Paracha de la semaine : c’est quoi le respect ?

Pour avoir un peu plus d’explication sur la Paracha de la semaine, c’est par là. (en bleu dans le texte)

Cette semaine, le Directeur du centre aéré nous a pris à part pour nous expliquer que Danou était bagarreur et qu’il lui arrivait de manquer de respect. Avant d’avoir une discussion juste avec lui j’ai  décidé de questionner mes triplés de 5 ans :
(Chaque semaine, vous pouvez participer en répondant sur la page Facebook à la question de la semaine dès le mercredi)

C’est quoi le respect ?
paracha expliquée aux enfants-le respect

Danou a eu l’honneur de répondre en premier : « le respect, c’est quand on respecte les parents et qu’on respecte les règles »
Bon, il y a toujours un flou sur le terme « respecter ». Je pousse donc un peu sa réflexion et le questionne à nouveau : « et c’est quoi « respecter » ? »
Très naturellement, il me répond : « c’est faire bien les choses ». Beau…et large concept !

Lolo Cacao insiste pour être la seconde à parler (en fait, elle agite les bras, donne des petits coups sur la table comme si on toquait à la porte. impossible de ne pas la comprendre. Ou elle parle en morse…mais,je ne crois pas.) : « Le respect c’est qu’il faut écouter les parents et…euh…je sais pas »

Ava Banana aime les détails. C’est une petite fille qui j’imagine ajoutera des coeurs trop girly à la place des points sur les « i ». Selon elle : « le respect, c’est d’écouter les papas et les mamans, de faire bien les choses que papa ou que mamans y disent. C’est aussi pas mentir ».

La collecte d’informations a été bonne. A la fois, le respect, c’est un concept bien subjectif, je trouve. Je n’ai donc qu’une idée bien personnelle de la chose. Afin, d’être un minimum universelle sur la définition que je vais leur adresser, je propose la chose suivante :
« les petits loups, vous savez, il existe un très gros livre dans lequel on explique tous les mots. Je vais aller le chercher. On appelle cela un dictionnaire. » 

Il existe les familles Robert et les familles Larousse. Je viens d’une famille Larousse. J’ai donc sorti mon édition 2005 du petit Larousse illustré et j’ai commencé à feuilleter en expliquant que les mots étaient classés comme dans la comptine alphabétique « a, b, c, d, e, f, g… », vous connaissez la suite.
D’après le dictionnaire, voici la définition du mot RESPECT : « sentiment qui porte à traiter quelqu’un, quelque chose avec grands égards, à ne pas porter atteinte à quelque chose. »

Je suis donc bien avancée et dois improviser.
« Le respect, c’est un peu de tout ce que vous avez dit. C’est écouter les règles quand il y en a, savoir écouter celui qui est le chef même si on est pas toujours d’accord. C’est aussi vous parler correctement sans crier, sans se couper la parole. Enfin, le respect, c’est également, ne pas abîmer les choses. Par exemple, imaginez que tout le monde dessine de dessiner aux feutres sur les sièges du métro. Ce serait très sale. Et bien respecter ce qui est à tout le monde c’est aussi y faire attention et ne pas abîmer. »

Ava Banana précise alors : « alors le respect c’est pas réveiller les autres quand ils dorment ».
Danou prend la parole : « oui, les bébés par exemple il faut pas les réveiller »
Elora souhaite ajouter : « c’est aussi pas pousser ou pas casser ce que les copains ils fabriquent »

J’aime leurs réponses.

Sur Facebook, voici les réponses proposés.

