Les vacances de la honte

Cette année comme depuis 4 années consécutives (le « 4 à la suite » pour les fans du chevelu fou de France 3) , nous avons mis le minimum dans nos bagages pour notre long périple. À six, le minimum correspond à un gros coffre, un tout petit coffre et un bout de coffre de toit. Tout de même.
1h30, c’est la courte distance qui nous sépare de notre ville de Lyon bien aimée.
1h30, et nous sommes au bout du monde. Il y a de la nature jusqu’à l’horizon, des vallées envahies d’herbe bien grasse, de drôles d’insectes et même des vaches. De vraies vaches à la robe beige avec les mouches autour des yeux.

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la « Charolaise »

Pour des rats des villes comme nous, cette maison est un havre de paix que nous aimons animer à coup de rires et de cris émerveillés et non limités par nos voisins.

Comme depuis 4 ans, nous n’avons réussi à obtenir plus de 2 semaines de vacances en commun avec mon mari et les enfants. La première année, je venais d’être embauchée. La seconde, c’est son activité d’indépendant qui réduisait les jours de congé. La suivante, mon licenciement s’annonçait et le budget « hobbies/vacances » se limité. Enfin, pour 2014 deux événements s’entrechoquent pour réduire notre calendrier commun : son nouveau travail et mon entrée en formation dans… 2 jours. Purée 2 jours !

Les vacances des enfants… c’est aussi celles des parents ?

Il se trouve que ces deux semaines précieuses à 6 sont aussi celles où je peux retrouver les yeux de mon mari plus longtemps qu’un café ou qu’un couché à moitié épuisé.
C’est aussi le moment de voir des amis; le peu de distance avec Lyon les invitant facilement à venir pour la nuit avec conjoint et enfants. Et la famille. Chaque année, ma mère nous rejoint une semaine et mon beau-père débarque de l’étranger pour une semaine.
Au final, on assiste à un joyeux défilé, loin des horaires stricts de la maison et de l’année faste que nous venons tous de passée et à laquelle nous nous préparons.

Mais comment ? Comment faire de ces deux semaines un moment serein pour tous ?

C’est là que la honte m’a envahie.

Tout est parti d’une photo.
Le plus grand réseau de France a dû oublier cette grande bâtisse au milieu des champs. J’ai eu beaucoup de difficulté à capter et à me connecter à internet. Ne pas avoir de réseau, c’est peut-être ça les vacances pour un blogueur ? Ou la punition pour passer son année la tête collée à l’ordi, ou à la tablette, ou au portable. Au choix.
J’ai eu à quelques moments des soubresauts de « magique 3G »  qui m’ont permis de poster deux/trois conneries sur Facebook et de parler avec une amie.
Je dis souvent « copine » plutôt qu' »amie ». L' »amie » est quelqu’un de particulier dans mon coeur. Je ne sais pas vraiment par quel procédé on bascule pour moi de « copine » à « amie » mais là, c’est avec une amie que j’échangeais. Pour sûr.
J’en ai profité pour lui envoyer une photo de la scène à mes côtés.

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La photo du « délit »

La question est tombée : « c’est une fille au pair à côté des enfants ? »
J’ai répondu un simple « oui« . Un « oui » pas si simple que ça.

Se faire aider pendant les vacances, c’est la honte ?

Il n’y avait aucun jugement dans ses mots, j’en suis sûre. Elle n’est pas comme ça. C’est moi qui me suis fourvoyée dans le rôle de l’accusé. Mon tempérament extrêmement sensible à la culpabilité a sournoisement transformé le « c’est une fille au pair » en un truc du genre : « t’abuses, pour deux semaines de vacances, tu pourrais quand même t’occuper de tes gosses ». Ou bien : « tu as fait 4 gosses, tu assumes« . Je ne sais pas pourquoi tout ça m’a autant pesé, mais c’est ce que j’ai ressenti en avouant « ma faute ».

Peut-être que c’est ça déculpabiliser ?

C’est vrai, pendant les vacances, je rêve de dormir jusqu’à 10h, d’aller faire la sieste à 16h30 alors que c’est l’heure de préparer le goûter pour les 4 lutins affamés, de zapper exceptionnellement l’histoire du soir (parce qu’on a lu 4 fois Robin des bois acheté à la brocante du coin) pour boire un verre (ou deux) avec les amis.
Une fille au pair en vacances, ça m’offre ça. L’occasion d’être là avec un peu moins d’attention que d’habitude.
Depuis l’arrivée de nos triplés en 2009 puis du dernier en 2013, nous sommes en permanence dans l’organisation, la gestion du temps, de l’espace…des cris, des « c’est à moi« . On se dit souvent qu’on aimerait un peu plus de bras même si ce défi nous offre de nombreuses joies quotidiennes. C’est une course de fond, ça demande de l’endurance.
J’ai la faiblesse de dire que je n’en suis pas capable toute l’année. Mes vacances, c’est le moment du relâchement. Celui où je n’ai plus envie d’être dans l’anticipation tout le temps. Ne plus penser dès 10h30 à ce qu’il faudra préparer à manger ou s’il est trop tard pour faire une balade avant la sieste. J’ai envie de me reposer un peu sur quelqu’un. Pas beaucoup, juste un peu. Comme si j’avais une ado responsable en aîné qui aimerait s’occuper de ses frères et sœurs pendant que je bouquine un peu sur la chaise d’à côté.
Comme j’ai l’impression d’être égoïste en écrivant ça et pourtant j’ai aussi l’impression que c’est légitime de vouloir souffler.
En fait, je sais ce qui nous manque vraiment dans la vie avec mon mari. Une grand-mère dispo à côté de la maison pour nous permettre de souffler ponctuellement dans l’année.
Vous en avez une à me prêter ? Promis, après j’arrête les filles au pair. Ou pas.

