#Paracha : pourquoi il ne faut pas mentir ? – bonus vidéo

Pour une raison bidon dont je ne me souviens même pas de l’origine, Lolo Cacao m’a menti. Sûrement encore le coup d’une puce à poil en train de courir dans l’appartement et qui me certifie qu’elle était en train de s’habiller. Un truc comme ça.
C’était le point de départ d’une nouvelle explication dominicale.
paracha

« Pourquoi est-ce que l’on ne doit pas me mentir ? »

Bizarrement, c’est cette même Lolo Cacao qui dit tout de suite que « elle, elle sait« . Je lui laisse donc l’occasion de m’expliquer :
« (pourquoi l’on ne doit pas mentir) Après maman elle nous croit pas, c’est ça.
– Quelqu’un d’autres aurez une explication ? »
Danou s’y colle : « eh ben si on ment à maman, elle  va plus nous croire et plus on ment, moins elle va nous laisser faire des choses tout seul.
– Ça, c’est vrai.  »
Ava Banana ne se manifeste pas vraiment mais je lui propose de m’offrir sa réponse : « Parce que maman elle déteste qu’on lui mente parce qu’après tu n’as plus confiance en nous et tu vas plus nous laisser faire plein de trucs ».

Je valide en leur expliquant qu’ils ont tous raison. J’avais bien dû leur en parler une ou deux fois pour obtenir une telle précision dans leurs explications. (ou 10 ?).

Je me permets, comme d’habitude, d’y ajouter mon grain de sel et de préciser :
« Si vous me mentez, effectivement je ne vais plus avoir confiance.
Mais ça veut dire quoi avoir confiance ?
Déjà, me mentir qu’est-ce que ça veut dire ? Me mentir ça veut dire que vous ne me dites pas la vérité. » J’agrémente de quelques exemples bien explicites pour qu’ils visualisent le concept d' »odieux mensonge » chez un enfant de 5 ans.
J’enchaîne naturellement sur « pourquoi c’est embêtant de mentir ? » afin de bien pointer le cercle vicieux de cette pratique largement répandue :
« Après si je vous demande quelque chose et que vous ne me dites pas la vérité moi je peux pas savoir si c’est vrai ou pas. Ça veut dire que peut-être, une fois, vous allez me dire quelque chose et je ne pourrai pas savoir si je peux vous croire. »

J’embraye sur une précision pour bien montrer que c’est une relation gagnant-gagnant de ne pas dire des mensonges :
« En plus je vous ai déjà expliqué : peut-être que vous me mentez parce que vous avez peur que je vous gronde ? Sachez qui si vous me dites la vérité, je vous gronderai beaucoup moins. En plus, imaginez que vous fassiez une très grosse bêtise, et bien, peut-être que je vous gronderai un peu mais j’essayerai toujours de trouver une solution pour vous aider alors que si je ne sais pas, je ne pourrai rien faire. Vous comprenez pourquoi c’est important de ne pas me mentir ?!. »

Voilà, ça c’était la version édulcorée de l’explication. Pour le plaisir, j’ai filmé la scène dans son intégralité (je comptais virer l’image pour ne conserver que le son, mais…je ne sais pas faire). Évidemment, comme je suis à table avec eux et que je ne suis pas une pro, il y a quelques bruits de fond. Je me suis dit que pour la fin de l’année, ce serait sympa de mettre des voix sur les mots.

[youtube=http://youtu.be/-Dg-34CHpcQ]

PS : ni maquillage, ni fleur sur le côté (elle se repose le week-end), c’est une vidéo sans Photoshop.

Crédit image : le grand Papacube

Clairela mère qui ressemble à un tyran sur les vidéos
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#Paracha : c’est quoi une prison ?

Non, je n’ai pas encore parlé à mes enfants des pédophiles. Ça viendra, je n’en ai juste pas eu l’occasion.

En ce moment, nous regardons en boucle Robin des bois, la version Disney avec le renard dans le rôle principal. A plusieurs reprises, les pauvres habitants de Nottingham se retrouvent en prison. Même que j’ai envie de pleurer à chaque fois.
Ava Banana a entendu une info à la radio lorsque nous étions en voiture « …ont été conduits à la prison de Fleury-Mérogis… »

A midi, je me suis naturellement lancée dans l’explication hebdomadaire avec la question :

C’est quoi une prison ?
paracha-expliquee-aux-enfants

Ava Banana : « C’est où il y a des grilles et on est derrière la grille accroché avec quelqu’un qui garde pour pas qu’on sorte« .
Danou : « pour moi, une prison, c’est où y’a une porte en grille et des murs de pierre et y’a des shérifs ou des gens qui surveillent au cas où il y a une personne forte qui se détache.
– Mais tu dis comme moi » coupe Ava Banana.
« – Non, tu as dit DES grilles et j’ai dit UNE grille. Et puis, les murs y sont en pierre, tu l’as pas dit ça, hein, hein ! » argumente Danou. »
Tout est dans le détail…