Mots d’enfants :

  • 4 ans : « Le respect, c’est respecter la loi »
  • 8 ans :  » Le respect, c’est parler gentiment et poliment aux gens »
  • 5 ans : « Je ne sais pas »
  • 5 ans 1/2 : « Le respect c’est écouter »
  • 7 ans : « c’est écouter les autres et pas se battre »
  • 7 ans : « c’est quelque chose qu’on doit faire, et c’est quelque chose de bien ! »
  • 10 ans : « le respect, c’est me laisser finir mon combat dans Assassin’s Creed sinon ça va pas sauvegarder mon score… même si j’ai commencé ma partie bien après que tu m’aies appellé pour faire les corvées et que j’aies pas répondu… »
  • 13 mois : « Kaboum »
  • 4 ans: « le respect c’est quand on doit partir parce qu’il y a un méchant plus fort que nous, quand on doit s’enfuir face au danger »
  • 4 ans 1/2 : « c’est quoi le respect? Je connais pas. »
  • 7 mois : « aaaaahmiama »
  • 5 ans 1/2 : « Le respect, ça veut dire que si quelqu’un dit « Arrête! » et bien, tu t’arrêtes. »
  • 6 ans : « je dois être gentil avec maman parce qu’elle va m’emmener à la foire faire du manège et il faut que je l’aime fort c’est respecter sa maman ça ! »
  • 7 ans: « le respect, c’est obéir »
  • 6 ans : « je ne connais pas ce mot »
  •  » Le respect c’est que je t’aime très fort »
  •  » Le respect, c’est le fait que je reste tranquille et que je finisse mon assiette »
  •  » Le respect c’est que je dois rester tranquille et ne pas faire de bêtises ».

Merci à tous d’avoir participé à cette explication !

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : c’est quoi des triplés ?

Il y a désormais 19 articles intitulés « Paracha de la semaine » sur le blog. 19 questions de mes enfants auxquelles je tente de répondre de la façon qui me semble la plus adaptée. Des questions sur des sujets compliqués avec au top de la réflexion philosophique « c’est quoi la Shoah ?« , d’autres plus légers comme « comment on fait les bébés ? » !
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Le temps passe et la réflexion de mes petits devenus grands s’affinent. Il sont malins, ils sont réfléchis, ils ont du répondant, de l’humour. Il est temps de les faire participer aux différentes définitions. Il est temps que je prenne en compte leurs ressentis, leurs visions. Ils ont leur place dans ce monde et j’aime savoir ce qu’ils en pensent.

Désormais, la paracha de la semaine, ce ne sera pas juste une « explication à mes enfants » mais ce sera « une explication par mes enfants« . J’y ajouterai naturellement mon grain de sel. (Marie grain de sel ?)

Ce dimanche, pour mettre fin à ma quinzaine des gagnants, j’ai posé simplement la question à mes enfants de 5 ans :
la-quinzaine-jumeaux

« C’est quoi des triplés ? »

Sur ce sujet, ils sont particulièrement concernés.

Lolo Cacao, a fait au plus simple : « les triplés, c’est des enfants qui sont 3 ».
Bien vu !
Cette petite n’a pas la langue dans sa poche (belle qualité), elle rajoute des petits détails : « Des triplés, ça se bagarre pas, ça se pousse pas, ça se frappe pas, ça se mord pas et après…je sais pas. »
Super Nanny serait très fière de toi.
Enfin, elle termine par « les triplés ça écoute les papas et les mamans« .

Danou intervient : « Mais tous les enfants y font ça ?! »

Ava Banana, douce comme le Bisounours avec l’arc-en-ciel sur le ventre, me dit : « les triplés, y sont gentils avec leurs frères et leurs soeurs« .

Danou lève la main comme à l’école pour ajouter : « les triplés, ils ont tous les trois des lunettes »
Ava Banana complète : « c’est des gens qui sont pareils. Ca existe des enfants qui sont trois et qui ont les mêmes habits« .
Je ne sais pas qui lui a donné cette définition. A la maison, ils ont toujours eu chacun leur vêtement et à part leurs bodys à 10€ les dix qui devaient sûrement se ressembler, je ne crois jamais les avoir habillés pareils. Pas volontairement en tout cas.
Néanmoins, chacun sa life, je ne juge pas. Juste moi, je ne le fais pas.

Pour clore cette discussion qui reviendra sûrement un jour sur le tapis (de souris), je leur ai dit: « des triplés, ils sortent du ventre de la maman en même temps et ils ont le même anniversaire toute leur vie. »

Je vous invite à poser la question à vos enfants. Vous verrez, c’est amusant et enrichissant.

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : c’est quoi une mamie ?

