Les vacances de la honte

Cette année comme depuis 4 années consécutives (le « 4 à la suite » pour les fans du chevelu fou de France 3) , nous avons mis le minimum dans nos bagages pour notre long périple. À six, le minimum correspond à un gros coffre, un tout petit coffre et un bout de coffre de toit. Tout de même.
1h30, c’est la courte distance qui nous sépare de notre ville de Lyon bien aimée.
1h30, et nous sommes au bout du monde. Il y a de la nature jusqu’à l’horizon, des vallées envahies d’herbe bien grasse, de drôles d’insectes et même des vaches. De vraies vaches à la robe beige avec les mouches autour des yeux.

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la « Charolaise »

Pour des rats des villes comme nous, cette maison est un havre de paix que nous aimons animer à coup de rires et de cris émerveillés et non limités par nos voisins.

Comme depuis 4 ans, nous n’avons réussi à obtenir plus de 2 semaines de vacances en commun avec mon mari et les enfants. La première année, je venais d’être embauchée. La seconde, c’est son activité d’indépendant qui réduisait les jours de congé. La suivante, mon licenciement s’annonçait et le budget « hobbies/vacances » se limité. Enfin, pour 2014 deux événements s’entrechoquent pour réduire notre calendrier commun : son nouveau travail et mon entrée en formation dans… 2 jours. Purée 2 jours !

Les vacances des enfants… c’est aussi celles des parents ?

Il se trouve que ces deux semaines précieuses à 6 sont aussi celles où je peux retrouver les yeux de mon mari plus longtemps qu’un café ou qu’un couché à moitié épuisé.
C’est aussi le moment de voir des amis; le peu de distance avec Lyon les invitant facilement à venir pour la nuit avec conjoint et enfants. Et la famille. Chaque année, ma mère nous rejoint une semaine et mon beau-père débarque de l’étranger pour une semaine.
Au final, on assiste à un joyeux défilé, loin des horaires stricts de la maison et de l’année faste que nous venons tous de passée et à laquelle nous nous préparons.

Mais comment ? Comment faire de ces deux semaines un moment serein pour tous ?

C’est là que la honte m’a envahie.

Tout est parti d’une photo.
Le plus grand réseau de France a dû oublier cette grande bâtisse au milieu des champs. J’ai eu beaucoup de difficulté à capter et à me connecter à internet. Ne pas avoir de réseau, c’est peut-être ça les vacances pour un blogueur ? Ou la punition pour passer son année la tête collée à l’ordi, ou à la tablette, ou au portable. Au choix.
J’ai eu à quelques moments des soubresauts de « magique 3G »  qui m’ont permis de poster deux/trois conneries sur Facebook et de parler avec une amie.
Je dis souvent « copine » plutôt qu' »amie ». L' »amie » est quelqu’un de particulier dans mon coeur. Je ne sais pas vraiment par quel procédé on bascule pour moi de « copine » à « amie » mais là, c’est avec une amie que j’échangeais. Pour sûr.
J’en ai profité pour lui envoyer une photo de la scène à mes côtés.

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La photo du « délit »

La question est tombée : « c’est une fille au pair à côté des enfants ? »
J’ai répondu un simple « oui« . Un « oui » pas si simple que ça.

Se faire aider pendant les vacances, c’est la honte ?

Il n’y avait aucun jugement dans ses mots, j’en suis sûre. Elle n’est pas comme ça. C’est moi qui me suis fourvoyée dans le rôle de l’accusé. Mon tempérament extrêmement sensible à la culpabilité a sournoisement transformé le « c’est une fille au pair » en un truc du genre : « t’abuses, pour deux semaines de vacances, tu pourrais quand même t’occuper de tes gosses ». Ou bien : « tu as fait 4 gosses, tu assumes« . Je ne sais pas pourquoi tout ça m’a autant pesé, mais c’est ce que j’ai ressenti en avouant « ma faute ».

Peut-être que c’est ça déculpabiliser ?