Qu’est-ce qu’un jeune au pair ?

En réalité, le jeune au pair n’est pas vraiment une grande sœur ou un grand frère par procuration.
Usuellement, ce terme bien précis est utilisé pour définir un jeune étranger célibataire et sans enfant qui passe quelque temps dans une famille d’accueil pour découvrir la culture et la langue. Il est nourri, logé et perçoit une petite rémunération qui correspond à de l’argent de poche.
Wikipédia précise : Le terme « pair » est issu du latin par, paris, qui signifie « égal ». L’expression trouve son origine dans l’idée de parité économique entre les services échangés, par exemple un travail fourni en échange du logement et de la nourriture.
Le concept de « au pair » comprend également un apprentissage linguistique.
C’est un système d’échange de service.

Chez nous, elle (nous n’avons eu que des filles pour le moment) apprend la vie avec des triplés et une fratrie nombreuse. Une nouvelle langue en quelque sorte.
Elle est très rarement seule, car nous sommes très souvent à ses côtés. Il n’est pas question d’abandonner les enfants, mais plutôt d’avoir quelqu’un qui vient en appui dans le quotidien.

Quelques petits conseils pour que les vacances avec un jeune au pair se passent bien :
– Briefer le rôle de chacun dès le départ, les règles de vie (ce n’est pas si évident pour quelqu’un de s’occuper un peu des enfants quand les parents sont à côté, surtout une mère militaire comme …)
– Définir la rémunération à l’avance (je n’ai aucune notion des prix, mais notre part, elle est rémunérée 200€ la semaine)
– Faire participer le jeune à la vie de la famille (repas ensemble, sorties…)
– Lui laisser du temps libre. Pas question de la solliciter à longueur de journée.
– Lui offrir un espace perso. (dormir avec 4 enfants, c’est pas si cool)
Le plus :
Choisir quelqu’un que l’on connaît et qui connaît nos habitudes pour éviter l’effet « intrus ».
Nous avions choisi la petite sœur (17 ans) d’un ami qui en a profité pour venir nous voir quelques jours en la déposant.

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On a tout de même eu le temps de s’entraîner pour le Cirque du Soleil !

Claire, maman coupable qui s’est reposée avec ses 4 enfants, son mari, sa famille, ses amis 2 semaines dans l’année. Et sa fille au pair.
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Tu te maquilles ?

Pendant plusieurs mois, j’étais un peu vexée qu’aucune marque ne me contacte pour faire de la pub sur le blog. Et puis, c’est venu petit à petit. C’est moi qui ai changé mon fusil d’épaule en refusant la très grande majorité des propositions. Je suis une emmerdeuse concernant ma consommation : exigeante, pointilleuse et surtout mère de triplés. L’usage standard n’est pas pour moi.

Mais, il y a peu, j’ai reçu dans ma boite à lettres une BOX.
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C’est quoi une box ?

C’est une boite, comme son nom l’indique, remplie de choses plus ou moins sympas. En général, on paye un abonnement mensuel et l’on reçoit tous les mois une sélection en fonction de la thématique de la box. Il existe des box bébé, des box magazines, des box collants, des box bonbons du monde (celle-ci je veux bien la tester)… Il en existe pour tous les goûts.

Je n’ai jamais été abonnée mais j’imagine que l’effet « cadeau » est là chaque fois en découvrant une sélection de produits joliment emballés. J’imagine aussi que de mois en mois, on oublie que l’on a passé sa CB.

Bref, là, c’est Monoprix qui m’a envoyé sa « Summer box ». Ils se sont un peu gourés de saison (sarcasme) mais comme c’est cadeau, je pardonne aisément.
Évidemment, je suis tout excitée qu’on ait pensé à moi. Alors, je l’ouvre vite en arrachant l’emballage, un peu brusque, je m’assois à côté et je retire le couvercle (et je vous fais une photo de la boite).

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Tout ce qu’il y a dans la box. En vrac.

Je remballe tout et je la fais tomber par terre.

C’est cool, plein de produits de beauté que je ne me serai jamais achetés, mais qui ont l’air franchement sympa.

Je ne me maquille pas trop mais un peu quand même : la trousse à maquillage express’

Côté maquillage et soin, je suis extrêmement fidèle. Je ne me maquille que très peu (mais un peu), ne mets jamais de vernis à ongles (je ne sais pas faire la main droite) ni de crème (sauf celle offerte par la reine du maquillage home-made). J’achète mes shampoings chez Lidl (et environ une fois par an, un masque en grande surface et ne me démaquille que depuis que j’ai des enfants, avec leur liniment.
Néanmoins, j’ai quelques produits que je chéris au point d’en acheter d’avance en cas de pénurie.
Pour le plaisir et comme ils sont peu nombreux, je vais vous parler un peu de ma trousse à maquillage express’.

mon-maquillage

Mon maquillage à moi.
PS: attention, la BB crème L’Oreal a un emballage qui ressemble de près à sa cousine la crème Vitalift. Il faut bien que « BB crème » soit précisé sur le packaging. Je prends la teinte Medium.

1) Le fond de teint
Celui-là même qui fait une vraie jolie peau. Il s’applique comme une crème, sent bon. Ni trop couvrant à avoir le cou orange, ni trop léger, je le trouve parfait et  j’en offre à mes amies en guise de reconnaissance.