Aujourd’hui, c’est la fête des mamies. Sûrement un truc bien commercial inventé par la marque Kraft foods et son café bien connu.
La fête des grand-pères est toujours un moment compliqué. Je dois appeler mon papi. Un emmerdeur né. (ou bien, il a sacrément travaillé ce trait de caractère) Mais je l’aime, tel qu’il est. Mark Darcy, merci pour cette belle réplique.

Pour la fête des pères, c’est depuis 14 ans un moment un peu compliqué. Avec le temps, je m’y fais. C’est une cravate en moins à aller acheter.

A la fête des mères, j’envoie régulièrement un bouquet et j’appelle mon frère pour le lui rappeler.

J’aurai pu téléphoner à ma mamie. Malheureusement, je crois qu’elle ne se rappelle plus qui je suis.

Aujourd’hui, j’ai posé la question à mes triplés :
C’est quoi une mamie ?
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Ava Banana me dit un peu timidement : « nous on en a deux. Mamouchka et Mamie Hélène » (J’ai bien essayé d’imposer « Mémère Hélène » sans succès. Les enfants ne savent pas être méchants et c’est une belle qualité.)
Lolo Cacao répète ce qu’elle a dû entendre une fois : « c’est celle qui s’occupe des enfants et qui est vieille ». L’honnêteté est aussi un trait fort chez les marmots. Dès fois, on pourrait s’en passer.
Danou, généalogiste en herbe se doit de préciser : « c’est soit la maman de notre papa ou de notre maman ».
Lolo Cacao coupe, une nouvelle fois la parole, comme si personne n’était en train de discuter. Pourtant, maintenant, elle entend : « Mamouchka (ma maman à moi), elle est extrêmement excellent gentille ». Ce n’est pas très français, mais j’ai compris l’idée.

Je crois qu’il n’y a pas besoin d’en ajouter plus que ça, si ce n’est, que derrière ton écran, je sais que tu es là, Mamouchka.
Ma Mamouchka.
En fait, tu es toujours là. Un peu loin de nous (tu le sais, je te ferais une très belle chambre dans le garage si tu venais !), mais toujours présente. Si j’avais dû dessiner une mamie, j’aurais fait ton portrait. J’aurais mis quelques rides en moins, dues aux soucis, pour un peu te préserver.
Que ce soit commercial ou pas, bonne fête La Mamouchka et s’il te plait, ne t’en vas jamais, même si je crois bien que ça va être compliqué.
Je ne veux pas avoir à l’expliquer, à me l’expliquer. Merci d’être toi, tu es la meilleure des Mamouchka.

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : pourquoi je dois arrêter de fumer

Je vous en parlerai bientôt plus en détails. L’idée fait son chemin. (ce chemin est particulièrement escarpé et plein de trou bien profond où je ne manque pas de mettre prendre les pieds). En fait, je vais même vous tanner pendant quelques mois…quelques années au plus. Bientôt, très bientôt, je vais arrêter de fumer.

A 5 ans, les enfants commencent à faire de plus en plus de remarques sur l’odeur de cendrier froid qui me fait office d’haleine. En plus, ils m’entendent en permanence tousser et me dévisagent quand je suis dans l’obligation de…cracher. Du glamour dans un mouchoir bien morveux.

J’ai donc dû leur expliquer :
pourquoi je dois arrêter de fumer et tant qu’à faire, pourquoi il ne faut jamais commencer ?

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Avant même de pouvoir faire une « magnifique » explication pour tenter de les dégoûter à vie de mettre une cigarette dans la bouche -même si, bien entendu, il est un peu tôt pour y penser- Lolo-cacao décide de s’exprimer : « Maman, tu vas nous crier dessus paske tu vas être énervée. Et pis sinon, tu vas mourir. »
Un condensé de douceur. Mes enfants ces miroirs.

J’ai tendance à penser qu’il faut les rassurer sur l’avenir. Sur notre avenir. Il y a la vie et la mort, c’est inexorable. Je ne leur cache pas. Je suis la dame qui dit la vérité.
Par contre, il y a des morts prématurés. Sur ce point, je veux les épargner. Pourvu qu’ils soient à l’abri de douleur inattendue de la vie.

