Le vide absolu

Pour faire un « vide absolu »,  il faut une pompe à vide. Le vide absolu, c’est l’absence de matière. Rien. Moins que rien. Pour libérer du fluide frigorigène dans une climatisation ou une pompe à chaleur, il faut s’assurer d’avoir un vide absolu dans l’appareil et dans ses liaisons.
Vous imaginez bien, que moi, SpiderMaman de mon état, il me faut du temps, de l’énergie, du travail et au moins 5 heures de sommeil pour que ce charabia se transforme en quelque chose de sensiblement construit dans mon esprit.

Du coup, vide absolu sur le blog, sur Facebook, sur Twitter, sur Instagram, sur Google + (avec tous ces comptes, je me sens comme une « spammeuse des réseaux sociaux »)

Et pourtant, je ne suis pas si loin. Entre deux cours sur le « froid » (on n’imagine pas mais fabriquer du « froid » est quelque chose de super compliqué), j’ai toujours mon téléphone à la main. Je like ce qui me plaît à ce moment sur les réseaux, je lis les articles qui me donnent envie, je recherche les dessins de PapaCube qui refusent de s’afficher dans ma timeline (et franchement, c’est chiant).

Je ne cache pas que je me sens l’obligation de me donner au maximum avec ma famille et pour obtenir le plus de savoir et de savoir-faire possibles dans cette formation qui s’achève mi-mars.

Cette semaine, je vais enduire « mon » mur qui a servi aux multiples installations réalisées cette année en vue de l’examen final ! J’ai envie de chanter « Et c’est le temps qui court« . La version de Lââm, of course.

Et comme cette courte phrase résume parfaitement mon quotidien, je vais vous donner plein de nouvelles en vrac, brièvement, en attendant d’avoir le temps.

Happy birthday everybody

La semaine passée, nous avons reçu plus de 20 enfants à la maison pour fêter les 6 ans de nos 3 trois grands et les 2 ans de notre petit. Pour des triplés, naître le même jour, ça tient de la logique mais le petit quatrième qui naît quasi en même temps, ça donne encore plus de peps !

Comme chaque année, j’ai observé certains commandements :

– Fermer les zones qui ne doivent pas être visitées par des petits êtres en excès de sucre.

– Rendre inaccessibles les jouets qui comportent plus de 5 composants (3 pour les parents à la voûte plantaire déjà bien perforée) afin de ne pas en retrouver partout.

– Les bonbons c’est la vie.

Avec ces quelques précautions, les sourires, les amis et les cadeaux, c’était parfait. J’ai invité les petits copains d’école de 15h30 à 17H30, les plus vieux sont restés plus tard. Certains sont même restés boire un verre après le dernier coup de Dyson. Les gâteaux étaient moches mais bons.

Etat des lieux : un portable, un chéquier et une portière

Sans transition.

La vie à distance n’est pas simple pour moi. Mon mari est loin, du lundi au jeudi. Ce n’est pas simple pour lui non plus.  Quand il est là, il est là. J’imagine donc son emploi du temps bien plein. Son cerveau par la même occasion. Chez SpiderPapa, le trop plein d’information à retenir mène immanquablement à la perte d’attention. À la perte tout court. En quelques semaines, il a perdu son portable, un chéquier et un bout de la portière de ma Smart. (enfin, elle est plus cassée que perdue) Il y a aussi une sombre histoire de carte vitale lamentablement abandonnée au milieu d’un petit chemin mais je n’en parlerai pas.
Ca pimente le quotidien !

Comme à la n’école

Dans les semaines à venir, je vais réviser. Le plus possible. J’ai trois gros classeurs de polycopiés tellement pleins que les anneaux manquent de laisser échapper les documents à tout moment. Il faut également rendre un dossier regroupant tous les travaux de l’année. Enfin, il y a les jours J, la semaine d’examen : l’écrit, l’oral, la pratique.

C’est sûr, jusqu’à mars, je ne serais pas beaucoup là.
C’est la dernière ligne droite.

Merci à tous de rester là.

A très vite.

Claire

PS: j’ai obtenu mes deux modules de sanitaire et de chauffage !

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Le grand pardon

Je vais parler ciné et du célèbre scénario du « Grand pardon ». J’ai une culture absolument hallucinante côté 7ème art. D’ailleurs, en tant que cinéphile adepte des petits films d’auteurs suédois, j’ai pour titre préféré Pretty Woman.

Non, je ne vais parler ciné. Mais bien du Grand pardon. Ou plutôt de « Yom Kippour ». « Yom Kippour » et « Roch Hachana » en fait.

Ce qu’ils ne sont pas :

–    Des équipes de foot

–    Des termes qui veulent dire « bonjour » et « merci » en Inuit

–    Deux marques de cornichons aigres-doux

Ce qu’ils sont :

–    Les noms de deux fêtes dans le calendrier juif célébrées à dates variables entre septembre et octobre chaque année

–    Deux jours où nous mangeons beaucoup et un où il est interdit de manger

–    Des moments importants d’introspection à partager avec ceux que l’on aime

À nouveau, parce que je permets de parler religion, je rappelle que je ne pousse personne à la conversion et que si cela avait été mon intention, j’aurais enfilé un costume de superhéros pour rendre ce défi absurde et dangereux plus rigolo.

Partager une culture qui fait partie de mon quotidien est un réel plaisir. Je ne m’en prive donc pas.

Chaque année, vers cette période c’est la même chose. Je cours chez le boucher, je passe des soirées à cuisiner et je lave mes nappes soit disant « antitâches » à 90°.

Roch Hachana Kippour

C’est la période des fêtes.

Pour les juifs, cette période faste commence par la nouvelle année : Roch Hachana (littéralement : « Tête de l’année »). Nous entrons dans l’an 5775. Pour bien s’en souvenir, chaque épicerie Cacher y va de son petit calendrier offert à coller sur le frigo.