C’est vrai, pendant les vacances, je rêve de dormir jusqu’à 10h, d’aller faire la sieste à 16h30 alors que c’est l’heure de préparer le goûter pour les 4 lutins affamés, de zapper exceptionnellement l’histoire du soir (parce qu’on a lu 4 fois Robin des bois acheté à la brocante du coin) pour boire un verre (ou deux) avec les amis.
Une fille au pair en vacances, ça m’offre ça. L’occasion d’être là avec un peu moins d’attention que d’habitude.
Depuis l’arrivée de nos triplés en 2009 puis du dernier en 2013, nous sommes en permanence dans l’organisation, la gestion du temps, de l’espace…des cris, des « c’est à moi« . On se dit souvent qu’on aimerait un peu plus de bras même si ce défi nous offre de nombreuses joies quotidiennes. C’est une course de fond, ça demande de l’endurance.
J’ai la faiblesse de dire que je n’en suis pas capable toute l’année. Mes vacances, c’est le moment du relâchement. Celui où je n’ai plus envie d’être dans l’anticipation tout le temps. Ne plus penser dès 10h30 à ce qu’il faudra préparer à manger ou s’il est trop tard pour faire une balade avant la sieste. J’ai envie de me reposer un peu sur quelqu’un. Pas beaucoup, juste un peu. Comme si j’avais une ado responsable en aîné qui aimerait s’occuper de ses frères et sœurs pendant que je bouquine un peu sur la chaise d’à côté.
Comme j’ai l’impression d’être égoïste en écrivant ça et pourtant j’ai aussi l’impression que c’est légitime de vouloir souffler.
En fait, je sais ce qui nous manque vraiment dans la vie avec mon mari. Une grand-mère dispo à côté de la maison pour nous permettre de souffler ponctuellement dans l’année.
Vous en avez une à me prêter ? Promis, après j’arrête les filles au pair. Ou pas.

Qu’est-ce qu’un jeune au pair ?

En réalité, le jeune au pair n’est pas vraiment une grande sœur ou un grand frère par procuration.
Usuellement, ce terme bien précis est utilisé pour définir un jeune étranger célibataire et sans enfant qui passe quelque temps dans une famille d’accueil pour découvrir la culture et la langue. Il est nourri, logé et perçoit une petite rémunération qui correspond à de l’argent de poche.
Wikipédia précise : Le terme « pair » est issu du latin par, paris, qui signifie « égal ». L’expression trouve son origine dans l’idée de parité économique entre les services échangés, par exemple un travail fourni en échange du logement et de la nourriture.
Le concept de « au pair » comprend également un apprentissage linguistique.
C’est un système d’échange de service.

Chez nous, elle (nous n’avons eu que des filles pour le moment) apprend la vie avec des triplés et une fratrie nombreuse. Une nouvelle langue en quelque sorte.
Elle est très rarement seule, car nous sommes très souvent à ses côtés. Il n’est pas question d’abandonner les enfants, mais plutôt d’avoir quelqu’un qui vient en appui dans le quotidien.

Quelques petits conseils pour que les vacances avec un jeune au pair se passent bien :
– Briefer le rôle de chacun dès le départ, les règles de vie (ce n’est pas si évident pour quelqu’un de s’occuper un peu des enfants quand les parents sont à côté, surtout une mère militaire comme …)
– Définir la rémunération à l’avance (je n’ai aucune notion des prix, mais notre part, elle est rémunérée 200€ la semaine)
– Faire participer le jeune à la vie de la famille (repas ensemble, sorties…)
– Lui laisser du temps libre. Pas question de la solliciter à longueur de journée.
– Lui offrir un espace perso. (dormir avec 4 enfants, c’est pas si cool)
Le plus :
Choisir quelqu’un que l’on connaît et qui connaît nos habitudes pour éviter l’effet « intrus ».
Nous avions choisi la petite sœur (17 ans) d’un ami qui en a profité pour venir nous voir quelques jours en la déposant.

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On a tout de même eu le temps de s’entraîner pour le Cirque du Soleil !