Oui, la cigarette tue. Dans des conditions certainement atroce. D’ailleurs, il serait bien dur de ne pas le savoir. C’est écrit sur les paquets. Il y a même de belles photos pour imager. Malheureusement, l’addiction n’a rien de raisonnable.
« Je vais arrêter de fumer comme ça j’aurai plus de temps pour être avec vous. J’irai moins dehors. Mais attention, je prendrai quand même mon café tranquillement« . Faut pas rigoler avec le café. Une addiction après l’autre.

Danou m’annonce très tranquillement : « moi je fumerai jamais« . C’est bien mon fils. Néanmoins, je me rappelle avoir dit ça moi aussi. Vers 17 ans, c’était d’ailleurs encore d’actualité. Puis, hop, piégée.

J’en rajoute donc une couche, je ne vais pas m’en priver : « quand on fume même juste une fois, c’est comme si on fait entrer un petit monstre dans son corps. Après, il veut qu’on le nourrisse en continuant à fumer« . (cette image c’est celle d’Allen Carr dans son livre « Arrêter de fumer »)
Ava Banana, toujours précautionneuse, souligne habilement : « je ne fumerai jamais. Même pas une fois« . Je ne peux que la féliciter.

Afin de préparer le terrain et de mettre toute les chances de mon côté pour faire de mon challenge une réussite globale familiale, je les préviens : « il va falloir m’aider. j’ai besoin de vous. Si vous me voyez aller dehors fumer, il faut me dire : « non maman, tu ne dois pas fumer ». Je compte sur vous ! »

Lolo s’insinue sournoisement dans la brèche que je viens d’ouvrir : « alors, on pourra te gronder ?
– Sûrement pas, ici la chef c’est moi. Par contre, vous pouvez me courir dessus et me faire plein de bisous pour m’en empêcher. Comme ça, le petit monstre qui se nourrit de cigarette et bien et il mangera des bisous à la place« .

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

 

Paracha de la semaine : c’est quoi une blague

Depuis quelques semaines, l’humour commence à avoir du sens pour mes enfants. Il y a bien eu quelques essais au préalable. Une trousse à maquillage complètement bousillée vers leurs 2 ans. Lolo Cacao adore le khôl. Des origines égyptiennes, sûrement. J’ai aussi eu une belle surprise en découvrant la salle de jeu pleine d’eau. C’était pour jouer à la dinette et faire la vaisselle, évidemment.

Désormais, la maîtrise du français offre une belle palette pour faire des blagues un peu plus abouties.

Depuis quelques mois, mes triplés s’en donnent à cœur joie. J’ai la chance de vivre un comique de répétition. La même blague pourrie répétée trois fois. Bien entendu, je dois toujours faire « ah ah ah » afin de démontrer que vraiment, c’est très drôle. Même quand ça ne l’est pas. Dans la très grosse majorité des cas, ça ne l’est plus la seconde fois.

J’ai donc dû leur expliquer :

« C’est quoi une blague »

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La blague doit être drôle

Il y a environ 10 jours, Danou le Gnou a tenté de faire preuve d’humour. Nous étions tranquillement dans notre mini salle de bain, la mousse du savon –utilisé beaucoup plus que nécessaire pour se laver les mains- remplissait encore l’évier et l’eau continuait à couler abondamment. J’en ai eu assez de voir toute cette eau couler sans raison. J’ai donc informé le responsable : « Danou, il faut éteindre l’eau si on ne s’en sert pas. C’est du gâchis et ça coûte cher ». J’imagine que ni l’un, ni l’autre des arguments ne sont valables par rapport à la joie de s’amuser avec des savons en formes d’étoile qui sentent artificiellement la banane.

Il m’a répondu : « NON ». Un NON ferme et franc.
– Je crois que j’ai mal entendu Danou ». C’est à ce moment qu’il me confesse : « Maman, c’était une blague. (le « Non ») »
Il ajoute quelques mots pour se justifier « bon, c’est vrai, c’est pas très drôle ».

Que mes enfants sont marrants.