Cette fête va durer deux jours. Des jours chômés. Évidemment, à ma formation, ils n’ont pas adapté ce concept de jeudi-vendredi non travaillés.
Les enfants sont contents, nous leur en parlons depuis plusieurs semaines déjà. Ils attendent ce moment avec hâte. Il est d’usage de porter des vêtements neufs (pour une fois) : de la nouveauté pour une nouvelle année. Il est de tradition dans la maison de faire un tour chez H&M. (une robe pour chacune de mes deux filles et une chemise pour chacun de mes 2 garçons. Pas de récup’ pour marquer l’occasion !)

Les plats préparés pour le repas doivent être doux et sucrés. La table est remplie d’aliments bourrés de signification. Parmi les plus imagés : la pomme que l’on trempe dans du miel pour que l’année soit douce comme la pomme et sucrée comme le miel. (et idéalement pas trop dégoulinante ni collante comme les doigts de mes enfants après avoir dégusté ce met)

roch-hachana

D’habitude, chaque repas commence par une prière où l’on trempe du pain tressé (appelé « halla ») dans du sel. À ce moment, on le trempe dans le miel. Une histoire d’année sucrée, encore une fois. On ne se le souhaitera jamais assez !

Bon, à part manger et se souhaiter de vivre jusqu’à 120 ans, Roch Hachana – la nouvelle année, est aussi un moment de flippe total. En effet, ce jour-là va s’ouvrir le « Livre de la vie ». Pour annoncer ce moment, nous écoutons la sonnerie d’un chofar (une corne de bélier dans laquelle on souffle et qui fait sensiblement le bruit d’un pet bruyant même si avec les années il existe des « nouvelles stars » du chofar qui se révèlent.)

chofar

Ce bouquin, c’est une histoire bien plus complexe que Tchoupi, le genre de truc dont « vous êtes le héros ». Toutes les bonnes et les mauvaises actions de l’année sont recensées. Pour ceux qui ont accumulé les bons points et les images, ils sont d’offices inscrits comme « justes ». Pour les gros méchants qui n’ont eu que des bonshommes rouges dans leur carnet, bah, ça fout la mort, mais c’est illico dans la case « méchants ». Il reste donc un bon groupe à juger : les moyens. Ceux qui ont entre 8,5 et 9/20. Pour cette catégorie, il y a la session rattrapage. Ils ont 8 jours pour se donner à fond et multiplier les bonnes actions : s’excuser, aider les moins gâtés d’entre nous…

Comme ce n’est pas foutu ad vitam æternam, les redoublants pourront retenter leur chance l’année suivante. Même joueur joue encore. Rien n’est jamais perdu. Il y a toujours la possibilité de faire mieux et d’évoluer.

Pour se faciliter un peu la tâche, nous allons jeter quelques péchés dans une eau courante (rivière, fleuve, mer…). Comme il est bien sûr impossible de sortir une mauvaise action de son oreille alors, à la place, on jette du pain (rassis de préférence). Mon mari avait pris ces précautions en emportant un grand sac rempli de vieux croûtons rien que pour moi ! Comme les canards lyonnais crève la dalle, ils nous ont accompagné dans cette mission et ont boulotté une partie des péchés !

8 jours après la première sonnerie de Roch Hachana annonçant l’ouverture du livre a lieu Yom Kippour  (« le jour du grand pardon » – ce samedi). C’est un jour de jeûne, de prière et de remise en question. Au soir, le chofar sonnera à nouveau, signifiant la fermeture du livre. En espérant être classé dans les premiers, avec toujours une marge de progression !

Claire, qui a jeté beaucoup de pain dans le Rhône
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PS : Je passe du sel au miel mais je voulais vous présenter mes dernières fabrications. Je les appelerais : « Les tubes de la fierté ». (même que j’ai eu des notes pas trop mauvaises) En espérant que je continue à me débrouiller !
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Le petit dernier : l’enfant de la récup’

Il était une fois, une famille ordinaire. Pour le (s) premier (s) bébé (s) (pluriel oblige, on est sur « la vie des triplés »), il fallait tout acheter. Naturellement, la poussette s’avérait une priorité.

Amasser à l’arrivée de bébé

À ceci s’ajouta, une liste longue comme le bras. (Celui d’un géant particulièrement grand.) Bodies, gigoteuses et autres pyjamas s’amoncelaient dans l’armoire pleine à exploser. Bien souvent, il y avait un thème pour la chambre de nouveau-né. Évidemment, chaque élément était raccord avec l’environnement.

En plus de ces nombreux vêtements, la cuisine se remplissait d’un nombre impressionnant de bibelots et gadgets surprenants. Tous semblaient être une priorité pour la vie de jeunes parents. Le plus volumineux d’entre eux était sans aucun doute le stérilisateur : un engin étonnant au format effrayant. Des biberons, il y en avait de toutes les formes : des cols larges, des longs et même des un peu tordus. On aurait tout pu faire acheter à ces novices de la parentalité. De l’égouttoir à biberon en passant par la tente anti-uv jusqu’à l’horrible bac à sable coquillage à la couleur bleu passée (pour cause d’exposition au soleil, à la pluie, à la neige et autres intempéries), il y avait des objets pour chaque action du quotidien. Une multitude de « trucs » à la durée de vie hyperlimitée.

Tout dégager…à la cave

Avec les années, les caisses s’entassaient dans la cave en vue d’un vide-grenier. Soit trop tôt, soit trop loin, les brocantes s’enchaînaient sans avoir l’occasion de gagner quelques deniers (et de la place pour engranger d’autres formidables affaires que l’on n’utilisera plus jamais).

Le temps a passé et la famille ordinaire eut un autre bébé. Un petit dernier.
Cette fois-ci, ils SAVAIENT.