Lolo Cacao, un peu vexée de ne pas avoir encore pris la parole s’exprime un ton un peu plus au dessus : « Et moi ?
Une prison, c’est quand y’a plein de grilles (reformulation, acte 3) et on est en prison pour toute sa vie. Il faut une clé pour sortir. » Cette petite propose le même type de définition que le Robert avec le mot à définir dans la définition.
Définitivement, je suis Larousse.

madmartigan dans Willow

La prison vue par mes enfants (Madmartigan dans le film Willow)

Il me semble nécessaire, en plus de l’aspect architectural, de les faire réfléchir à la fonction de la prison. Je me permets donc d’ouvrir le débat en les questionnant à nouveau :
« Ok, la prison, vous avez raison, c’est un endroit où l’on est enfermé. Mais pourquoi on va en prison ? »

Parité entre les frères et sœurs oblige, c’est Lolo Cacao qui prend en premier la parole cette fois-ci.
« On va en prison quand on fait des grosses bêtises.
– Oui, aussi quand on est hyper-méchants« , précise Danou.
«  Ou quand on a pas un permis de conduire. C’est un papier rose avec notre photo. C’est le chef de la prison qui dit si on doit y aller pour ça« . Ma flippe de la voiture a dû déteindre sur Ava Banana.

Danou pense tout de même que « c’est le shérif et les gardes qui surveillent ». Je leur ai donc donné mon explication :

« aujourd’hui, les prisons c’est plus des cages ou bien des endroits tous sales on l’on est enfermé avec des chaînes et un boulet. Pas en France en tout cas (enfin…j’espère…).
Ce sont de grands bâtiments avec plein de petites chambres qui se ferment à clés. Il y a des gardes qu’on appelle des « surveillants » parce qu’ils surveillent les détenus ou les « prisonniers ».

surveillant-pénitentiaire

Un surveillant pénitentiaire

Comme vous l’avez dit, on met en prison ceux qui ont fait des bêtises. Mais attention, pas toutes les bêtises non plus. (je ne vais pas leur faire peur) Il y a quelque chose que l’on appelle « la loi ». C’est plein de textes qui disent ce que l’on a le droit de faire ou de ne pas faire quand on est adulte. Si on fait quelque chose que l’on a pas le droit de faire et bien un juge, c’est un grand chef de la loi, décide si on doit aller en prison ou pas et combien de temps.  »
Ava Banana, un peu inquiète : « et si c’est un enfant, on le met en prison ?
– Mô non, en France, dans notre pays, on n’a pas le droit de mettre les enfants en prison » réplique Danou pour la rassurer.

SpiderPapa s’est permis d’ajouter que « en prison on apprend à ne plus faire de bêtises pour quand on sort. »
Ni lui, ni moi ne sommes bien sûrs de ça ni du bien-fondé de cette « punition » mais il fallait bien trouver une explication proche de la réalité sans trop de subjectivité.
S’il y a une chose que j’ai compris avec les enfants; c’est que ce sont des vraies pipeletteq. Aucun sens du secret avec eux. Ils répètent tout !

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#Paracha : c’est quoi une maman ?

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

Aujourd’hui, c’est la fête des mères. J’ai eu un adorable collier immettable, des poèmes, 3 diplômes de la meilleure maman, les empruntes de mon petit dernier réalisées à la peinture, un énorme bouquet de roses et un cadeau particulièrement touchant de la part de mon mari.
C’est cool la fête des mères.
Pour cette paracha, je ne me suis donc pas creusée la tête bien longtemps. La question paraissait évidente. Alors, les enfants, pour vous :

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« C’est quoi une maman ? »

La famille est rodée. Désormais, tout le monde lève le doigt pour parler. Naturellement, Lolo Cacao crie « Moi, maman; moi, maman » en même temps. A la fois, ici on n’est pas à l’école, je travaille ma tolérance au bruit…

Elle répond donc en premier : « Eh ben les mamans c’est celles qui s’occupent des enfants et qui font les bébés »

Danou ajoute : « c’est celle qui s’occupe des enfants et qui fait des bisous-câlins« .
Qu’ils sont choux ces enfants !
Lolo Cacao, la chef pour couper la parole parle plus fort que son frère pour s’imposer : « Elle fait des bisous-câlins pour nous faire plaisir »

C’est au tour d’Ava Banana de donner sa version de la « maman » : « La maman c’est celle qui prend soin des enfants, qui couche les enfants et qui fait à manger à ses enfants.

Oui, et elle protège les enfants » ajoute Lolo Cacao.

Ava Banana, n’a pas terminé : « la maman elle est là pour s’occuper des bébés et pour aussi acheter des choses à ses enfants pour leur faire plaisir. » Vénale…

Danou, souhaite vraiment parler. En tout cas, ma manche complètement détendue par un « tirage » intempestif me le laisse deviner assez facilement.
« Je veux pas te parler de ça mais de quelque chose d’autre. Est-ce qu’une fois tu pourras nous faire la même question mais sur les papas ?

– Oui, et elles sont contentes les mamans quand les papas leur offrent des fleurs » précise Lolo.

Pour eux, le sujet est clos. Je préviens donc que bientôt ils pourront s’exprimer sur : « c’est quoi un papa ? ».