En plus, il possède une protection UV et un traitement antiride, au cas où !
Je l’applique à la main. Les enfants aiment trop les pinceaux.
Il ne doit pas être bio du tout, ce n’est pas bien, mais pour le coup, je m’en fou.  Il est vraiment vraiment bien.

2) La poudre
Je mise tout sur le teint, ça prend 2 minutes et franchement, ça sauve un visage fatigué. J’ai utilisé pendant très longtemps la poudre Guerlain, qui coûte un peu cher, mais dure des années. Puis, mon adorable mari a pris l’avion. Il a acheté des clopes en duty-free et un très beau poudrier Dior. Offrir du luxe, ça marche à chaque fois !
Je l’ai adopté. La couleur est bien pour ma peau et elle est légère.

3) L’ombre à paupières
J’ai 2 ombres à paupières : une marron mat et une rose pouf. Les deux ensembles, ça marche bien.

5) Un mascara.
Là aucun avis précis. Chaque fois que j’arrive sur la fin, j’en pique un chez ma mère qui en a toujours en stock. Comme elle habite un peu loin, j’essaye d’anticiper ! Elle a de très bons critères de choix, je me fie à elle les yeux fermés. (et maquillés)

Voilà. Ce n’est pas beaucoup, mais je sors rarement sans. A part pour aller chercher des pizzas. Dans ce cas, je ressemble à une clodo.

C’est là que la Summer Box Monoprix n’a pu que me surprendre. Il y a plein de trucs dedans.

Dans ma Box

Je vous laisse découvrir son contenu grâce au petit document glissé dans la box. Je suis un peu faignante mais j’ai essayé d’être sympa en stabilotant les différents produits pour plus de visibilité !
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Je ne parlerai que des produits que j’ai vraiment essayés.
Comme je ne mets pas de vernis, ils sont restés dans un coin de mon tiroir à chaussette. Je les filerai à Lollie ou à Emmanuelle. La première que je vois.
Les gélules Oenobiol solaire ont atterri chez ma voisine au magnifique teint hâlé. Je suis un peu rousse, le soleil, ce n’est pas pour moi.
Je me réserve le soin cheveux monodose Dove pour après la piscine.
La poudre bronzante Bourgeois s’est complètement éclatée lors de La chute.
poudre-teint-bourgeois L’eau micellaire démaquillante de Caudalie, je ne sais pas vraiment quoi en faire. J’aime mon liniment !
La petite compote Andros, je l’ai mangé avant que les enfants ne rentrent du centre aéré. Il n’y en avait qu’une. Pas le choix.

Pour tous les autres produits, voilà un petit résumé (un peu long, je préviens) après test sur une mère fatiguée en cette fin d’année de 31 ans et 4 enfants.
J’ai ajouté également les prix afin de se faire une idée juste même si dans une box, ils ne sont pas souvent indiqués.

Les produits de beauté pour la peau

a) La crème Nuxe
Comme j’ai déjà une protection sur le visage avec ma BB Crème fétiche, j’en ai surtout mis sur les épaules et sur les jambes même s’il est bien précisé « pour le visage ». J’espère que mon corps ne m’en voudra pas !
crème-solaire-nuxe Elle est très douce, sent bon, s’applique très bien et ne colle pas. Mais je n’ai pas testé avec le sable tout collant, les enfants tout coulants et le soleil liquéfiant.
Crème fondante visage haute protection Nuxe 18,95€ les 50ml

Elle est très bien, mais j’avoue, je ne l’achèterai pas. Avec notre famille nombreuse, je suis de celle qui opte pour la crème Décathlon très bien et pas chère. J’utilise la même qu’eux, question de praticité. Pour choisir votre crème solaire, ce qui n’est pas si simple, il y a un très bon article écrit par le Pharmachien ici.

b) Huile beauté n°110 de Diadermine
Je ne connais pas les 109 autres, mais celle-ci est plutôt cool. Se mettre de l’huile partout sur le corps, ça fait un peu rêver. Je n’ai jamais vraiment pris le temps de le faire, mais en vrai, c’est plutôt agréable. Elle ne colle pas au vêtement, elle fait la peau douce, elle sent l’été.
J’aurais préféré qu’elle se vaporise parce que de l’huile dans la salle de bain, avec mon petit dernier, c’est risqué !
11,50€ les 100ml

Les cheveux

Habitudes : se lave les cheveux tous les 5 jours avec un shampoing + un après-shampoing basique.
Fait tous les deux jours 2/3 coups de lisseurs sur le dessus de la chevelure et pas beaucoup. (juste pour les frisottis bizarres)

a) L’huile suprême de Phyto
« elle nourrit et discipline les cheveux secs pour un éclat instantané ». Whaou.
Bon, en deux pschitt, le cheveu est effectivement moins sec, mais il est aussi plus gras. Ça doit dépendre des natures de cheveux, j’imagine.
L’huile suprême de Phyto 23€ le spray de 100ml

b) Le shampoing sec Klorane
Alors là, j’étais vraiment intriguée. J’ai donc pris le temps de bien le tester. J’ai bien suivi les conseils, ça m’a un peu blanchi les cheveux quand j’ai bombé le spray. Et puis, après quelques coups de brosse, le surplus avait quitté ma chevelure.

En fait, ça a fait exactement comme avec du talc. Oui, lorsqu’on se met du talc sur des cheveux un peu crados, ça absorbe et vous pouvez tenir encore une petite journée. Ce n’est pas très élégant, mais ça marche et ça peu sauvé un shooting photo ou…comme moi…un déj’ avec une copine sans trop lui montrer qu’en ce moment, sans mon mari, c’est un peu chaud à la maison pour prendre ses nouvelles marques.