Et puis, et venu le temps de la blague genre « dans ton cul ». Celle que l’on répète et qui se place à tout instant du jour ou de la nuit. Comme nous sommes particulièrement polis, la blague est un peu différente et se déroule ainsi :

  1. Un enfant m’appelle : « Maman »
  2. Naturellement, je réponds : « Quoi ? »
  3. S’ensuit un : « rien » !
  4. Tout le monde éclate de rire puis, le grand blagueur ajoute « ah ! Tu le savais pas ».

Comme vous pouvez imaginer, c’est drôle une fois. Les deux autres qui enchaînent avec le même dialogue et qui finissent par « tu le savais pas » sont beaucoup moins amusants parce que, bien sûr, au bout d’un moment, je sais.
J’ai laissé faire au début, histoire d’être bon public.
Puis j’ai expliqué : « vous savez, quand on m’a déjà fait la blague une fois, après je sais ce qu’il va se passer donc c’est beaucoup moins drôle. »
Lolo Cacao me répond le sourire aux lèvres : « mais, moi je suis sûre que tu sais pas qu’on va te faire une blague.
– Lolo, chaque fois vous répétez les trois la même chose donc je m’y attends et ce n’est plus une blague parce que ce n’est plus drôle. C’est juste fatiguant. Une bonne blague doit faire rire sinon, ce n’est pas une blague ».

La blague doit arriver à un moment opportun

J’ajoute simplement : « Pour être drôle, il faut me faire la blague à un moment où je ne m’y attends pas. Du coup, si l’un me fait la blague, il faut attendre au moins quelques heures avant de me refaire la même. Moins je m’y attends, plus c’est drôle. Vous comprenez ? »

Ava Banana m’interroge très calmement : « Maman ?
– Quoi ?
– Rien. »
Ah ah ah.

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

Je ne peux pas écrire cet article sans un petit mot sur les nouvelles bannières du blog. Bien entendu, les illustrations sont tellement magnifiques que je suis obligée de faire une ola pour Papacube (on n’est plus à un lien prêt), un génie du crayon/stylet.
[youtube=http://youtu.be/v4oQVu3RqQU]
(et evidemment, je vais consacrer un article entier à tous ces beaux dessins et à leur Papa3)

Paracha de la semaine : apprendre à jouer ensemble ?

Avoir des multiples (entendre par là des jumeaux, des triplés ou plus…soit trop), c’est connaître la chance (ou pas) de faire des activités avec des enfants du même âge. Pas besoin de sortir la boite à formes pour l’un pendant que l’autre joue tout seul au Lego. Certaines fois, ils peuvent jouer tous ensemble.
Avec des triplés, nous avons l’honneur d’assister à une bagarre perpétuelle pour savoir qui commence, qui sort le jeu (rarement pour savoir qui le range bizarrement), qui distribue les jetons… Il y a toujours une raison extrêmement valable de se donner un petit coup de pied sous la table ou de crier plus fort que l’autre. En plus, ici, on parle fort.
Nous vivons actuellement une période où ils testent, où ils développent un esprit de compétition, où ils sont solidaires.

En ce moment, ce qui pourrait être un atout pour notre sain sommeil ne l’ai pas. Au lieu de tranquillement se réveiller le dimanche matin et de voir les enfants jouer tranquillement dans la salle de jeu, nous entendons à travers nos murs en carton-pâte les débats envolés de nos trois grands de 5 ans. Les yeux encore gonflés du réveil dynamité, je les ai tous fait asseoir autour de la table de la cuisine pour leur expliquer :

Pourquoi il faut apprendre à jouer ensemble ?

La raison la plus objective est évidement que, moi, la maman et lui, le papa, avons clairement besoin de repos Continuer la lecture

Paracha de la semaine : Le chômage expliqué aux enfants

Il y a des livres à la maison qui donnent l’impression que mes enfants sont des surdoués. Un seul mot et ils peuvent citer l’intégralité de la page, intonation comprise.
Il y en a un qu’ils connaissent particulièrement bien. C’est l’un de mes préférés aussi : Le géant de Zéralda de Tomy Ungerer. C’est l’histoire d’un ogre qui mange des petits enfants et qui découvre grâce à une jeune fille, Zéralda, les multiples saveurs des bons petits plats cuisinés. Il en perdra son envie de manger les marmots.