Récupérer

L’enfant grandi paisiblement au sein de sa bruyante fratrie. Il n’eut qu’un biberon. Celui qui se lavait facilement. Bien entendu, la stérilisation semblait pour lui inappropriée. Pourquoi ne pas laisser travailler son immunité ? La famille a grandi, mais pas la taille de la cuisine, qui demeurait riquiqui.
Les bodies se portaient tâchés de motifs improbables qui ne voulaient s’en aller, même avec le plus puissant des détachants.
Les pantalons étaient trop grands et les chaussettes de ses grandes sœurs bien roses pour un petit garçon à qui les cheveux étaient vraiment trop longs (sûrement l’expérience de quelques franges complètement loupées que l’on ne souhaite pas réitérer).
Enfin, la poussette qui s’avérait il y a quelques années une priorité n’était plus qu’un modique moyen de « transporter ». Ni jante en alliage, ni direction assistée. À la place, un vieux carrosse un peu bousillé, qui peine à se refermer et au panier troué. Même l’habillage pluie avait disparu de la panoplie. À la place il y avait un poncho taille 14 ans qui couvrait l’enfant en entier en 4 secondes chrono. La Quechua des bébés. Même galère pour le replier.

Poussette-recup

La « poussette ».

Bizarrement, mais rien de surprenant, le petit dernier, celui qui « récupérait » (les affaires et les expériences), ne se sentait pas lésé.

En tout cas, pas tant qu’il ne savait pas parler.

PS : Mon adorable Doudou, quand tu me liras un jour, sache que ce n’est pas parce que tu n’as pas eu de nouveaux bodies (certes, ceux à 10€ les 10 chez Carrouf’), que tu étais moins aimé ou que tu as eu moins d’attention. Tu es pour 5 personnes rien qu’à toi, un sourire quotidien et nous aimons te le montrer. Simplement. Autrement. 

Claire, qui cherche encore une date potentielle sur vide-greniers.org
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On les appelle « les triplés »

J’ai bien tenté de lutter contre, j’ai traversé la mer à contre-courant (au moins ça) pour permettre à chacun de se construire une identité, j’ai prévenu, insisté supplié…mais…en vain. Où qu’ils soient, on les appelle : « LES TRIPLES« .

Ce soir, c’était le cas quand on me les a appelé à la garderie : « oh oh, les triplés, y’a votre maman ! »

Quand le « moi » est en crise

(pardon, je voulais absolument offrir à cet article, l’espace d’un titre, une connotation philosophicoélitiste. Il n’en est rien.)

En réalité, je trouve que mes enfants (ici, je parle uniquement de mes aînés, les fameux « triplés ») ne sont un pas lot même si la grossesse s’apparente à une « portée ». Ils sont trois. C’est un fait. À part quand j’en oublie un ! Sinon, le reste du temps, c’est bien le cas. Je les compte souvent. Un réflexe de mère de famille nombreuse.*
Aux yeux des autres aussi, ils sont trois. Mais eux font bien moins de différence. Ils les confondent souvent et finissent irrémédiablement par utiliser la solution de facilité : les appeler « les triplés ». Evidemment, ce n’est pas le cas de tout le monde. Evidemment, certains confondent juste les filles (qui n’ont pas la même taille, les mêmes cheveux, le même visage…mais qui effectivement, je veux bien le reconnaître, portent des lunettes…) !

Je me moque gentiment, il y en a beaucoup qui font les efforts : les efforts de les différencier, de les individualiser ou tout simplement, de les appeler par leur prénom, l’un après l’autre, même si cela prend trois fois plus de temps. En général, c’est ceux qui les connaissent bien. Eux savent parfaitement qu’ils sont trois enfants bien différents.

Trois = un groupe

J’ai envie d’en faire trois grands humains bien dans leur peau. Je trouve que ça passe par la constitution d’une identité propre. (vous remarquerez que j’ai utilisé le « je ») Les techniques utilisées pour les individualiser dès la sortie chaotique de mon ventre sont très personnelles et absolument pas universelles. Je ne crache pas sur ceux qui habillent leurs enfants de la même façon quand ils sont jumeaux ou triplés. Simplement moi, je ne le fais pas. Je crois que ça ne m’est jamais arrivé. Trois couleurs différentes pour un même modèle, ça sûrement, Kiabi fait souvent des promos dans ce cas là ! J’aime qu’ils aient chacun leurs vêtements. Pas à tout prix, les filles ont des culottes communes ! (même si la culotte avec la petite souris dessinée c’est celle de Lolo Cacao, tout le monde le sait !)
Dans la même ligne de conduite, j’ai trouvé naturel de ne pas les appeler les « triplés » à tout bout de champ. Ça peut m’échapper quelques fois quand je parle à des gens. La solution de facilité, encore celle-là !
Ils sont uniques et je veux qu’ils le sachent. Mais la réalité, c’est aussi qu’ils sont trois. Un groupe de trois. Trois enfants qui ont grandi ensemble 7 jours sur 7, qui ont marché quasi-simultanément, qui se sont relayés avec les cuillères de purées, qui ont appris à patienter et à faire attention à l’autre, qui ont fait des coups montés, qui ont joué des heures ensemble dans leur immense parc pendant que je les regardais (en buvant 17 cafés pour rattraper les nuits particulièrement hachées)…

Je n’est pas souvent mal pris les réflexions dans la rue quand avec eux petits, je me promenais. Parce que, c’est vrai, des triplés, c’est un peu surprenant. Bien sûr, à la longue, c’est chiant, ça fait un peu bête de foire ou comme dans le film Les soeurs Dionne (une histoire de quintuplés qui sont monnayées à l’encontre de toute bienséance).
Heureusement, ils grandissent. La poussette géante est revendue facilement à une assistante maternelle et les regards des passants deviennent un peu différents. Ils restent toujours trois, mais 3 grands, ça impressionne moins que 3 bébés. (même si dans les faits, à chaque âge ces réjouissances) Disons que 3 bébés, c’est presque une micro-crèche en sortie !