En définitive, c’est pratique en urgence (est-ce vraiment une urgence ???), mais le talc aussi ça marche bien.
Spray shampoing sec Klorane environ 11€ les 150ml

Le maquillage

a) New Baby skin de Gemey Maybelline
C’est une crème qui fait les joues un peu rosées comme un bonbon. C’est facile à appliquer, mais ça ne sent pas très bon. L’odeur est un peu acide. Par contre, il suffit de très peu de crème pour avoir un effet bonne mine.
Crême New Baby skin de Gemey Maybelline 14,90€ les 22ml

b) Le crayon à lèvres Color boost Revlon
Alors, je ne mets que rarement du rouge à lèvres, mais quand c’est le cas, je le veux rouge et mat de préférence. C’est le cas de ce crayon géant. La teinte proposée est un rouge orangé. Ce n’est pas mal avec mon teint et c’est facile à appliquer. Il tient bien et ne bave pas. Il peut faire la matinée. Ça laisse les lèvres bien hydratées et il n’est pas très cher pour un résultat pas mal du tout.
Crayon à lèvres Color boost Revlon, 7€ environ
revlon

Le bilan

J’ai découvert plein de produits que je ne connaissais absolument pas. Je crois bien que c’est aussi ça le principe des box : faire découvrir.

Voilà, vous connaissez tout de mes habitudes entre 7h04 et 7h20 le matin, heure où le temps s’arrête…pour laisser place à des activités plus…enfantines.

Comme vous le voyez, je ne suis pas une blogueuse beauté. Vous n’avez donc pas appris grand chose. L’essai à cet exercice était risqué mais j’y étais obligée. Le blog sera en pause pendant 15 jours au moins, faute de connexion internet. Nous partons en vacances à la campagne. Ça va être chouette.
Définitivement, je ne pouvais laisser mon blog en pause sur un article intitulé « la pipe« . C’est pas sérieux.

A bientôt, la rentrée pour moi sera le 18 août. Bonnes vacances à tous.

Claire, pas vraiment blogueuse beauté
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La pipe

Interdit au -16 ans, j’y tiens. Il y a un âge pour tout.

En ce moment, les sites internet font fort. Pour attirer l’attention (sur le web, on appelle ça le « buzz »), ils sont prêts à s’approprier des sujets chauds juste pour se faire Facebook-liker ! Religion, guerre, féminisme, racisme…actuellement, malheureusement, ça ne manque pas.

Comme c’est de la visibilité facile. J’ai décidé de m’y mettre. Ça ne fait pas de mal un peu plus de visiteurs l’été.
J’ai pensé parler circoncision, sans anesthésie évidemment, mais ce n’est pas assez dans l’air du temps. C’est l’été, les gens ont envie de trucs chauds.

J’ai donc choisi un « marronnier » (sujet récurrent dans le journalisme) qui m’assure un peu de fréquentation. Ce n’est pas beau comme principe, mais bon, comme l’autre, il le fait. Je me suis dit que …

Ginie de Femme Sweet Femme (Avertissement : vous allez devenir accro à son blog si ce n’est pas déjà le cas) a déjà parlé très richement de la pipe. J’ai donc repris son sujet.
Passe-partout, complètement décalé par rapport à mon thème de prédilection et il ne fait pas de mal : c’est parfait.
Le sexe, ça fait de l’audience. Toujours. Demandez à Youporn et à Pornmotion, ils sont bien au courant et niveau fréquentation, ils ne doivent pas être les derniers.

Je vais donc m’essayer à cette petite pratique qui consiste à utiliser un tas de mots clés régulièrement recherché dans le monde universel de Google. Que je m’y connaisse, ou pas.

Les miens seront : pipe, fellation, chibre, sexe (évidemment), excitation, plaisir.
Je fais dans la simplicité.
Niveau racisme, religion, féminisme, j’ai trop de scrupule pour me les approprier.


Mise en garde :

  1. Public religieux : je crois que ce n’est pas autorisé (une histoire de semence en vain,  si ma culture est juste.)
  2. Maman, zappe cet article, sinon on devra toutes les deux faire semblant pendant un moment que tout cela n’a pas existé. C’est dommage.
  3. Contacts professionnels échoués ici via un lien Linkedin ou Viadeo (ou une carte de visite trop hâtivement donnée), ce n’est pas moi qui écris, c’est le clavier.

Donc pour parler fellation, pipe (Bipppp : placement de mots clés), j’ai décidé de mettre en scène un homme et une femme. C’est le côté « expérience » qui fait tout dans ces articles à gros succès. Comme ma situation de maman de 4 enfants est issue, dans mon cas, de la relation entre un homme et une femme, c’est la configuration que je vais présenter.

Attention, pour faire le buzz, il faut vraiment donner de la personne et raconter tous les détails. Sinon, ça le fait pas. C’est ce côté authentique, « je l’ai vécu » qui assure la reconnaissance. Qu’on l’est vraiment vécue ou pas en fait. Ça, ça n’a pas d’importance.

Maintenant, il y a le plus compliqué, là où le travail de/du l’écrivain spécialiste du référencement commence vraiment. Attention, je suis obligée de mettre du style pour que les robots Google ne se sentent pas feintés. Les robots Google ont un cerveau. Si, si.