Rien à voir avec le chômage me direz-vous ? Vous avez raison. En feuilletant les pages, une nouvelles fois, un soir sur le canapé, les enfant se sont arrêtés sur cette phrase.

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Bien entendu, ce n’est pas la première fois que la question est posée. Vous imaginez !
La conjoncture actuelle  -favorable au concept de chômage- induit d’autant plus le questionnement chez mes enfants qui entendent nos amis et nous échanger sur le sujet ou être personnellement touchés.

J’ai dû, une nouvelle fois, leur expliquer :

 » C’est quoi le chômage « 

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Paracha de la semaine : « Maman, pourquoi tu cries comme ça ? »

Il y a des jours avec, et il y a des jours sans. Hier, c’était sans. Bagarres pour savoir qui ira au centre commercial avec moi, bruits collectifs autour du petit dernier qui se réveille 12 fois par sieste, verres d’eau qui n’arrêtent pas de tomber. Au demeurant, je ne suis pas plus patiente avec les années. Ni avec le nombre d’enfants. C’est bien dommage, je crois que ça m’aiderait.

Faiblesse quand tu me tiens, malgré les efforts prononcés pour donner des consignes précises à appliquer, ma bouche ne s’est ouvert que pour…crier. Et ça, une bonne partie de la journée.

Le soir venant, le coucher des enfants aidant, je me sens un peu apaisée et m’en veux de tous ces cris tonitruants. Il faut bien s’en rappeler, ce sont des enfants.

Je me suis donc assise sur le seul lit raisonnablement à ma hauteur et avant même d’avoir pu fournir une explication, Lolo, ma sensible, m’a devancé :

 » Maman, pourquoi tu cries comme ça  ? « 

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Paracha de la semaine : « Pourquoi on souhaite la bonne année ? »

(Avertissement : dans ce billet, vous découvrirez un peu de culture made in Chez Wam)

Pour commencer cette année, j’offre gratos un petit cours de rattrapage afin de savoir ce qu’est la « Paracha de la semaine ». En 2 mots (10 plutôt) c’est une question posée par mes enfants de 5 ans et mon explication.
Si tu as la chance de ne pas avoir d’enfant en ce moment en train de regarder par dessus ton épaule ou en train de mâchouiller le fil qui traîne de ton chargeur, tu peux avoir plus d’infos ici et carrément toutes les Parachot (un cheval/des chevaux, une paracha/des parachot) par là. Il y a des thèmes super bouillants, d’autres moins. J’aime l’idée que pour élever un enfant, il faut « du lait et des mots ». (et aussi des frites et des bonbons)

Période oblige, j’ai dû leur expliquer :

« Pourquoi on souhaite la bonne année ? « 

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Paracha de la semaine : « Pourquoi on ne peut pas trop regarder la TV ? »

Et voilà, c’est les vacances. Evidemment pas de centre aéré. Evidemment, pas de jours de congés.
La TV a débarqué très tôt dans ma vie. Elle a toujours été là pour moi. Déjà, à 6 ans, je regardais Police académie (1) tous les mercredis. Juste avant d’appeler ma mamie. J’avoue discrètement, qu’étudiante, il m’est déjà arrivée de la laisser allumer alors que je n’étais même pas là. Juste pour qu’elle soit présente à mon retour.

Cette histoire d’amour entre une jeune femme et un boitier, je la fais partager à mes enfants. De façon limitée.

Pendant quelques semaines, on s’est vite pris au jeu de « vous voulez regarder un Disney ? ». Puis, notre conscience de parents en a pris un coup. Alors, on s’est donné une petite règle entre nous. Pas de TV quand il y a école le lendemain. Jamais plus d’un long dessin animé type Raiponce ou Peter Pan.

Et v’là que SpiderPapa s’en va tenir une colo au moment des vacances. Toute ma conscience de mère exemplaire (au moins ça) part en éclat. Cendrillon et les 101 Dalmatiens la même journée, comment leur faire comprendre que ça n’arrivera pas souvent ?!

 J’ai dû leur expliquer :

« Pourquoi on ne peut pas trop regarder la TV »

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