Avant de se mettre à table, j’aimerai quand même leur apporter ma définition très personnelle de la « maman ».
Je commence d’abord par les féliciter pour leur brainstorming de qualité : « tout ce que vous avez dit, c’est vrai. Je vais vous donner mon point de vue, c’est à dire ce que moi je pense.
D’après moi, une maman, c’est celle qui vous donne de l’amour, de l’encouragement et aussi des règles pour vous rendre un jour autonome. Les règles sont importantes pour savoir ce qui est bien ou ce qui est mal.
Etre autonome, c’est apprendre à faire les choses tout seul. Ça veut donc dire que je vais essayer de vous donner tout ce qu’il faut pour que vous soyez des adultes heureux et bons ».
Bien sûr, c’est une définition subjective de la « maman ». Danou est plutôt satisfait, d’ailleurs, il me l’a signalé en précisant : « Maman, c’est bien ce que tu as dit« .

Merci mes petits chéris.

Claire, la reine de la journée

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#paracha : jumeaux, triplés dans la même classe ?

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

C’est bientôt les grandes vacances, les joies d’avoir pendant 6 semaines minimum les enfants à ses côtés. (et aussi un peu de centre aéré) Les rires, les soirées avec les amis, le sable dans les slips de bain, les vacances sont bientôt là. Et après…ben après, c’est la rentrée.

Ce  n’est pas vraiment le moment d’y penser mais avec des triplés et j’imagine également avec des jumeaux, il y a toujours la question de savoir :

alors même classe ou pas ?
jumeaux-ecole

Mes 3 aînés entrent chez les grands de maternelle. En petite section, ils étaient ensemble (seulement 2 classes), en moyenne section, ils ont chacun leur maîtresse. Les deux années se sont très bien déroulées.

Afin d’évoquer les possibilités avec la Directrice dans des temps raisonnables pour la logistique interne (la leur…et la nôtre), j’en ai parlé avec les principaux concernés : mes triplés Danou le Gnou, Lolo Cacao et Ava Banana.

Allez-vous être séparé l’année prochaine ?

Avant toute explication, j’ai voulu connaître leur point de vue et leurs envie. J’ai donc questionné ma mini-assemblée :

« L’année prochaine, souhaitez-vous être tous ensemble dans la même classe ou avoir chacun votre maîtresse ? »

Danou a levé le doigt en premier. Comme dirait Dora, « c’est gagné ! ».
« Bah, moi je veux être avec Ava dans la classe »

S’en est suivi la réponse de Lolo : « Moi, je veux être avec mon frère et ma sœur. »

Ava Banana, conciliante : « bah, j’aime bien être avec Lolo et Danou et aussi j’aime bien être toute seule »

Je suis donc bien avancée. Il semblerait qu’il y ai une préférence à être en groupe.

Personnellement, je n’ai rien contre. Nous avons toujours essayé de souligner leur individualité mais tenons également à leur apprendre que c’est une force d’être trois du même âge. J’aime valoriser la chance qu’ils ont d’être trois et le côté exceptionnel de cette situation. Ils ont beaux avoir chacun leur style, leur mode de fonctionnement, c’est un fait, ils ont le même âge, ils sont frères et sœurs : ce sont des triplés.
Autant leur expliquer toute la teneur de cette spécificité.
Enfin, c’est mon avis.

Avant de prendre une décision pour l’année prochaine pour savoir s’ils seront ensemble ou pas en classe, j’ai plusieurs points à préciser.
Je rappelle d’abord :
« – vous savez, on en parle ensemble maintenant, mais c’est les maîtresses et la Directrice qui choisiront. A la maison, c’est moi la chef (pardon Chéri) mais à l’école c’est la Directrice et les maîtresses les chefs. »

J’ajoute : « comme vous êtes trois, on a la chance de pouvoir en parler avec l’école mais en général, les enfants ne choisissent pas avec qui ils vont être » (Valorisation !).

J’ai compris que vous souhaitiez être ensemble et franchement, je ne suis pas contre. Mais attention, vous savez, vous êtes beaucoup dans votre classe. Presque 34.
C’est beaucoup, beaucoup de travail pour une maîtresse (désolée, pas de maître dans leur maternelle). Je ne pourrai pas accepter d’entendre que vous vous battiez ensemble en classe.
Je sais que vous êtes des frères et sœurs et que vous avez l’habitude de vous pousser à côté des lavabos mais en classe, c’est interdit. Je n’imposerai pas ça à une maîtresse.

– Mais maman, c’est Lolo qui nous m’embête tout le temps.

– Ava Banana et les autres, voilà ce que je vous propose : je vais aller en parler avec vos maîtresses et la Directrice pour savoir ce qu’elles en pensent. 
Je vous demande aussi d’arrêter de vous embêtez entre vous à l’école ou au centre aéré. Si on me dit que vous vous cherchez trop régulièrement, je ne pourrai pas demander à vous mettre ensemble l’an prochain. C’est important que vous soyez capable d’être tous les trois sans vous chamailler. Mais c’est promis, on va voir ce qu’il est possible de faire et on va aussi en parler avec papa.

– Moi, ça me va, dit sérieusement Danou. »

A suivre.

Claire, la maman de trois grands.