Donc, je commence : (pour que ça marche, faut que ce soit très chaud. Fifty shade of Grey, va te rhabiller)

« À chaque fellation, le même plaisir m’envahit. Ma langue frôle doucement le sexe de mon partenaire. Je le sens gonfler entre mes lèvres humides. Son plaisir envahit bientôt toute ma bouche. J’attrape son chibre encore au début de l’assaut et le maintien plus fermement pour faire monter son excitation. C’est un moment de partage. Il m’offre son envie, son désir, je lui offre mon savoir-faire, mon dévouement. Pendant quelques minutes, cette sensation brûlante envahit mon corps. Je me laisse aller au plaisir de donner. Ma bouche avance maintenant beaucoup plus vite sur ce sexe en érection. Elle glisse de haut en bas et ma langue joue frénétiquement avec… »

Vous voyez, avec un tout petit peu de style (et encore, est-ce bien nécessaire ?!) c’est facile d’être hors sujet juste pour attirer l’attention.
C’est bizarre et déplacé également.

Messieurs les sites web, les blogs, faites des efforts, restez dans votre sujet, n’inventez pas des histoires juste pour faire parler. Sinon, vous êtes complices et participez à l’industrie des sites de bas étage.
Les putes du web.

Je ne vise personne particulièrement, c’est juste un constat général du moment.

PS : Pour le titre provocateur, vous imaginez bien, j’y étais contrainte.
Un titre choc : ça fait partie de la panoplie de la visibilité.
PS2 : pour l’image qui illustre l’article, vous comprendrez également qu’il n’y a pas de principe à avoir quand on veut buzzer. 

 

Claire, femme, maman, lectrice contre l’appropriation de sujets complexes au profit de la visibilité.
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Il s’appellera David

Comme je n’ai eu avec moi,pendant 15 jours, que mon plus jeune enfant, c’est l’occasion de lui accorder la place qu’il mérite ici. Déjà que dans le nom du blog, il n’est pas cité…

David, c’est le prénom de mon petit dernier : un haricot magique qui s’est développé miraculeusement dans mon ventre auparavant naturellement hostile à quelconque forme de vie.

Si c’était un garçon -secret bien gardé par le monde hospitalier jusqu’à la délivrance- le prénom était évident. Il s’appellerait David. Si c’était une fille,ç’aurait été Anouk.

Pas vraiment en rapport avec le roi (même si cette image n’est pas la moins flatteuse) mais plutôt en rapport avec David. Notre David.

Pour vous raconter cette histoire, il va falloir aussi que je vous révèle un peu de ma vie mais aussi un peu de celle de ma maman. Je pense (et j’espère) qu’elle ne m’en voudra pas.
Voilà encore un texte qui me rendra timide face à l’interlocuteur qui l’aura lu. Ici, c’est un peu mon carnet de liaison, j’assume pleinement (au moins en l’écrivant).
Ma mère s’est retrouvée veuve à 42 ans et moi, sans papa à 17. C’était triste à s’assoir par terre pour un bon moment, c’était long à colmater, ça paraissait insurmontable de vivre ça et puis, le temps a passé. Nos habitudes ont changé. Mettre la table pour 5 s’est petit à petit transformé en 2 face à face. Au début, penser à ne pas sortir l’assiette était déprimant et puis, la chaise en trop a été placée sous le piano, même s’il n’y a personne pour jouer. (et qu’il n’est sûrement pas accordé) C’est devenu sa place dans cette nouvelle configuration. Je me suis habituée. On s’est tous habitué. C’était comme ça, pas le choix.
Heureusement le temps avance en même temps pour tout le monde, au moins du point de vue d’un calendrier.  Pour ma maman également. Heureusement.
Elle a rencontré quelqu’un. Il était généreux, gentil et profondément joyeux. Il lui a fallu du temps, à maman, pour imaginer la vie autrement, pour se sentir à nouveau en sécurité, pour faire des plans.
A mon âge, je ne cherchais plus de père de substitution, j’avais déjà quitté la maison depuis un moment. J’espérais juste quelqu’un qui la fasse sourire, pour de vrai.
Comme c’est ce qu’il a fait, je me suis laissé imaginer quelques fois qu’il porte un jour mes enfants dans les bras comme l’aurait fait un papi. Il était parfait comme 3ème grand-père, j’en étais persuadée.
En plus, quand il a rencontré l’homme qui serait mon futur mari, il l’a adoré. Ca comptait.
Et puis, au moment où tout se réparait, il a complètement chié.
Par hasard, j’ai appelé ma mère pour vérifier si mon forfait téléphonique s’était relancé (l’époque du forfait bloqué), j’étais sous la pluie, il faisait froid et elle m’a tout dit. Je crois que ce jour-là la terre s’est à nouveau arrêté. Il avait eu une crise cardiaque et était mort dans la nuit. Comme ça, sans prévenir, sans nous laisser nous préparer.
C’est vraiment pas de bol de se retrouver veuve deux fois à 50 ans. Pour un téléfilm M6, ça ferait un super scénario dramatique. Malheureusement, tout ça était bien vrai. Ni acteur, ni caméra. J’espère sincèrement que le dicton « jamais deux sans trois » est aussi valable que le fait que quelqu’un pense à toi quand on voit la trace d’un avion dans le ciel.
Aujourd’hui, je préfère sourire (et en blaguer) que de pleurer. Dès fois, la vie est comme ça et ça sent juste mauvais. Maintenant, je connais les paramètres.

Cet homme qui a fait partie de nos vies aurait adoré que j’ai des triplés. Il aurait trouvé ça merveilleux. Je l’imagine avec sa voiture énorme et trois sièges auto de dernière génération venir nous voir à la maison. Ça m’aurait plu que mes enfants aient ce grand-père-là.