En fait, non.

Je voulais donc pousser un coup de gueule, envoyer du lourd en disant « STOP, purée, arrêtez de les appeler LES TRIPLES », et bien non. Mon article tombe complètement à l’eau (comme les raccordements de tuyauteries que j’ai lamentablement montés aujourd’hui…et qui ont fui).
En fait, ce sont des triplés.
C’est à la fois un état de fait, une spécificité et une force. Normal que les autres ne le voient pas autrement. Mais quand même, vous pouvez les appeler par leur prénom parce que ça leur va bien. Prenez le temps de les connaître, un à un, c’est le seul point sur lequel j’ai réellement envie d’insister.

* Petite pensée à Sabines qui comptent souvent ses associés !

Claire, la « maman de triplés »…et d’un petit dernier.
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Jusqu’ici, tout va bien…

Évidemment que mon organisation est millimétrée. D’ailleurs, je me demande si la mesure inférieure se dit « nanométre » car autant d’organisation mérite sûrement une unité particulière et tellement fine qu’on ne pourrait la voir à l’œil nue.

Une classe pour chacun et chacun dans sa classe

Aujourd’hui, c’était la rentrée. Mes triplés sont dans des classes séparés en grande section, comme ce fut déjà le cas l’an passé. Ce choix est personnel. Il nous a semblé adapté à nos enfants et à leurs caractères et s’est trouvé également en accord avec les désirs des principaux concernés. Et en accord avec la structure de l’école : trois grandes sections.
Ouf, on est sauvé !

Ce choix, en termes d’organisation, est passé comme une lettre à la poste. Plus une, mais trois maîtresses avec qui échanger. Plus une classe, mais trois classes dans lesquelles accompagner les enfants le matin (avec le 4ème dans les bras pour ne pas l’abandonner dans sa poussette à l’entrée). Plus une seule note griffonnée dans le carnet de liaison pour annoncer un événement imprévu, mais trois photocopies collées massivement à la UHU.
Je me suis habituée, ce n’est pas plus mal qu’ils se sentent individuellement concernés. D’ailleurs, en ce soir de rentrée, ils étaient chacun ravis de présenter leurs maîtresses et les copains associés.
Jusqu’ici tout va bien.

Nouveaux rythmes scolaires

Je suis organisée. De façon nanométrée.
Avec la réforme des rythmes scolaires, les enfants se lèveront tôt le mercredi aussi. Cette fois encore, c’était le cas l’an passé. Ils allaient au centre aéré.
Pour rendre notre vie un peu plus funky, le centre aéré n’est pas situé dans notre école. Il faut donc réaliser le transfert entre 11h30 et 12h30 depuis la maternelle.
Heureusement, une adorable voisine va s’en charger. Jusqu’à janvier.
À ceci s’ajoute le fait que, ledit centre aéré, n’ouvrira ses portes qu’à partir du mercredi 24 septembre. Je comprends, ils doivent s’organiser. Cette réforme les impacte beaucoup et il faut un temps d’ajustement. Pour nous, malheureusement, c’est nul à chier.
Heureusement, une adorable voisine va s’en charger et les garder le mercredi après-midi jusqu’à cette date.
Jusqu’ici tout va bien.

Rentrée=paperasse

Je suis faussement émerveillée devant cette montagne de papier qui trône sur mon lit en petits tas bien établis. Trois piles, un scanner, une photocopie. En trois années, j’ai trouvé comment optimiser : remplir les documents sans les prénoms, mettre des petites croix aux crayons là où les paramètres varient, copier le tout et compléter. Je laisse les petites croix aux crayons pour égayer ma copie. (et parce qu’on ne gomme pas une photocopie !)
J’avais anticipé l’attestation pour les assurances scolaires ou plutôt pour l’Assurance scolaire, la MAE, celle que tout le monde connait, celle qui semble être la seule à exister !
Jusqu’ici tout va bien

Une vie parallèle

Je viens d’entamer ma troisième semaine de formation. J’ai découvert de nombreux outils qui portent des noms rigolos comme « extrudeur » ou « pince à emboucher » (un coin ?). Tout est nouveau pour moi. C’est fascinant et flippant à la fois. J’ai l’impression de me transformer, de vivre à fond ce métier de 7H30 le matin à 16H30 l’après-midi. Dès que je retire ma salopette pleine de merdouille diverses et variées, j’enfile mon costume de « maman ». Mais, le soir, quand la nuit est couchée, que les enfants aussi (en tout cas, il faut l’espérer), je reprends mon gros classeur pour revoir les différents raccordements et comment réaliser un coude en cuillère sur du cuivre.
Les enfants ont vu une photo de moi avec le « pistolet à feu », plus communément appelé « chalumeau ». Je suis leur héros. Au moins le temps d’une photo.
Même quand je mange, je pense plomberie. Je ne suis vraiment pas très douée. Sincèrement. Mais ce n’est pas grave, je vais travailler. Je commence à devenir « outils-addict » et en toute honnêteté, en comparaison, les fringues sont bon marché.
Jusqu’ici tout va bien

Mon mari, mon roi

Dans toute cette agitation, il y en a un qu’il m’est impossible de ne pas regarder avec admiration. C’est celui qui partage ma vie, mon roi, mon coéquipier. Malheureusement, en ce moment, il n’est pas souvent là. Et ça va durer. Il est épanoui dans son travail, ça ramène des sous et c’est un peu le prix à payer pour avoir fait tous ces choix.
Aujourd’hui, il devait repartir sur la Suisse après être resté plus que l’habitude pour être présent à la rentrée des enfants. Une fois tout son barda déposé dans la voiture, celle-ci a décidé de ne plus démarrer. Il a été bloqué plusieurs heures, a manqué des réunions.