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#paracha : « pourquoi on n’entre pas dans la chambre des parents ? »

Et paf ! (le P.A.F ?) Un gros boulet dans la marre de la parentalité. Han la mère militaire !  Et oui, ici les enfants n’entrent pas dans notre chambre. Je ne suis pas en train d’accuser ceux qui font autrement, comme dit le Dircom de McDo « venez comme vous êtes ! ».

J’ai longtemps conversé avec ma meilleure amie sur ce sujet. Elle est complètement traumatisée de n’avoir pu pénétrer dans le sanctuaire parental étant enfant. Du coup, avec sa propre progéniture, elle fait autrement.
Pour ma part, la chambre de mes parents représentait un endroit particulier, différent. Nous n’y entrions que rarement.
Avec mon mari, nous avons décidé d’en faire de même.Le choix était certainement facilité par le fait que 3 berceaux à caser dans 10m2 avec un lit king size et 3 penderies de mes fringues chéries, c’est un Tétris paumé d’avance. (Attendez, vous pensez sincèrement que je n’ai que ça comme vêtements ? Il y a encore un peu de mon barda dans le couloir, et dans la micro-salledejeu-chambredupetitdernier.)

Etant seule dans mes draps de soie en ce moment, SpiderPapa nous ayant lâchement abandonné pour travailler loin, super loin (au point de devoir dormir sur place), les gnous ont tendance à penser que maintenant « c’est cool, on va pouvoir squatter le lit géant ».

Plutôt que de fermer ma porte à clé, solution que je ne souhaite pas envisager, je préfère qu’ils comprennent mes raisons, quitte à me répéter, j’ai préféré rappeler :

« Pourquoi on n’entre pas dans la chambre des parents ? »
paracha-expliquee-aux-enfants

Nous y sommes. Les enfants ont maîtrisé le concept de la question hebdomadaire. Ils sont même particulièrement demandeurs cette semaine et Lolo Cacao lève la main en premier pour prendre la parole. C’est un peu scolaire comme technique mais ça fait ses preuves pour ne pas parler en même temps. On aurait pu décider de cracher par terre le plus vite mais c’est crados et mal élevé.

Elle commence à dire « on rentre pas dans votre chambre parce qu’on a pas le droit à part quand tu me désinfecte le menton« . Pour la petite histoire, elle est autorisée à venir sur mon lit chaque fin de journée afin que je m’occupe de ses points de sutures. Le soin est beaucoup moins larmoyant. Cette exception fait qu’elle se sent dans l’obligation de « faire la grande » dans ma « chambre de grand ».
Je suis machiavélique.

Danou se met à compléter : « parce que déjà y’a des choses qu’on a pas le droit de toucher ou de fouiller dans les tiroirs de papa et maman« . Oui, effectivement, il y a des choses…

Ava Banana prend un air supérieur : « C’est parce que c’est la chambre de papa et maman et on aura la nôtre quand on sera grand et qu’on sera marié et puis Doudou, il a pas le droit sinon il fait du bazar. En plus, s’il rentre il va avaler des choses« . Ah, ces « choses » !

Lolo Cacao tient à préciser pour se rassurer : « oui mais si y’a un problème on a le droit de taper doucement pour venir et on peut aussi aller prendre des feuilles dans l’imprimante si on nous dit ».

Qu’ils sont choubidoux !

C’est le moment de donner mes raisons qui sont simples (et encore une fois personnelles) : « Notre chambre avec papa, c’est une chambre d’amoureux et notre lit, c’est le lit des amoureux. Comme on est amoureux, on se dit des choses d’amoureux et on se fait des calins. J’ai besoin d’avoir un endroit où je peux être avec Papa juste pour que l’on se retrouve tous les deux pour qu’on continue toujours à être amoureux. »
Voilà, c’est tout.

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : c’est quoi « les urgences » ?

Pour avoir un peu plus d’explications sur la Paracha de la semaine, c’est par là. (en bleu dans le texte)

Dimanche matin, je suis allée avec les filles à la patinoire.
Ça pourrait s’arrêter là. Relisez le titre…vous avez compris…

Le patin à glace a été une bonne partie de ma vie pendant plus de 5 ans. Naturellement, les filles ont eu envie d’essayer. Avant de payer une licence à 300€ l’année, il était nécessaire de s’assurer que ça leur plairait car une fois inscrit, on y va toute l’année. Même si ça ne plait plus. C’est la règle. On commence, on finit. Par contre, l’année suivante, ils peuvent opter pour une autre activité de leur choix.

Tout cela pour expliquer, que, dimanche, nous sommes allées patiner.

Ava Banana n’est pas vraiment téméraire, elle a patiné d’un accès à l’autre de la glace soit environ 3 mètres, largement agrippée à la rambarde.
Lolo Cacao s’est lancée telle une future championne olympique. Au bout d’une trentaine de minutes, vu son aisance, j’ai décidé de la tenir entre les jambes pour lui faire découvrir les joies de la vitesse. Nous nous sommes engagées sur la glace en un duo élégant.
Et boum !
La tête en avant sur la glace, pour elle ; les fesses pour moi. C’aurait pu être drôle si les pleurs de Lolo n’avait pas été aussi effrayants.
Elle s’est tout de suite assise en continuant à crier. Tout avait l’air d’aller.
Ouf !