Alors, quand notre dernier bébé est né, il nous semblait naturel de lui offrir ce prénom, le prénom de ce grand-père d’adoption, le prénom d’un homme que j’avais choisi pour être un super papi.
On l’a appelé David comme le David merveilleux que j’ai eu la chance de rencontrer. La joie en héritage.

PS: promis, la prochaine fois je vous parle crème solaire, terracotta et cheveux glossy pour alléger le récit. 

Claire
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1ère colo : quand les enfants sont absents…

Le 6 juillet, mes trois grands de presque 6 ans ont mis leurs sacs Décath’ sur le dos. Un rose, un vert, un bleu pour les distinguer. J’ai caché quelques bonbons dans les boules de chaussettes. Un petit bonheur discret à découvrir à un moment inopiné.

Doudou, le petit dernier, est resté avec moi. Ça ne le perturbe pas plus que ça.
Il n’y a plus qu’un enfant à coucher, à laver, avec qui jouer et échanger.

L’appartement semble presque abandonné.
Ils sont petits pour partir en colonie.

La colo l’esprit léger

Ils sont petits, mais surtout, ils sont accompagnés. Le directeur de colo, celui qui « fait peur, mais qui est gentil », c’est leur papa. Mon mari. Du coup, il faut bien l’avouer, ce qui génère le plus d’angoisse dans le fait d’envoyer ces enfants dans des colos, c’est l’encadrement, mais là, pas de quiproquo. S’il y a un souci, je saurai vers qui me tourner. En l’écrivant, je me dis que ce n’est pas si bien que ça…pour la paix des ménages en tout cas !

Ils me manquent ?

Afin de faire de cet article un semblant de texte informatif, je vais vous livrer mon ressenti.
Je suis triste à en crever.
Pas de cri, ni de « libérée, délivrée » plein pot dans le salon, pas de machine à faire deux fois par jour ou de lave-vaisselle à remplir ou à vider, plus de repas à préparer (ou plutôt de décongélation à anticiper)… Donc non, en fait, je ne suis pas triste, je suis plutôt agréablement surprise par cette situation inhabituelle, ce sentiment de légèreté ponctuelle de n’avoir qu’un enfant à mes côtés.
J’en ai profité pour aller voir ma mère quelques jours sur Paris et prendre le train avec Doudou. Un petit moment d’exclusivité dont il a aussi besoin. Un seul enfant c’est tellement…différent ?! Contrairement à d’habitude, l’idée de prendre le TGV ne m’a pas fait angoisser. Comme je ne supporte pas les gosses qui passent leur temps à courir dans la contre-allée et à vous défoncer les têtes de passagers endormis, je suis assez exigeante sur le bruit dans les transports avec mes enfants. (sur un voyage de 6 heure, Ok, les limites peuvent varier) Imaginez bien qu’avec 4, ça génère du stress… Ils assimilent très mal la notion de « moins fort ». (Sûrement une histoire de vitamine qui ne veut pas se fixer)

Par contre, l’appel en larmes de Danou (des vraies, ça s’entendait), ça, ça m’a abîmé. Le savoir comme ça derrière son téléphone, ces yeux tout gonflé… Je l’ai rassurée, ces sœurs l’ont pris dans leurs bras (l’avantage d’être trois) et je lui ai révélé une autre cachette à bonbons. Celle à dévoiler en cas de gros chagrin.(en tout, il y en a trois)
Pas trop longtemps : le coucher léger sans 36 « bonne nuit », ni besoin de boire ou d’histoire de vessie m’ont aidé à supporter l’Absence !
Et puis, ils s’amusent, font pleins d’activités que je n’autoriserais sûrement jamais, se goinfrent de chips et de chocolat tout en ayant un papa pour les câliner. En fait, pour tout le monde, dans ces conditions, quelques jours dans l’année, c’est bien.

Et pendant ce temps :

J’ai enfilé mes belles bottes en cuir de veau qui vont avec tout et une robe sympa pour me sentir encore féminines selon mes critères bien subjectifs.Je me sent le besoin de compenser, je suis sur le point d’aller dans un magasin acheter des chaussures de sécurité pour mon futur métier !

les-bottes-en-éventail

Illustration de l’expression : « avoir les bottes en éventail »

PS : Vous vous dites peut-être que la saison n’est pas appropriée pour le port de bottes. Sachez qu’à la question « tu n’as pas chaud ? », je répondrai que « non, effectivement, je n’ai jamais chaud aux mollets. »(je trouve d’ailleurs que d’avoir chaud au mollet, c’est très surprenant). Et en plus, soyons honnêtes, les belles bottes, c’est vraiment beau. Vraiment.

Pour ceux qui souhaitent avoir des infos sur « comment choisir une colonie de vacances sûre », il y a un texte plein d’infos ici rédigé par la très sympathique Isabelle de Mon blog de maman.

Claire, maman à 25% qui porte toujours des bottes en été
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Parents de jumeaux, triplés : une faculté en plus

J’avais envie de vous présenter une box que Monoprix m’a gracieusement envoyé à l’approche des vacances mais comme il fait moche, ce n’est pas le moment d’en parler.
D’habitude, je ne parle pas vraiment de marques sur le blog, pas parce que je suis hautaine, c’est juste un choix. Mais, des fois, ça peut m’arriver quand ça me plaît. En plus, j’avoue que recevoir un tas de jolis produits dans ma boite aux lettres sans être passée par la case CB, c’est suffisamment rare pour l’évoquer !

Bref, à cause de la pluie, du monotone automne, j’ai dû changer de sujet.