Jusqu’ici tout va bien. Mais il ne faudrait pas trop tirer !

Claire, femme et maman consciente du fait qu’elle va en chier cette année
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1ère colo : quand les enfants sont absents…

Le 6 juillet, mes trois grands de presque 6 ans ont mis leurs sacs Décath’ sur le dos. Un rose, un vert, un bleu pour les distinguer. J’ai caché quelques bonbons dans les boules de chaussettes. Un petit bonheur discret à découvrir à un moment inopiné.

Doudou, le petit dernier, est resté avec moi. Ça ne le perturbe pas plus que ça.
Il n’y a plus qu’un enfant à coucher, à laver, avec qui jouer et échanger.

L’appartement semble presque abandonné.
Ils sont petits pour partir en colonie.

La colo l’esprit léger

Ils sont petits, mais surtout, ils sont accompagnés. Le directeur de colo, celui qui « fait peur, mais qui est gentil », c’est leur papa. Mon mari. Du coup, il faut bien l’avouer, ce qui génère le plus d’angoisse dans le fait d’envoyer ces enfants dans des colos, c’est l’encadrement, mais là, pas de quiproquo. S’il y a un souci, je saurai vers qui me tourner. En l’écrivant, je me dis que ce n’est pas si bien que ça…pour la paix des ménages en tout cas !

Ils me manquent ?

Afin de faire de cet article un semblant de texte informatif, je vais vous livrer mon ressenti.
Je suis triste à en crever.
Pas de cri, ni de « libérée, délivrée » plein pot dans le salon, pas de machine à faire deux fois par jour ou de lave-vaisselle à remplir ou à vider, plus de repas à préparer (ou plutôt de décongélation à anticiper)… Donc non, en fait, je ne suis pas triste, je suis plutôt agréablement surprise par cette situation inhabituelle, ce sentiment de légèreté ponctuelle de n’avoir qu’un enfant à mes côtés.
J’en ai profité pour aller voir ma mère quelques jours sur Paris et prendre le train avec Doudou. Un petit moment d’exclusivité dont il a aussi besoin. Un seul enfant c’est tellement…différent ?! Contrairement à d’habitude, l’idée de prendre le TGV ne m’a pas fait angoisser. Comme je ne supporte pas les gosses qui passent leur temps à courir dans la contre-allée et à vous défoncer les têtes de passagers endormis, je suis assez exigeante sur le bruit dans les transports avec mes enfants. (sur un voyage de 6 heure, Ok, les limites peuvent varier) Imaginez bien qu’avec 4, ça génère du stress… Ils assimilent très mal la notion de « moins fort ». (Sûrement une histoire de vitamine qui ne veut pas se fixer)

Par contre, l’appel en larmes de Danou (des vraies, ça s’entendait), ça, ça m’a abîmé. Le savoir comme ça derrière son téléphone, ces yeux tout gonflé… Je l’ai rassurée, ces sœurs l’ont pris dans leurs bras (l’avantage d’être trois) et je lui ai révélé une autre cachette à bonbons. Celle à dévoiler en cas de gros chagrin.(en tout, il y en a trois)
Pas trop longtemps : le coucher léger sans 36 « bonne nuit », ni besoin de boire ou d’histoire de vessie m’ont aidé à supporter l’Absence !
Et puis, ils s’amusent, font pleins d’activités que je n’autoriserais sûrement jamais, se goinfrent de chips et de chocolat tout en ayant un papa pour les câliner. En fait, pour tout le monde, dans ces conditions, quelques jours dans l’année, c’est bien.

Et pendant ce temps :

J’ai enfilé mes belles bottes en cuir de veau qui vont avec tout et une robe sympa pour me sentir encore féminines selon mes critères bien subjectifs.Je me sent le besoin de compenser, je suis sur le point d’aller dans un magasin acheter des chaussures de sécurité pour mon futur métier !

les-bottes-en-éventail

Illustration de l’expression : « avoir les bottes en éventail »

PS : Vous vous dites peut-être que la saison n’est pas appropriée pour le port de bottes. Sachez qu’à la question « tu n’as pas chaud ? », je répondrai que « non, effectivement, je n’ai jamais chaud aux mollets. »(je trouve d’ailleurs que d’avoir chaud au mollet, c’est très surprenant). Et en plus, soyons honnêtes, les belles bottes, c’est vraiment beau. Vraiment.

Pour ceux qui souhaitent avoir des infos sur « comment choisir une colonie de vacances sûre », il y a un texte plein d’infos ici rédigé par la très sympathique Isabelle de Mon blog de maman.

Claire, maman à 25% qui porte toujours des bottes en été
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Religion et éducation : un choix compliqué

« ma douceur (c’est l’adorable surnom -particulièrement bourré de testostérone- par lequel j’appelle mon mari), je crois qu’on a fait le choix le plus compliqué qu’il soit ».

C’est souvent ce que je me dis par rapport à l’un des points d’éducation que l’on a décidé de transmettre à nos enfants. Ce point, c’est la religion.
Je ne vais pas tenter de vous convaincre du bien-fondé de ce choix. Je n’ai pas d’argument valable si ce n’est la foi. Et cet argument n’est pas valable aux yeux de tous, ce que je comprends à la vue des nombreuses tragédies rapportées par les médias.

Une fois, une personne a commenté l’un de mes billets très gentiment en me disant qu' »il n’était pas nécessaire de prendre autant de pincette pour parler religion« . Pourtant, j’en prends, des en cristal, pour parler avec fragilité de ce sujet.
Il peut être mal perçu, sembler prosélyte même. Ce n’est pas mon intention. Comme ici, je blablate de ma life et de celle de ma famille, je ne peux pas évincer ce point. Je suis quelqu’un d’entier : une française qui n’est pas athée et bourrée de convictions (plus ou moins justifiées selon les situations).