Et puis, elle a levé le menton. C’était vraiment beurk. Beaucoup trop pour imaginer mettre un pansement. Très vite heureusement, nous avons été pris très gentiment en charge dans une arrière salle de la patinoire.

Quelques minutes plus tard : un petit tour dans le camion de pompier. Même qu’ils ont mis la sirène et tout et tout (« et tout et tout » signifie que comme dans mes fantasmes, les pompiers étaient beaux, jeunes, musclés et doux avec les filles)
« Nous allons regagner les urgences » a dit le monsieur aux bottes noirs. (je me demande si elles existent en 41 ?)

La Paracha de la semaine était donc toute trouvée :

« C’est quoi des Urgences ? »
la-paracha-expliquée aux enfants-16

Danou n’a pas participé à cette explication. Lui a passé une journée bien tranquille avec son père et son petit frère…

Ava Banana n’avait pas bien compris où nous allions. Elle m’a regardé interloquée et m’a dit en chuchotant dans le camion de pompier : « Maman, tu dois aller vite au travail ?
– Euh…non. Pourquoi ?
– Bah, une urgence c’est quand faut aller vite au travail.
– Ah ! En fait, je ne parler pas de ces « urgences » là. Mais tu as raison, il y a des choses « urgentes » et « les urgences ». Attends, je vais vous expliquer la différence« .

La pauvre Lolo Cacao sanglée sur le brancard n’ose pas vraiment s’exprimer. Elle est très courageuse et a arrêté de pleurer depuis un moment même si je pense que son menton bien ouvert doit sacrément piquer. Ma petite poulette…

Je reprends donc : « il existe des choses urgentes à faire, c’est-à-dire des choses qu’il faut faire très rapidement…dès fois, c’est du travail à faire vite, dès fois il peut-être urgent d’aller au toilette lorsque l’on est très pressé.
Il existe aussi les urgences. C’est là où nous allons avec le camion de pompiers »

Ava Banana, bien joyeuse d’être dans le carrosse sans avoir à subir la douleur du bobo me dit gaiement : « je sais ce que c’est les urgences. On y est allé avec Papa quand j’ai mangé la pièce« . (oui, c’est arrivé…2 fois. Ava Banana s’est prise pendant un temps pour une cash-machine. Malheureusement, nous ne sommes pas plus riches. Simplement, nous avons découvert les vertus du poireau pour entourer les corps étrangers avalés « par erreur » qui se doivent de…ressortir.)

Elle rajoute avec le même ton émerveillé par l’aventure qu’elle est en train de vivre : « les urgences c’est là qu’on va quand quelqu’un est très mal« .

C’est un peu l’idée mais je vais compléter : « en fait, les urgences c’est un endroit dans certains hôpitaux où l’on va quand on se fait très mal ou que l’on est très malade et que l’on ne peut pas attendre. Par exemple là, Lolo Cacao saigne beaucoup, il ne faut pas attendre pour la soigner donc on va aux urgences. »

Les deux pompiers à l’arrière avec moi sont attentifs à mon explication. Je suis un peu intimidée.
Pour faire la bonne élève et parce que c’est important de le préciser, j’ajoute : « Quand on peut aller voir le docteur le lendemain ou que l’on peut attendre un peu pour se faire soigner, il n’y a pas besoin d’aller aux urgences. »

Afin de prévenir mes puces de ce qui nous attend, je précise : « aux urgences, en général, on doit attendre longtemps. C’est pour ça qu’il ne faut y aller que s’il y en a besoin« .
Ava Banana, maligne, me dit : « comment on sait si y faut y aller ? »

Oh, c’est qui la mère ici ?! « C’est moi qui sait pour vous pour le moment. »

Le camion à peine garé, Lolo Cacao me regarde, les yeux tout rouges : « Maman, je veux pas faire du patin à glace après les grandes vacances. »
Ava Banana, regarde sa sœur avec tendresse : « la prochaine fois, on pourra te mettre un casque de moto. Tu te feras pas mal avec un casque de moto« .

Nous sommes ressortis des urgences 5 heures plus tard… C’était bien une urgence…Ma Lolo a été courageuse comme un dinosaure.
point de suture

 

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Pendant que les autres mangent du chocolat

C’est bientôt pâques, les chocolats en quantité indécente, les chasses aux œufs festives dans le jardin des copains, les crises de foie.

Pour des fêtes comme celle-ci, je rêve parfois d’être Chrétienne en secret. Mais, voilà, je suis juive. Et chaque année, à peu près en même temps que Pâques (évidemment), nous faisons une sorte de carême qui dure 8 jours où nous retirons toutes les céréales et tous les aliments qui ont levé. (pain, pâte, gâteaux…il y en a plein)
L’idée suggérée est en plus de cela d’être dans la restriction. Par exemple les bonbons ne sont ni composés de céréales, ni de levure, mais ici, on en mange pas. 8 jours, ça se gère ! (pour le Coca-Light, le sevrage est plus compliqué).
Globalement, on mange des légumes et particulièrement de la patate et, de la viande. Un peu de fruits pour les desserts et…un aliment indispensable à la Pâques juive (dit « Pessah »), la Matza : le pain Azyme.
Très simple à faire : de la farine et de l’eau.
Maintenant, imaginez le goût.
Pendant 8 jours. Oui.
Le transit ?
Beaucoup de problème, oui.