Claire, maman coupable qui s’est reposée avec ses 4 enfants, son mari, sa famille, ses amis 2 semaines dans l’année. Et sa fille au pair.
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Le sport c’est crevant mais ça fait la cuisse galbée

C’est l’été, pour ma part, je ne vais pas sortir les sandales. J’ai une passion pour les bottes. Même en été, les bottes, c’est la classe. Quand elles sont camel-orangées dans un beau cuir souple et cavalières, c’est parfait.

L’été, c’est le moment où l’on se fait bassiner par l’ensemble des magazines féminins, papier ou en ligne, même combat.
Et que les cuisses doivent être fermes pour aller sur la plage de Palavas (ouf, je m’épargne cette terreur cette année) où l’eau est à 22 degrés, soit glacée. (je rêve de plage de Floride avec une eau bleue à 32°c)
Et qu’il faut se muscler -« gainer » qu’ils disent- le ventre pour avoir la taille fine d’un haricot extra-fin surgelé.
Et qu’il faut avoir les fesses en béton et bien remontées pour se déhancher aux soirées-cocktails-coup-de-soleil-sur-le-nez que l’on s’autorise quelques fois, parce que c’est les vacances, c’est la fête, on peut bien laisser les petits à la jeunette d’à côté.

En gros (et en gras avec capitons et peau d’orange), il n’y a pas de secret. Il va y’avoir du sport.

Evidemment, je suis la maman super géniale qui fait ses 5 séances de steps/semaine et ça, tous les mois de l’années. Ceux qui se mettent au sport à peine 4 mois avant l’été, c’est des losers.
Evidemment non en fait. J’exècre les bodybuildés qui ne comprennent pas que le sport puisse ne pas être une priorité. Ne soyons pas sectaire !
Evidemment, j’avoue tout de même être une sportive dans l’âme et réaliser quelques exercices chaque jour, Quelle que soit la situation, même quand je rentre d’une soirée arrosée et que j’ai du mal à tenir en équilibre.
Pas grand chose, 40 abdos réalisés debout et 60 fessiers de chaque côté réalisés debout également. La position a son importance car cela me permet de le faire n’importe où. Pas besoin de tapis de sol ou de moquette un peu épaisse. C’est moins de 5 minutes en tout et je crois bien que ça marche.

La course à pied

En écrivant, j’ai l’impression de me prendre pour un coach alors que je n’y consacre pas beaucoup de temps.
Avoir des triplés et un petit dernier est un sport à part entière.
Je comprends que l’on déteste suer, sortir toute la tenue un peu moche et les baskets même pas stylées. Mais je crois que si on en parle autant, c’est que l’idée que le sport fait du bien doit être fondée. Ou bien, c’est un gros mensonge super bien ficelé pour sponsoriser Decathlon. Comme j’aime beaucoup cette enseigne, j’adhère dans les deux cas et je trouve les mecs du service marketing très brillants sur ce coup-là. Faire du sport un art de vivre, c’est bien pensé.

Souvent, on parle de courir. C’est facile à programmer, ça coûte pas cher et ça fait travailler pas mal de chose. Je vois régulièrement des photos sur Facebook de coureuses averties qui font des kilomètres à pied.
Courir, moi j’aime pas et pourtant, j’aime l’effort physique.
En sport-études, j’étais toujours la dernière. Même qu’avec mon amoureux on se paumait dans les bois pour y échapper (et aussi, parce que je n’ai aucun sens de l’orientation). Je n’ai jamais compris pourquoi s’imposer d’avoir le visage en feu, le coeur qui décolle le thorax et les jambes qui tremblent une fois arrêter. Peut-être faut-il persévérer pour que ces désagréables symptômes se barrent (en courant). Pourtant j’ai pratiqué. Mais non, la course à pied ce n’est pas mon dada.

J’ai alors cherché, il y a une dizaine d’années, une alternative : un sport nomade, efficace et facile à pratiquer. Un truc pas trop tuant  qui affûte bien la silhouette.
Et j’ai trouvé.
Depuis 10 ans, je pratique la corde à sauter.

