très sympathique Isabelle de Mon blog de maman.

Claire, maman à 25% qui porte toujours des bottes en été
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21 commentaires à propos de “1ère colo : quand les enfants sont absents…

  1. Moi c’est pas tant le directeur qui me « stresse » dans une hypothétique/future/éventuelle colonie ou classe verte. C’est les transports, les « ratés », les « eaux non potables », les « et s’il lui arrive qqe chose et que je suis pas là » !! J’en panique (réellement) à l’avance, je suis pas sûre (réellement) de la laisser partir…

  2. Alors déjà, chapeau bas pour ta colonie à toi ! ;)
    En début d’article, je me suis dis que oui, 6ans c’était tout mini pour partir en colo, mais évidemment, papa directeur ça change forcément la donne ! Ils vont s’éclater, et toi te reposer !

    Ravie de découvrir ton blog.

  3. J’ai envoyé mon grand de 10ans pour sa première colo le 6 (mais je voulais l’y envoyer depuis 3 ans, rapport à mes bons souvenirs), la 2ème de 5ans est chez papi-mamie, il ne nous reste plus que les deux derniers (3ans, 10mois).. ça change la donne aussi!
    Mais la prochaine fois on garde les deux grands, au moins il font leurs nuits! :D

    Sinon j’ai pensé à toi tout à l’heure : chez Al*i ils vendent les crayons de charpentier par 10!

  4. Bonjour,
    Nullipare je lis ton blog depuis plusieurs jours avec délices.
    MAIS, je ne sais pas si c’est que moi, les archives ne fonctionnent pas…
    Quand je choisis n’importe quel mois, je reviens à la page d’accueil… Frustrant :)
    Bonne continuation !

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