Mais pourquoi les juifs mangent du pain azyme à Pâques pendant que les autres mangent du chocolat ?

C’est l’histoire d’un bébé abandonné dans un panier sur un fleuve que je n’ai jamais descendu en canoë. Sa famille en chiait grave et elle tentait d’échapper à des gros méchants. (style Mammouth dans Nicky Larson)

mammouth

Mammouth, c’est celui du milieu

Quelqu’un le récupère (le bébé, pas le panier), se découvre une âme de Charles Ingalls et décide de l’élever comme son propre fils.

berceau-panier

Ce panier, en vente depuis sur Ebay, ne trouve toujours pas preneur.

Tout se passe bien, la vie est cool pour le bébé abandonné. Il est dans une famille pétée de tune et il grandit bien. C’est plutôt un beau gosse bien taillé.
Malheureusement (pour créer le suspens, il faut une énigme), celui qui pensait faire partie de cette famille parfaite se rend compte du pot aux roses : le panier dans le fleuve, la persécution des gros méchants et le coup à la Charles Ingalls !
Bref, pétage de plomb de rigueur. Et « que vous êtes des salauds de pas m’avoir prévenu », et « qu’c’est dégueulasse d’être méchant avec plein de gens juste parce qu’ils sont différents« .
Entre crise d’ado et besoin d‘émancipation post-révolutionnaire, le jeune se casse de chez lui en claquant la porte bien fort.
S’en suit le bien vexant : « de toute façon, vous n’êtes pas mes vrais parents« .

Il part à la recherche de ses parents biologiques et les retrouve enfin…en train de bosser comme des chiens pour pas un copec. Plus révolté que jamais de voir sa reum faire le ménage pour des personnes sans respect pour un dixième de SMIC et son père se crever à la tâche à se péter le dos, il décide de réagir.

Mais qui les force à vivre ainsi ????

Retournement de situation : Après une enquête bien ficelée, le fils-sauveur se rend compte de tout : ses parents adoptifs SONT à la tête des persécuteurs !
Le putain de choc. Entre amour, haine et larmes, le garçon ne sait plus quoi penser mais il sait une chose : il va falloir sauver sa famille, son village… et les sortir tout le monde de cette situation.

une-vraie-bagarre

Jeux de mains…

Aider par une puissance extraordinaire et une bande de potes hyper fidèles, ils organisent la grande chevauchée. Il va falloir traverser des mers, des montages, des déserts pour être enfin libres. Un truc de ouf à la Indiana Jones.
Histoire de se faire un casse-croûte pour ne pas péter la dalle sur la route, les futurs évadés décident de faire du pain en pleine nuit. Et puis, crotte. Les méchants arrivent à ce moment-là. Le pain n’a pas le temps de lever. Du coup, ils ne vont pouvoir bouffer que ça : de la Matza, du pain sans levain.

matza

La fameuse Matza ou pain azyme.

Après relecture de mon article d’hier, la Matza est un aliment qui devrait être interdits aux enfants. Il réunit tous les points faibles cités ici.

 Les personnages principaux :

  • Le bébé dans le panier : Moïse.
  • Les « Mammouth » à la Nicky Larson : Pharaon et Ramsès.
  • La puissance extraordinaire : appelez-là comme vous voudrez.

Voilà pour l’explication.

 

Note de l’auteur : c’est vrai, je parle religion, un peu, je me permets. Je ne veux convertir personne, je ne veux imposer aucune idée. Juste une minuscule explication à la con, comme une petite histoire à laquelle croient des millions de gens et qu’il n’est pas interdit de raconter. En plus, en ce moment, j’arrête pas d’entendre parler de la Reine des Neiges; c’était pour varier.
Si vous y trouvez une gêne, vous pouvez vous exprimer en commentaire. Si c’est particulièrement agressif (et que moi, je pleure très facilement),  je me laisse le droit de modérer et de vous jeter des bombes à eau sur le place du marché.

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Paracha de la semaine : c’est quoi un esclave ?

Tout est parti d’un dessin animé.

Comme nous aimons le faire certains week-end, nous choisissons ensemble l’un des 200 dessins-animés présents sur notre disque dur et on se banane tous ensemble sur le canapé trop petit pour nous accueillir.
En général, les enfants s’accordent pour une énième rediffusion de Cendrillon, Raiponce ou Robin des bois. Ils ne sont pas vraiment téméraires dans leur choix. Mais cette fois-ci, une envie irrépréhensible de changement collectif nous a mené sur un dessin-animé que nous n’avions encore jamais regardé : Le prince d’Egypte.
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Soyons francs : ce dessin-animé est clairement religieux. Une sorte de catéchisme version 90 minutes.
A plusieurs reprises, il est possible de voir des esclaves au service des égyptiens.