La corde à sauter

Pour une bonne pratique de la corde à sauter, il faut 2 éléments qui nécessitent d’être choisis avec attention :

1) Une corde à sauter
Elle doit être lourde. La jaune fluo de mon Ava Banana par exemple, ça l’fait pas.
Vous pouvez en acheter une avec des poignets dans un magasin de sport. Comme pour tout, les prix peuvent largement variés en fonction des options. Une toute option avec clim, feux automatiques et radar, c’est cher.
Ou bien, vous pouvez acheter de la corde d’escalade au mètre. Ce système fonctionne très bien, c’est d’un bon poids mais il faut bien la prendre en main.
Le poids de la corde à son importance pour bien tourner. En plus, le bruit du claquement à chaque passage sous les pieds est très satisfaisant. L’effet Rocky Balboa.

Concernant la longueur, il faut plier la corde en deux, poser le pied au milieu et remonter les poignets. Elles doivent arriver au niveau de l’épaule.

– Une bonne paire de baskets
C’est plutôt logique mais pas si évident. Il arrive d’avoir envie de faire son fier et de montrer aux enfants comment « on est trop fort » à la corde à sauter. Faire des concours avec eux est excitant et en général ils sont impressionnés de voir des parents savoir faire ça. Souvent, à ce moment là, il n’y a que les Crocs à côté. Ou pire, même pas de chaussures.
Si vous avez bien choisi la corde à sauter selon mes prescriptions médicales très scientifiques citées ci-dessus, sachez-le : « si on saute à la corde sans baskets adaptées, on se nique les pieds« .
Il vaut mieux de bonnes baskets de sport -celles que l’on ne mettrait jamais pour accompagner un style casual– avec des semelles renforcées. Les Converses, par exemple, c’est pas bon.
Les genoux seront plus aptes à supporter les secousses répétées.
Les pieds ne se feront pas brutalement fouetter.

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Il y a une erreur qui s’est glissée sur cette image

Petits conseils de « sauteuses à la corde » :

. Il est préférable de sauter sur sol souple pour amortir les chocs. Celui du parc à jeux qui ressemble à du sable en plastique condensé, c’est le top. Par contre, bien vérifier qu’il n’y a pas d’enfants à côté parce que ça fait vraiment très mal un coup de corde à sauter. Avant le martinet, je pense que c’était l’arme utilisée pour violenter les têtes blondes désobéissantes.

square-enfants

C’est le sol parfait pour pratiquer la corde à sauter

. Pas de corde à sauter avant la rééducation du périnée sous peine de voir des trucs tomber.

. Pour la durée des séances, c’est en fonction de chacun.
Pour ma part, je préfère en faire un peu régulièrement plutôt que d’être complètement courbaturée et hésiter largement à en refaire.
J’ai pris l’habitude à chaque « séances » de faire 5 séries de 100 sauts. Au départ, on souffle un peu mais rapidement on réussit à faire un peu plus de saut et cette évolution mesurable est très satisfaisante.
Je réalise des sauts simples et des petits sauts de cabris d’un pied sur l’autre comme dans la vidéo ci-dessous. (environ à 30 secondes de la vidéo). 50/50.
[youtube=http://youtu.be/bxSnqUQvo18]
Entre chaque série de 100, je souffle 2 minutes environ. Ça me prends environ 15 minutes. Ce temps a évolué au fur et à mesure des entraînements.

Le sport optimal

J’aime toujours les astuces qui permettent d’optimiser. Optimiser quoi ? Ici la pratique d’un sport.
La corde à sauter, c’est facile à dégainer.
15 minutes c’est plutôt possible à caser entre les enfants, les courses, les machines, le boulot, le reste, le reste, le reste.
Mais surtout, le résultat est visible très rapidement. En deux mois, à raison de 2, 3 fois par semaine, le corps un peu pendouillant est vraiment plus musclé et de partout : abdos, cuisses, mollets, fesses, bras. C’est aussi une bonne activité pour le coeur.