Le religion dans l’éducation

J’ai fait le choix d’imposer mes convictions religieuses à mes enfants. Oui, je le dis, je l’ai « imposé ». Par ce mot, j’entends que je leur ai donné à chacun un gros coffre fictif (avec des pierres précieuses et des diamants pour ne pas le confondre avec celui des Playmobil) avec une étiquette. Dans cette boite, j’y fourre régulièrement des explications, des façons de faire, des fêtes, de la culture, des chansons, un peu de philo version 6 ans et moins, des moyens d’aborder la vie, la mort, l’autre, le moi.
Je ne suis qu’un humain, il y a donc du subjectif dans tout ça, un peu de moi, un peu de nous; j’aime bien ça.

religion-et-education

Dans cette boite, il y a aussi beaucoup d’eux, parce que ce sont des petits humains avec des idées, des rêves, de l’imagination, des perceptions. « Imposer » cela peut être critiquable. Je l’entends. Mais je me suis aussi posée cette question et j’en ai conclus que des idées, des valeurs, je leur en imposais au quotidien.
Religion ou pas.
Alors autant que ça vienne de moi.

De la religion pour les cons

Je vais être dure avec ça, mais c’est l’une de mes grandes convictions : ne pas être un con.
Religieux ou pas.
J’ai appris bien a mes dépens, au fur et à mesure des ans, que la religion faisait aussi des cons. J’étais bête et sûrement bien trop naïve mais moi, je pensais que quand on était pratiquant, on était bon. C’est pas vrai. Il y a des cons partout et souvent ils parlent fort. Plus que les autres. Je ne sais pas pourquoi.
Alors, dans leur coffre au trésor j’essaye de fournir beaucoup d’explications pour ne pas faire de grands pratiquants cons qui penseraient que sous-couvert de la religion, ils peuvent faire du mal à l’autre, juste parce qu’il est différent, juste parce qu’il pense autrement. J’essaye.

Mes enfants et l’école

On mange différemment même que dès fois,à la maison on chante des chansons dans une autre langue. Le samedi j’évite de travailler, d’écrire sur l’ordi ou de voyager. J’évite. Les grands pratiquants diraient que je ne respecte pas les règles. Je m’en fous, ça me va pour le moment. Je n’ai de compte à rendre qu’à ma moi-même et à ce en quoi je crois.
Mes enfants sont en école publique. Toutes ces pratiques, à l’école, ça n’existe pas.
Avec mon mari, on le sait bien. Mais c’est un choix. Je veux que mes enfants grandissent dans leur pays avec la variété des personnes qui le constitue. Parce que pour moi, la connaissance de l’autre est la base de la sociabilité et une lutte réelle contre le racisme. J’en suis convaincue.

Les enfants sont des balances

N’imaginez pas leur faire garder un secret.
Quand Ava Banana dit à sa maîtresse que « le ciel, c’est D.ieu qui l’a créé », ça la fout mal.
Alors, je dois lui expliquer que la croyance n’empêche pas la science. Qu’il y a des faits et des façons de penser. Ava Banana a moins de 6 ans. La conceptualisation de la réalité, ça n’est pas simple, c’est même plutôt compliqué.
Et pourtant, cette pluralité d’idées je la trouve riche, je ne veux pas m’en cacher, je ne veux pas qu’ils s’en cachent.

Voilà, avec mon mari, on a fait le choix d’être pratiquant au milieu de la laïcité.
Avec mon mari, on a fait le choix de transmettre cette vision à nos enfants. Je me rends compte que c’est bien compliqué. Je crois en l’idée qu’on se doit d’y arriver.

Claire, une maman convaincue
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La couple, les enfants et le sexe

« Han, elle a dit sexe ! »

Aujourd’hui, effectivement, je crois bien que je vais parler sexe. Même que je le trouve sympa ce mot. Sexe, sexe, sexe, sexe. Sûrement le « x » qui sonne comme dans « eXcitation ».
Evidemment, je ne fournirai aucun détail salace. Il y a Youporn pour ça. Mais je trouve que le sexe fait aussi partie de la « problématique parent ». D’ailleurs, il y a peu, j’ai entendu une émission de radio qui en parlait puis un blog crée par deux blogueuses mamans. Ce n’est donc pas vraiment tabou. A titre personnel, je n’ai d’ailleurs jamais trouvé ça tabou.
Soit c’est pour faire des bébés, soit c’est pour se faire plaisir. L’idée est plutôt séduisante !

Néanmoins, entre appel au voyeurisme et exposition débridée, il n’est pas évident de parler de sa vie dans son lit sans passer pour la Marie-couche-toi-là du quartier ou la meuf méga-décomplexée.  J’espère être ni l’une, ni l’autre. Ça fait presque 10 ans que je suis mariée, à un seul homme. Si j’ai bien compris, c’est une question de légalité 😉

Mais…c’est vrai…avec l’arrivée des enfants, on devient un peu plus hésitant pour en parler. Peut-être parce que ce n’est plus vraiment comme avant. Avant quoi ? La PMA, la grossesse ? L’accouchement ?

Perturbations

Il y a eu de moments où c’était planifié, avec la PMA, c’est difficilement autrement.
Il y a eu des moments sans, avec les risques d’accouchement prématuré, c’est effrayant.
Il y a eu les moments « outch », avec la césarienne ou l’épisio, c’est douloureux. J’ai eu l’honneur de tester les deux. C’est pour me permettre d’avoir un point de vue sur les différentes situations !
Et il y a maintenant. Maintenant que sont nés tous ces enfants, maintenant qu’ils dorment presque tranquillement.