J’aime les études scientifiques. Savez-vous par exemple que les femmes blondes ont plus de chances d’épouser un homme riche ou que les enfants qui ont des surnoms réussissent mieux socialement ? C’est Yahoo qui me l’a dit, avec bien sûr, l’étude d’une université américaine inconnue à l’appui.

C’est donc de ce type d’étude « scientifique » dont je vais vous parler.

Particularité chez les parents de jumeaux, de triplés et plus

J’avais déjà décelé une spécificité chez les gens du Nord. Ma découverte sur le sujet n’a pas évolué, j’en conclus objectivement que l’hypothèse est confirmée.
Maintenant, c’est sur l’ensemble des parents de jumeaux et plus que se porte le phénomène que j’ai découvert.

Postulat de l’analyse

Constat chez la mère de jumeaux et plus
On le sait, avoir plusieurs enfants en même temps, ce n’est pas juste un bouleversement. En plus du fric et de la place en moins et du ménage et des nuits pourries en rab’, il y a le corps qui change. (Évidemment, il y a toutes les joies quotidiennes, évidemment. Évidemment.)

Les abdominaux ont été écartés par le volume DES bébés. Désormais, je suis ouverte à deux doigts. (au niveau du ventre en tout cas) A vie.
Les hanches se sont parfois élargies.
Les seins se sont un peu affaissés. Ou bien, ils ne sont plus très ronds. Ni en poire d’ailleurs. Ils sont… bizarres.
Mais, chez les mamans de jumeaux ou plus, il y a un changement supplémentaire. Et cette fois, c’est à notre avantage. (des seins « originaux » ne peuvent pas être toujours considérés comme « un avantage »). C’est ce truc précis dont je vais vous parler.
Constat chez le père de jumeaux et plus
Avec deux bébés ou plus, l’investissement du père n’est plus à débattre. Avec un non plus d’ailleurs mais le résultat est moins rapidement catastrophique.
C’est donc très régulièrement que l’homme est amené à porter deux bébés en même temps (ou trois ? ou huit ?).
Et… très rapidement, l’homme père de jumeaux et plus, développe également LA particularité.

À partir de ces deux constats, je conclus que c’est l’environnement qui amène les parents de jumeaux et plus à développer cette nouvelle faculté. Une sorte de bonus livré en cadeau avec les mignons petits paquets !

Agile du pied

Cette nouvelle faculté, c’est l’agilité du pied. En effet, à force d’avoir les bras pris par des petits êtres fragiles que l’on ne peut pas poser sur le carrelage froid, comme ça, on trouve une autre solution pour attraper les objets. Il y a toujours un jouet à attraper, un produit qui tombe de la table à langer : un moment où les mains ne sont pas libres et où une autre partie du corps doit prendre le relais.
Tout naturellement, le primate en nous se réveille. Le retour à l’instinct animal s’impose.

C’est de ces contraintes que naît, avec les mois, cette nouvelle capacité. Celle d’attraper tout avec les pieds.

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Attraper un vêtement, bonnet… : basique

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PS : il se peut quelques fois que des parents d’enfants d’âge rapproché développent également ce talent. La faute au nombre de bras qui, dans cette situation également, ne sont pas suffisants !
PS2 : parents de jumeaux, parents de triplés, en tant que parents un peu « différents », j’aime nous valoriser et nous trouver de nouveaux talents. Ça apporte une lueur d’espoir les nuits où l’on ne dort pas ! 
PS3 : Durant les vacances, je suis un peu moins présente. C’est les vacances !
PS 4 : Je ne peux ne pas vous dire MERCI pour tous les adorables commentaires que vous m’avez laissé ici, par mail, sur Facebook, Twitter. (j’en profite pour vous remettre tous les liens. Maligne la meuf.)
PS5 : Je crois que j’ai défié les lois du nombre de « PS ».

Claire, qui aime parler de truc léger l’été
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Reconversion professionnelle : révélation

Dans un monde sans préjugés, j’aurai sûrement fait une formation courte. Mais, à la maison, c’est d’abord le bac (et si ce n’est pas un bac S, c’est caca) et ensuite les études supérieures. Pour mon père, au minimum ingénieur.

Dans un monde sans préjugés, les filles peuvent faire des métiers d’hommes, parce qu’à elle aussi ça peut plaire. La force et la puissance sont deux éléments différents. Pour nombre de tâches, l’une comme l’autre est équivalente. Pour une petite brindille, la puissance peut compenser des biceps un peu plus bombés. Et sinon, on peut toujours demander de l’aide. Gentiment, ça n’a jamais tué, même que peut-être, ça créerait de la solidarité.

Dans un monde sans préjugés, une mère peut décider d’avoir des enfants et de travailler. D’être présente avec eux et d’avoir une activité personnelle. Peut-être qu’en plus, elle peut décider de continuer à se sentir femme, avec ou sans les artifices communément associés. Les gros nichons, le ventre plat et le popotin saillant, ce ne sont pas les seuls critères de baisabilité.
C’est l’homme en moi qui vient de parler.

Dans un monde sans préjugés, les métiers manuels ce n’est pas que pour les « sous doués » qui ne sont pas capables de suivre des études supérieures. La « voie de garage » comme ils disaient ! Il y a de vraies mines d’or dans les mains de certains et des débouchés à en faire pâlir des directeurs marketing à la recherche d’un emploi (depuis 18 mois ?).

Dans un monde sans préjugés, les choix improbables peuvent être raisonnables. N’est-ce pas là une forme de créativité, de la liberté dans les idées ?