15 minutes de corde à sauter correspond à peu près au même effort physique que : 30 minutes de course à pied, 45 minutes de ski ou une heure de volley. (c’est Doctissimo qui le dit)

Enfin, et c’est sûrement le meilleur argument, c’est un sport très pédagogique : les enfants peuvent compter le nombre de sauts réalisés et s’ils sont sympa, vous leur prêterez.

PS: le sport, ce n’est absolument pas mon boulot. Tout ceci n’est donc qu’un simple avis d’une maman sauteuse à la corde niveau II.

Claire, la sauteuse à la corde

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Réussir une fête d’anniversaire avec beaucoup d’enfants

En ce moment, je vous parle  » anniversaire  » . Normal, ici les quatre enfants sont nés la même semaine.
Cette semaine.
Nous ne faisons l’amour qu’une fois par an. Le mois d’avril est, pour nous, propice à la procréation : sûrement le mélange de froid favorisant la conservation des spermatozoïdes associé à l’humidité du climat.

Sinon, c’est parce que 20 enfants dans 78m2 pour le goûter, ça laisse des traces. Comme il y a deux, trois trucs qui ont fait leur petit effet, je vais les partager avec vous.

Ce nombre peut faire un peu peur. J’ai laissé chacun de mes trois grands choisir 2 copains à inviter. 2 d’entre eux avaient des frères ou des sœurs également copains avec mes enfants. Nous en sommes donc déjà à 11 enfants. Les autres ne sont pas des camarades de cours d’école mais des enfants d’amis qui sont tous nés en même temps et qui se connaissent depuis tous petits. Certains parents sont restés durant le goûter. En plus de pouvoir papoter, c’est le moyen d’avoir quelques regards de parents avisés pour veiller sur les lutins. Ma mère, la Mamouchka, une personne particulièrement fiable avec les enfants en était. Mon mari, directeur de colo à ses heures perdues également.

En maman de l’extrême, j’ai dû prendre en compte pas mal de paramètres. Le budget : c’est un peu terre à terre mais l’anniv’ à 500€, laisse tomber ! Ensuite, il y a le côté pratique, il n’était pas question de passer ma nuit à ranger ou à laver les murs au chocolat. Enfin et surtout, je vais parler du côté festif : la déco, les gâteaux, les jeux, les cadeaux…bref, ce qui fait un anniversaire réussi.

Il y a quelques astuces, glissées un peu partout dans l’article. Du coup, il faut le lire en entier 😉

Quelques idées pour réussir un anniversaire avec de nombreux petits invités

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La méthode pédagogique TATC

J’ai lu quelques bouquins sur l’éducation et les pédagogies, pas trop, je suis contre la culpabilité.

J’ai un peu testé la pédagogie Pikler-Lóczy dans la première crèche de mes triplés. Il doit y avoir de nombreux bons points mais j’ai surtout retenu qu’ils restaient sur le dos comme des tortues en difficulté s’ils ne savaient pas se retourner.

J’ai appliqué pour pas mal d’aménagements prônés par la méthode Montessori. A la maison, il y des bacs partout avec de grosses étiquettes dessus, j’aime valoriser l’autonomie.

Depuis que je suis une maman affirmée -au bout de 5 ans, il était temps- j’ai découvert une méthode très controversée mais qui fait ses preuves.

Cette méthode est respectueuse de l’enfant. Elle s’adapte parfaitement à son rythme de vie et à son évolution. Elle prend en compte l’environnement extérieur, particulièrement important pour comprendre les différentes réactions.
Enfin et surtout, il met en valeur le travail acharné de parents en valorisant ses initiatives, bonnes ou mauvaises. On parle alors de « libre éducation ».

La méthode TATC : définition

Cette méthode peut paraître très simple à utiliser mais ne vous fiez pas aux apparences. En réalité, c’est plutôt compliqué. Il faut être particulièrement franc et décomplexé.

Touche à ton cul

 » TATC  » , ça signifie quoi ?