Naturellement, s’en est suivi la question :

« C’est quoi un esclave ? »

paracha-expliquee-aux-enfants

Je pense à me lancer dans l’explication la plus évidente à mes yeux : « un esclave, c’est une maman ou un papa. Tu passes ta vie à servir tes enfants et point de fiches de paye à l’appui. »
Et puis non, bien trop subjectif !

Lolo Cacao prend la parole en premier, on a l’habitude : « Je sais pas qu’est-ce que c’est un esclave »
Ava Banana pense avoir une réponse : « c’est quand on est pauvre ».
Effectivement, du côté du dessin-animé, les esclaves portent de vieilles toges pourries.

Danou, super héros avec sa cape sur le dos depuis deux semaines environ, vole à l’aide de ses sœurs : « être esclave, c’est quand on fait les choses pour les autres« .

Toutes ces réponses réunis donnent une définition pas mal je trouve.
Parce que j’aime jouer la maman érudite, je me permets tout de même d’ajouter un petit bout d’explication à cette définition.

Avant de pouvoir commencer, Ava Banana décide de compléter : « un esclave c’est quand en fait on demande toujours quelque chose et que l’autre il le fait. C’est pas celui qui dit quelque chose qui le fait ».

Cette précision est super pertinente. Les enfants ces êtres intelligents.

Etre esclave de quelqu’un, de quelque chose ce n’est pas si évident à expliquer. J’ai donc juste précisé :
« Un esclave, c’est comme le dit Ava Banana, celui qui a un maître, un chef qui lui dit ce qu’il doit faire. Il ne peut pas dire non, il n’a pas le droit. En plus, il n’a aucune rémunération, ou très peu pour ce qu’il fait ».

Evidemment, Danou m’interroge de suite : « c’est quoi « rémunération » ?  »
« La rémunération c’est quand on te donne quelque chose en échange de ce que tu fais. Par exemple, quand on travaille, on nous donne de l’argent en échange. Quand on fait quelque chose de gentil, on nous dit merci« .

Lolo termine par une vérité : « c’est nul d’être esclavre« .

Point Wikipédia : Le mot « esclave » serait apparu au Haut Moyen Age à Venise, où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans, « une région qui s’appelait autrefois « Esclavonie », puis Slavonie, et qui deviendra indépendante, sous le nom de « Croatie »

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : c’est quoi des élections ?

Pour avoir un peu plus d’explications sur la Paracha de la semaine, c’est par là. (en bleu dans le texte)

A cette heure-ci, il n’est sûrement pas nécessaire de rappeler l’actualité. A part deux chaînes, votre TV affiche le même programme. C’était donc l’occasion d’aborder avec mes triplés de 5 ans la question :
paracha expliquée aux enfants-les-elections

C’est quoi des élections ?

Ils ont des avis bien précis sur un tas de choses. Mais alors, sur les élections, pas vraiment. Sur Facebook non plus, il n’y a pas eu beaucoup de réponse cette semaine.
Ava Banana a rapidement levé la main pour dire : « les élections, c’est quand on discute« .
Lolo Cacao a ajouté : « les élections c’est quand on travaille« .
Danou le Gnou n’a pas participé. « Pfff. pas d’idée« , qu’il m’a dit !

Devant se vide intersidéral, je me suis interrogée :
Les « élections », C’est peut-être un sujet d’adulte ?

Et puis, j’ai décidé que non.

J’ai donc commencé par leur expliquer :
« Les élections, c’est quand les gens vont voter. »
Evidemment, je ne vais pas jouer mon Robert, je vais un peu plus détailler.

« Voter c’est quand on doit choisir qui sera celui qui va parler pour nous. Comme on ne peut pas parler tous en même temps pour se faire entendre, il faut choisir quelqu’un. Une sorte de chef. »

Avant que l’on commence à parler cow-boy, indien et autre chef dans Kirikou, je reprends la parole : « Pour choisir ce chef, il y a de 2 façons de faire.

La première, on dit : qui choisit ce chef ? Qui choisi celui-là ? (avec grand signe des bras pour illustrer le propos)
On propose aux gens de lever la main pour le choisir le chef qu’il préfère. Il ne peut lever la main qu’une fois. Sinon, c’est de la triche.
Ensuite, on compte le nombre de personnes qui ont levé la main.
Le chef qui a eu le plus de mains levées quand on a dit son nom, a gagné
« .

Lolo Cacao fait sa chef : « on dit qu’il faut lever la main pour moi. Alors qui me choisi moi ? »

Mayday Mayday, le discours commence à glisser dangereusement.

Je reprends vite :
« La deuxième façon de choisir le chef c’est de demander à tous ceux qui doivent choisir de prendre un papier avec le nom du chef qu’ils souhaitent avoir et de le mettre dans une enveloppe.
Ensuite, on met cette enveloppe dans une grande boite. 
Quand tout le monde à mis son enveloppe dans la boite, on sort toutes les enveloppes et on compte. On appelle ça, le DEPOUILLEMENT.
Celui qui a eu le plus de papiers avec son prénom, c’est le chef« .

Danou m’interroge…avec un temps de décalage : « en fait, on choisi celui qui va parler pour nous ? »
Fière de mon explication : « c’est exactement cela« .