« Préserver son intimité », « même sans la pénétration on peut caresser son partenaire », « Le couple doit conserver une relation amoureuse privilégiée »…les magazines m’y avaient préparé. Ils m’avaient bien dit qu’il fallait faire gaffe. La « routine » du quotidien et tout le tintouin, qu’ils disaient.
Et bien, c’est vrai. Je n’ai pas trouvé ça simple de se relancer et pourtant, ça n’avait jamais été difficile avant. Avant de penser à avoir des enfants.

Miroir, mon beau miroir

Franchement, ça fait un peu mal aux fesses toutes ces heures de sports pour finir à 30 ans avec un ventre scarifié. Bien sûr, il faut apprendre à s’assumer,se dire que ce nouveau corps porte les marques de la merveilleuse maternité. Ou bien, on peut revendiquer d’avoir fait un super-régime feuille de salade/viande de grisons à volonté et d’être rentré dans son 36 à la sortie de la maternité en soulignant que « quand même faut pas se laisser aller ».
Pour ma part, je ne mens pas, après mes 28  kilos réglementaire pris pour mes triplés ou pour mon dernier (une grossesse = 28 kg, pour le poids, chez moi, le nombre de bébé ne compte pas) , j’ai tout reperdu. J’ai fait des efforts pour ça. Je pense avoir un corps sympa, pas une éponge, mais il m’a quand fallu quelques mois d’attente avant de retrouver ma silhouette. Et, je l’ai retrouvé; habillée en tout cas.

Plus le temps passe, et mieux je m’y fait. Mais, c’est devant l’autre que ça a été compliqué.

Se rendre encore désirable

Je n’ai pas envie de donner de conseils. Chacun fait bien ce qu’il veut et je ne suis pas une experte pour en parler. Mais les apéros entre filles, ça me connait. Alors, je vais faire comme si j’avais un grand coca-light devant moi et une bande de copines à côté .
Les mecs, soyez pas vexés, dans ces soirées, vous n’êtes jamais invités. Là, je vous offre l’occasion de tendre votre oreille et d’écouter des petits secrets !

Contrairement à un conversation où quelques « queues, bites, nichons » nous feraient pouffer, là je suis en train de taper. Je vais donc en profiter pour être un peu moins grossière et un peu plus ordonnée.
Voilà une petite liste point par point de ce qui m’a aidé pour découvrir ma nouvelle sexualité.

1) Un abonnement chez citron-vert
Citron-Vert, c’est le royaume de l’épilation pas chère. (mais il y en a plein d’autres) Entre les courses à faire, les rendez-vous à prendre, les journées métro-boulot-bébé-pasdodo, on a même pas le temps de pisser.  (pardon, ça c’est un peu grossier)
Mais, franchement, c’est pas glam ‘ du tout du tout le poil, et surtout pas en été. Même si mon idole Madonna a tenté le coup sous les bras, il faut bien le dire, c’est un fashion faux-pas.
Désormais, j’ai décidé de me sentir toujours sensuelle et élégante sous mon pull taché.
J’aurai pu le faire moi-même mais ce petit rendez-vous mensuel chez l’esthéticienne me permet de me réconcilier avec mon corps en lui offrant un moment dédié.

2) Fermer la porte
Sur ce point, J’ai expliqué à mes enfants pourquoi dans cet article. Déjà que les cloisons sont fines dans ses nouvelles fabrications…

3) Etre tous les deux
Ça semble plutôt évident mais dans les faits, pas tant que ça. J’ai remarqué que j’étais beaucoup moins avenante si 4 enfants étaient derrière moi en train de parler. Etre tous les deux, ça veut surtout dire être « que » tous les deux. Ce n’est pas souvent, mais chaque fois que c’est possible en tout cas.
J’ai aussi appris à aller au lit plus tôt même si, c’est sûr, j’ai souvent envie d’aller rédiger un article vers 23h. La fatigue n’est pas bon pour la sexualité. Parole de mère crevée.

4) Les sous-vêtements sexy
(messieurs, c’est le moment de regarder ce clip pendant que je parle à mes cops’. Vous devez un peu vous sentir comme ça en ce moment : an Englishmen in New-york)
[youtube=http://youtu.be/d27gTrPPAyk]

Au moment où tu te rends compte que tes culottes de règles ont intégré ton tiroir principal de sous-vêtements, il faut t’inquiéter.
Le sous-vêtement sexy c’est LA solution pour s’aimer en se faisant plaisir et en faisant plaisir. Et franchement, les marques s’en donnent à cœur joie pour proposer des modèles variés. Pour ma part, comme c’est du côté du ventre que le bât blesse, j’ai adopté les caracos et les corsets. J’avoue, j’aime aussi beaucoup les bas. Je trouve ça d’un glamour…
J’ai découvert un site de sous-vêtements vraiment sexy sans faire pute (enfin, pas tout, il faut faire le tri). La qualité évite le côté Pigalle et il y a pas mal de choix. Les shortis en dentelle sont particulièrement bien fini et les prix sont très raisonnables. Ce n’est pas du Aubade ou du Lejaby mais c’est plutôt raffiné et ça fait son effet 😉

Voilà, tout se blabla pour dire que ça n’a pas été simple. Pour plein de raisons valables, avoir une vie sexuelle après les bébés  n’a pas été évident. Mais j’ai aussi envie de le dire par ce que j’aurai aimé l’entendre : avec du temps, quelques aménagements et des travaux pratiques réguliers, c’est devenu un concept nouveau, différent, et apprécié. Des deux côtés !

 

Les vertus insoupçonnées des bonbons

C’est l’une des plus grandes découvertes de tous les temps, enfin, c’est mon avis.
Les bonbons, c’est magique.