TATC = Touche A Ton Cul

La méthode TATC consiste à répondre « Touche A Ton Cul » à quiconque te ferait une réflexion désobligeante sur ton éducation, sur tes enfants ou juste comme ça, pour détendre tes nerfs mis à rude épreuve tout au long de la journée.

Attention, dans le cadre de la méthode TATC, cette expression n’est pas grossière. Au contraire, c’est le désir inconscient qui est relayé au premier plan. Le « touche à ton cul » qui pourrait paraître vulgaire n’est en réalité que l’expression d’un besoin vitale d’autoproclamer son droit à être un parent libéré des pressions de la société.

Afin de pouvoir mettre cette méthode en pratique de votre côté, je vais vous proposer quelques exemples d’application.

La méthode TATC appliquée au quotidien

1) Au parc

Situation : une maman regarde votre enfant en train de sauter comme un chien fou dans une flaque d’eau. Elle parle suffisamment fort pour que vous entendiez la réflexion, pas suffisamment pour que ça vous soit adressée directement : « rhooo, il va être trempé le petit. Et après, on dit qu’il y a un trou dans la sécu ! » (en général, c’est suivi d’un pfffiouuuu bruyant)

Solution : « Touche A Ton Cul »

2) Au supermarché

Situation : Vous être tranquillement en train de faire vos courses avec les enfants. Evidemment, comme c’est des triplés ou bien qu’il y en a forcément un qui met ses doigts là où il ne devrait pas (ou qui crie, ou qui pleure, ou tout ça à la fois), la mamie d’à côté, gardienne de la « bonne » éducation, vous adresse carrément une remontrance. Pareille à la Directrice devant un enfant de 5 ans à qu’il faut faire la leçon, la petite vieille au nez qui semble -vu de plus près- particulièrement crochu énonce en articulant : « si vous ne savez pas le tenir, il ne fallait pas en faire ! ».

Solution : « Touche A Ton Cul »

Voici un troisième exemple pour vous faire un petit panel complet des situations où la méthode d’éducation TATC fait des miracles.

3) A la maison

Situation : La copine -pas si copine- qui se permet de remettre en cause votre organisation béton qui fait ses preuves depuis suffisamment longtemps pour que vous n’ayez pas même songé d’en changer un instant. « C’est pas une très bonne idée de garder tout ton linge propre à plier pour le dimanche. Ça va être tout froissé. Tu te laisses un peu aller. Tu as peut-être besoin d’aide pour ne pas te laisser dépasser ? »

Solution : « Touche A Ton cul »

Comme vous pouvez le voir au travers de ces exemples, la très décomplexée méthode d’éducation TATC remet chacun à sa place. Dès fois, c’est mieux.

L’image ci-dessus est l’une des première qui apparaît sur Google lorsque l’on tape « touche à ton cul ». Je trouvais qu’elle illustrait parfaitement le propos.

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Tricher à l’Am, stram, gram

Archive re-publiée pour la semaine #1jour1idée et éternellement valable. 

Hier, je suis allée au supermarché.
Pour ma part, c’est juste une corvée de plus à caser entre le rendez-vous chez l’orthoptiste et la longue queue chez le boucher.

Pour eux -Ava Banana, Lolo Cacao et Danou le Gnou- c’est une chance sur trois de participer seule avec maman à une épopée fantastique entre les banquises du rayon surgelés et les grottes aux chocolats du rayon confiseries.

Malheureusement pour eux Heureusement pour moi, vous le savez, dans ma voiture, on ne monte qu’à deux.

C’est dans ces moments qu’entre en jeu la terrible règle aléatoire de l’Am, stram, gram.

Pourtant, certaines fois, j’aimerai bien prendre le plus calme avec moi. Faire le choix de la simplicité. Ava Banana qui ne me contrarie jamais, Lolo Cacao la petite maligne trop pleine d’énergie, ou Danou le Gnou, Mr Jesaistout.
Bien sûr que le choix A-va est le plus simple (sauf quand la demoiselle décide de ne pas « siester »). Mais à l’Am, stram, gram, on ne triche pas !