Ava Banana est revenue dessus après le repas, elle m’a interrogé : « et si le chef, c’est un méchant ? »
J’ai donc répondu « qu’il y avait des méchants mais que c’était pour cela qu’il était important d’aller voter parce qu’il y a plus de gentils« .

C’est un peu simplet mais j’aime croire en cette naïveté.

 

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : c’est quoi le bonheur ?

Pour avoir un peu plus d’explication sur la Paracha de la semaine, c’est par là. (en bleu dans le texte)

Le printemps, le soleil (dès fois, le déluge) « me donne l’envie d’AIMERRRRRRRRRRRRR, me donne l’envie d’aimerrrrrrrrrr ». La voix beaucoup trop haut perchée sur cette chanson improbable, j’ai envie de douceur auprès des miens, de mes amis, de ma famille.
C’est peut-être le nouvel éloignement avec mon mari parti travailler à l’étranger (en fait, c’est à 200km mais dire « l’étranger » accentue la distance. C’est plus proche de ce que je ressens), les changements du moment, la vie qui avance…
Le bonheur me semble être bien variable d’une situation à l’autre. J’ai donc eu envie d’en savoir un peu plus sur la notion que mes enfants avaient du bonheur en ce moment.

J’ai donc questionné mes triplés de 5 ans :
la-paracha-expliquée aux enfants-12

C’est quoi le bonheur ?

De façon un peu automatique, Ils se sont mis à lever le doigt comme à l’école. Suis-je à ce point militaire ?!
Danou a dégainé le premier. Bon réflexe !
Il commence à énoncer : « Le bonheur c’est quand on est content et que tout le monde fait la fête« . Je vais très tôt lui apprendre que boire ou conduire, il faut choisir.
Il semble ne plus rien avoir à ajouter. C’est concis et précis.

Lolo Cacao, lève le doigt bien haut, agacée, pressée de vouloir parler. Je ne la fait donc pas plus patienter.
 » Le bonheur c’est quand on sourit et c’est tout« . Bon, ok, c’est tout.

Ava Banana enchaîne, romantique comme une petite fée qui volerait au dessus de champs de coquelicots: « c’est quand il y a du soleil et que quand on sourit, tout le monde dit bonjour« .

Evidemment, je trouve tout cela bien charmant. Je décide moi aussi leur faire partager ma vision du bonheur. « Pour moi, le bonheur c’est d’avoir la chance de rencontrer quelqu’un qu’on aime tellement qu’on fait des enfants en bonne santé avec lui. »
Danou, lui, décide de me couper pas un bref : « attends maman, moi, je sais.
C’est quand on a un anniversaire et qu’on a des cadeaux. »
Bien plus terre à terre que mon explication fleur bleue.
Lolo Cacao combine les idées : « C’est quand on fait des fêtes et qu’on sourit »

Avant qu’il n’essaye tous de se battre pour donner LA bonne réponse, je pense qu’il est temps de leur préciser :
« vous savez, le bonheur, on en a tous une idée différente. C’est chacun qui sait ce qui le rend le plus heureux. Et puis, certaine fois, ça change. Quand on est petit par exemple on peut trouver que le bonheur c’est quand on est au parc et qu’on peut jouer avec Papa au chat pied nu dans l’herbe en mangeant un bon goûter. Parfois, le bonheur, c’est simplement d’aller faire une bonne sieste« .
C’est le moment parfait pour embrayer : « Allez vous laver les dents, c’est l’heure de faire la sieste« .
Je ne suis pas sûre pour eux, mais pour moi, le bonheur c’est aussi un peu ça…

Sur Facebook, voici les réponses proposés.

Mots d’enfants :

  • 9 ans 1/2 : « C’est quand on sourit, qu’on est joyeux et qu’on ne fait pas la tête ! »
  • 5 ans :  »  Le bonheur c’est quand on est heureux. Alors on grandit et on devient très fort ! »
  • 4 ans 1/2 ans : « Le sourire, la forme, quand on est joyeux quand on est rigolote. Quand on ne se fait pas fâcher. Le Père Noël est toujours heureux »
  • 8 ans :  » Le bonheur, c’est quand on est content, qu’on est bien, qu’on a la joie. C’est quand on est pas malheureux… »
  • 4 ans : « Moi je sais pas ce que c’est le bonheur…(réflexion)…ah si c’est pour se taire!!! » (note de la maman : « Est-ce qu’il m’arriverait de dire à mon fils quand il se tait : « quel bonheur!!! » » ?)
  • 3 ans : « Le bonheur C’est bien »
  • 8 ans : « C’est avoir tout l’argent que je veux pour m’acheter tout ce que je veux. »
  • 7 ans : « C’est ma maman ! »
  • 11 ans: « Dragon Quest sur DS »
  • 17 ans : « Ne pas travailler et rester avec ma famille. »
  • 17 ans : « La K-pop. » (une petite explication ici)
  • 17 ans : « Aller vivre au Japon. »
  • 2 ans : « Le bonheur ce matin c’est les Lapins Crétins… »
  • 4 ans: « ‘Quand je suis a la maison »
  • 5 ans : « Le bonheur, c’est rêver »

A défaut d’avoir du soleil, il y a des jolis mots.

Merci à tous d’avoir participé à cette explication !

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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