A cet instant, je suis en train de vous livrer mon amour pour les bonbons. Ils m’accompagnent depuis toutes petites. Je les aime d’amour.
Mon frère et ma sœur récupéraient tous les petits centimes pour m’en acheter. (je ne leur en donner même pas)
Mon père les mangeait dans le libre service chez Mammouth. (c’est pas bien…mais comme il ne devait pas être le seul, ça n’existe plus)
Une bonne partie de mon argent de poche servait à remplir des paquets de boules à 10 et de réglisses fourrés (les Cocobat).

Aujourd’hui, cette histoire d’amour continue. J’ai toujours des bonbons à la maison.Pour les enfants évidemment.
Evidemment…

Outre le fait qu’il en existe des milliers de différents, des mous, des durs, des acides, des doux, des qui arrachent la gueule, des qui teintent la langue en bleu, j’ai découvert que les bonbons avaient des vertus exceptionnelles. Ce n’est pas une blague.

A force d’en manger, j’ai étudié cet aliment précisément et j’ai décidé de vous faire partager leurs secrets.

bonbons

Les vertus des bonbons

1) Tu es mon copain

1 bonbon = 1 ami
C’est mathématique.
Si les likes Facebook s’achetaient à coup de bonbons, je serais méga-influente. En tout cas, dans la cours de récré, ça m’a toujours valu une place de choix sur le banc.
C’est valable depuis des générations.

2) Je t’aime maman

Quand on devient parent, on a besoin d’être rassuré.
Quoi de plus doux après une journée épuisante que d’entendre son bébé devenu grand vous dire au creux de l’oreille « je t’aime« .
Un seul bonbon vous offre cet instant privilégié dès que vous en avez besoin.

3) J’ai 5 ans

Purée, je commence à avoir des rides de front. Elles sont même plutôt bien marquées. Bam, la déprime à 22 ans ! (pardon, je suis en train de vous mentir)
Avec un bonbon, on redevient enfant, l’espace d’un instant. La langue qui pique, le sucre qui excite, les doigts qui collent. C’est bon cette sensation.

4) L’effet Casimir

En temps qu’adulte, il y a des moments où il faut se faire respecter, où il faut s’imposer. Un anniversaire avec 12 mioches sur-excités, c’est par exemple l’un de ces moments où vous vous devez d’être le maître à bord !
Votre meilleur argument, c’est le bonbon.
Grâce à lui, les enfants vont vous aimer. Vous serez certainement l’adulte le plus cool de leur vie…ou au moins de la journée.

A ceux qui me diraient que les bonbons donnent des caries, je répondrai que « franchement, les couronnes dentaires c’est vraiment bien fait« .

Pour l’argument comme quoi la fabrication est vraiment immonde, bah, regardez comment on fabrique les merguez, c’est kif-kif !

Claire, la mangeuse de bonbons

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Retrogaming : le jeu du petit singe

Je viens de découvrir un nouveau jeu digne des 90’s. Décors pixelisés en mode 16 bits, j’ai fait un bond dans le retrogaming.
retrogaming Je me suis amusée comme une petite folle sur l’écran pendant plus d’une demi-heure. A plusieurs reprises, j’ai eu des petits coups de nostalgie, des flash-backs. L’époque de mes premiers bisous (les vrais, ceux avec la langue…et beaucoup trop de bave), le collège avec les copains et les premières heures de perm’, mes allers-retours en vélo à la patinoire ou à l’escrime et mes kebabs du mercredi.

Adepte de la compétition, je n’aime pas perdre. D’ailleurs, si je ne gagne pas, je ne joue pas. C’est un vice que j’apprends à maîtriser avec le temps. Désormais, je m’auto-défie pour avancer. Le dépassement de soi, un vrai leitmotiv.

J’avais déjà joué à des arcades de ce type. Le design était moins léché mais le principe était le même : au premier bip, il faut faire monter un curseur, au second, il faut le faire descendre.

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Version beta

Le curseur a évolué en un petit singe qui doit chopper des noix de coco.

Je commence à pousser des petits cris à chaque noix de coco décrochée du palmier. Le petit singe que je dois projeter en haut de l’arbre fait des bonds intempestifs. Haut-bas-haut-bas-haut-bas…ça ne s’arrête pas. Au bout d’un moment, c’est que je commence à suer légèrement, à sentir des muscles dont je ne connaissais même pas l’existence chauffer.

Je me rends compte que je ne maîtrise pas si bien que ça mon anatomie. Ça va donc être compliqué pour s’appliquer du Synthol. Pourtant, ça fait du bien là où ça fait mal.

synthol

Page promo. On va éviter le gel.

Le temps passe un peu moins vite une fois qu’on gère le temps de latence entre le moment où l’on fait le geste et le moment où le primate escalade les branches. Jeux à l’ancienne oblige, il y a temps de réaction comme sur les premiers appareils photos numériques entre le clic et le flash.

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Je suis une tueuse, 14 noix de coco.

Comme un gosse de 3 ans, c’est l’heure de passer à une autre activité. Je déciderai à coup sûr que c’est mon « jouet préféré » d’ici une semaine, quand j’aurai complètement zappé mais pour le moment, je veux continuer de fabriquer mon château.

C’est donc l’heure d’éteindre, de reposer la « manette ».  Je me suis bien amusée à cette séance de rééducation du périnée. Je reviendrai.
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Info : Je réalise mes 15 séances de rééducation du périnée chez une kiné, avec une sonde. Il y a plusieurs approches. Une sage-femme peut également vous accompagner. Mon dernier bébé à 15 mois et je n’ai pas fait de rééducation périnéale pour mes triplés…mieux vaut tard que jamais.

Si vous voulez être une tonique du périnée et gagner un prix, vous pouvez vous entraîner à la maison. Sur ce site, il y a quelques bonnes idées.

J’aime l’expression :
« Fais ta rééducation du périnée, tu seras moins pressée de pisser ».

 

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