Avertissement à l’intention des mineurs qui liraient la suite
Cette technique a été adoptée par une maman fatiguée qui se laisse parfois aller à la simplicité. 

Tricher à l’Am, stram, gram

En réalité, bien sûr que l’on peut tricher. Cette astuce va de pair avec ma carte Joker de parents.
Elle possède les mêmes règles.

Ne pas l’utiliser trop souvent, mais surtout, surtout, ne jamais culpabiliser.

Tricher à l’Am, stram, gram consiste à savoir, avant même de commencer sur qui ça va tomber.

C’est pas du jeu, mais qu’est-ce que ça a pu m’aider ! Ils veulent tous prendre le courrier, appuyer sur le bouton de l’ascenseur ou raconter leur journée en premier. Par contre, pour se laver les cheveux, « pas moi, pas moi, pas moi » est le dicton coutumier.
Mon disque dur limité ne me permet pas du tout de me rappeler de l’ensemble de ce qu’untel ou untel à fait. J’ai bien un ou deux trucs pour les rites quotidiens afin d’alterner la participation de chacun. Mais certaine fois, je dois trancher. Au hasard. Ou pas.

Tricher à l’Am, stram, gram avec 2 participants

am stram gram

Tricher à l’Am, stram, gram avec 3 participants

am stram gram à trois

Petite fiche technique récapitulative (pour être sûr de ne pas se tromper. Sinon, au chiotte l’effet escompté ! )

A deux : ça tombe toujours sur la personne par qui tu n’as pas commencé.
A trois : ça tombe toujours sur la personne après qui tu as commencé.
Ces deux règles sont valables Quelle que soit la personne par qui vous commencez. 

Tu peux aussi te servir de cette règle pour arnaquer ton conjoint cette nuit. Au moment où bébé se met à pleurer, joue à l’Am stram gram pour choisir celui qui doit y aller !

Note à mes enfants : si un jour vous lisez cela, ne m’en voulez pas. Je ne le faisais pas tout le temps et même que certaine fois, cette petite astuce me permettait d’en choisir un de vous qui avait un peu moins de chance au jeu. L’objectif étant amoureusement de rééquilibrer les tirages au sort pas toujours équitables.
Et puis des fois, c’est parce que vous étiez vraiment très fatigants. Dans ces cas là seulement, j’adoptais la solution du « moins pire ». 

Claire, maman de l’extrême

 » La vie des triplés « : trucs, tests, astuces et galères d’une maman de triplés… et d’un petit dernier. L’expérience d’une maman de famille nombreuse contrainte à l’ingéniosité !

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MAP : La menace de l’accouchement prématuré

MAP : Menace d’Accouchement Prématuré

Quand ça nous est arrivé, pour mes triplés, c’était tellement inimaginable, insoutenable, que j’ai cru être projetée dans une série TV. C’est donc ainsi que j’ai voulu vous le raconter.  

MAP menace accouchement premature

Episode 3 Saison 4
Previously on « La vie des triplés ».

Pitch : après quelques années de galère alimentaire (tout est ici), un parcours de PMA éprouvant et plein de petites phrases déplacées, SpiderMaman est enfin enceinte.
Des triplés.
Avec SpiderPapa, ils ont décidé que ce serait la vie qui choisirait s’ils devaient tous les garder.
Pas de réduction embryonnaire.

Générique sur l’air de « La petite maison dans la prairie » remixé avec celui de Massive Attack pour Dr house. Mix un peu chelou mais entraînant et grave à la fois. Continuer la lecture

Tout sur le cul

Evidemment non, je ne vais pas vous parler porno. Juste cul. Comme cul de bébé. J’aurai pu utiliser le mot « fesse » mais ça aurait moins titillé l’attention des passants du web.

Quoi faire pour soigner les fesses rouges de mon bébé

Doudou le petit dernier est en pleine gastro. Les mamans adorent parler pipi-caca. Une hormone nouvelle doit se développer à l’arrivée d’un bébé, permettant à la mère de supporter les cadeaux odorants de son/ses enfant(s).

Heureusement, même si mes triplés choppent la gastro facilement – les bisous au petit dernier aidant – ils ont acquis avec la maturité, le précieux « la bassine maman s’il te plait ».

Doudou, c’est autre chose. Il est en train de se vider. Par la bouche, par les fesses et par les trous de nez…

Les fesses n’aiment pas l’acidité. C’est la deuxième fois cette année que Doudou nous fait frissonner avec ces fesses rouges comme les enseignes de boulangerie et chaudes comme des brioches.

La première fois, c’est arrivé quand Lidl a décidé de changer la formule de leur couche autrefois formidable. RIP les couches Lidl. Maintenant vous êtes pourries.

La seconde fois, c’est aujourd’hui. A chaque change, c’est comme les poissons des animaleries. Rouge vif et luisant.

Après 3 aînés, j’ai rempli ma table à langer avec le nécessaire pour m’assurer un petit cul de bébé bien hydraté. Je suis un peu moins dans la prévention depuis que je n’ai à m’occuper que d’un bébé. J’ai mal anticipé.

Voilà les produits qui m’ont toujours sauvé pour révéler le beau rosé des fesses de mes bébés et auxquels j’aurai dû penser.

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Les E-fluentmums2

Ça commence à faire un moment que je viens ici bloguer. C’est devenu un bout de ma vie. Il y a eu une grande pose. Bébés imposent. Et puis l’envie à nouveau de partager.

Comme cela semble fonctionner, j’ai été invitée à un événement particulièrement bien organisé par le magazine Paroles de Maman.

efluentmums2

Les e-fluent qu’est-ce que c’est ?

Sur la toile plein de blogueuses et blogueurs sont nés ces dernières années. Sûrement le besoin d’échanger sur un quotidien nouveau, celui de parent. Continuer la lecture

SpiderMaman : pour une balade en solo avec plusieurs bébés je prends…

Depuis que j’ai mon petit dernier, j’envoie valser mes anciennes habitudes de maman de triplés. Bien évidemment, aujourd’hui qu’ils ont 4ans (en fait 5 ans dans un mois), c’est toujours de l’organisation. Mais pas la même. A chaque âge ses réjouissances.

Quand ils étaient bébés, je me rappelle que les premières sorties seules avec mes triplés nécessitaient une préparation. Y’a pas à dire, c’est d’l’aventure ma tit’ Dame !

Conceptualisation : 3 bébés de quelques mois encore tous fragiles (et comme ils étaient prématurés, mon angoisse post-naissance est à son comble), une poussette double, un porté bébé et de longues minutes d’attente à la CAF parce que des triplés, ça ne doit pas exister dans leur case ! Belle balade…

J’ai repoussé un peu l’épreuve mais rapidement, c’est devenu très important dans ma lutte anti-morosité de MMSF (Mamans de Multiples Seules au Foyer). Alors, pareille à un guerrière en bottes camel, j’ai retroussé ma blouse en coton mélangé (je me laisse aller. La soie ne passe pas au sèche linge.) et j’ai mis tous mes méninges en action pour savoir ce qu’il fallait que j’emmène en balade avec mes triplés. Continuer la lecture

10 trucs compliqués à faire avec des triplés

Ce qu’il est bien compliqué de faire avec des triplés :

  1. Accoucher à terme
  2. Allaiter les trois en même temps. Une femme, 2 seins. CQFD
  3. Etre malade…ou tout autre événement incongru qui nous rendrait inefficace (même 2 heures)
  4. Aller seule avec eux à la piscine
  5. Prendre le train pendant plus de 3 heures
  6. Marcher dans la rue sans se faire remarquer
  7. Avoir un ascenseur en panne (ou trop petit pour ma poussette ?)
  8. Sortir juste 5 minutes pour acheter du pain ou relever le courrier
  9. Obtenir 3 créneaux de suite chez un ophtalmo (à moins de s’y prendre 1 an à l’avance)
  10. Avoir une Smart

et bien entendu…

…dormir avant 23h. Ou dormir. Tout simplement.

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