Dans mon monde sans préjugés, j’ai décidé de transmettre à mes enfants l’une des valeurs les plus salvatrices de ma vie. Un truc pour moi qui a bien marché et que je souhaite faire perdurer : « fait ce qu’il te plaît si c’est vraiment un choix réfléchi et donne-toi les moyens d’y arriver. Il n’y a pas de mauvaises idées ». Bien sûr, je ne vais pas le cacher, la vie a été plutôt clémente avec moi. Je me sens souvent épaulée.

Montrer à mes enfants que l’on a le choix de ses actions – en faisant attention à n’écraser personne en chemin – que c’est ça la vraie liberté. Appliquer mes propres principes pour de vrai, parce que j’y crois au plus profond de moi-même, c’est ce que j’ai décidé de faire avec ma reconversion.

Dans les faits, ce n’est pas rose comme la barbapapa. Les préjugés, c’est dur à envoyer balader. Et, je crois que le plus dur a été de lutter intérieurement contre ça, contre cet environnement, contre ses idées qui ont fait partie de mon éducation, qui font partie de mon environnement. Peut-être qu’il me fallait du temps et de la joie pour me permettre de croire en moi.

Ma reconversion professionnelle

Maintenant que je vous ai bien bassiné avec ma reconversion professionnelle, mes états d’âmes, les péripéties de l’administration, il est temps de faire la grande révélation.
J’ai eu un appel il y a deux jours confirmant le financement de ma formation. J’avais monté un dossier de 27 pages (que le fax du Pôle Emploi a accepté d’envoyer – c’est suffisamment rare pour le signaler) avec annexes et feuille de garde ! Je n’arrive même pas à réaliser que le début de cette aventure va pouvoir commencer.

Le 17 août, je fais ma rentrée. J’intègre une formation de niveau 5 (un niveau CAP).

Je vais être :_ _ _ _ _ _ _ _

Désolée, je ne pouvais pas balancer ça comme un gros paquet. Pas après toute cette attente pour moi, pour vous.
Comme pour un accouchement, il y a d’abord les contractions avant la poussée. (ou la rachi avant la césa, au choix)
Je vous propose de deviner en jouant. Je suis tellement de bonne humeur (et déjà crevée) que j’ai envie de m’amuser, de partager.

DEVINETTE

Alors, le principe est simple. Le métier est composé de 8 lettres. Chaque lettre est à trouver dans un article que j’ai aimé lire récemment. Je vous mettrai chaque fois une indication.

1)      Lettre 1 : http://lesmoukrainesalaglaviouse.wordpress.com/2014/06/02/linstruction-en-famille-et-les-paquerettes/  1ère lettre du 5 ème mot (dans le texte, pas le titre)

2)      Lettre 2 : http://www.papacube.com/2014/06/lincoherence.html 1ère lettre du titre

3)      Lettre 3 : http://paf-le-paf.fr/coller-bourre-tif-999 2ème lettre du titre

4)      Lettre 4 : http://mimilacocotte.fr/2014/06/laisser-son-enfant/ 1ère lettre du nom de ce blog (top au passage).

5)      Lettre 5 : http://moitimothee.blogspot.fr/2014/06/le-concours-des-doigts-de-pied-en.html 4ème ligne du texte (sans le titre), 1ère lettre du 8ème mot

6)      Lettre 6 : http://jeveux1bebe.com/WordPress/le-post-de-la-mauvaise-foi-jeveux1bebe-vs-papacube/ Bulle n°1, 2ème ligne, 1ère lettre

7)      Lettre 7 : http://www.8alamaison.com/fin-dannee/#more-5312 Dernière lettre du titre

8)      Lettre 8 : http://www.cranemou.com/2014/07/salut-maitresse/  5ème lettre du 2ème mot du titre

PS1 : C’est un projet très réfléchi et je ne me lance pas les yeux fermer juste parce que « j’ai envie ». J’ai un mari, quatre enfants, un compte en banque pas particulièrement bien garni. Control freak comme je suis, vous pouvez en être sûre, j’ai bien évalué la situation et les contraintes avant de me lancer.
Ça ne va pas être simple, mais en fait, rien n’est simple alors autant que ça fasse plaisir !

PS2: je lirai avec attention tous vos commentaires et ne manquerai pas d’y répondre mais ce serait cool de ne pas donner la réponse. Ça casserait toute ma chasse au trésor !
Si vous le faites, ce n’est pas grave, dans le prochain article, je raconterai le dernier épisode de la dernière saison US de Grey’s Anatomy. 

Claire, enjouée et sereine
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J’ai testé : la boutique de fringues chinoises pas chères en ligne

Je me sens l’âme de Bernard dans Enquête exclusive, la prostitution et la drogue en moins. Je suis entrée au cœur d’un marché parallèle. C’est du vrai sujet tabou. Encore un. Acheter ses fringues direct’ en chine en étant parfaitement au courant des conditions de fabrication et des salaires (minimums ? ).
C’est pas bien.
Je pourrais faire l’acte militant de n’acheter que Français mais c’est très compliqué. Pas seulement pour des raisons d’argent (mais aussi). Il se trouve que la confection en France n’est pas à son point culminant et qu’en dehors des coûts de fabrication indexés sur les avantages sociaux indéniablement favorables, faire fabriquer une robe en France peut s’avérer un parcours du combattant.

Donc voilà, j’achète régulièrement 10€ les 10 bodies à Carrouf’, non pas pour la qualité mais parce que ce n’est pas cher. Sûrement que si j’avais 8€ à mettre dans un body, je choisirais celui en coton bio avec un joli dessin dessus. Mais j’ai eu trois bébés d’un coup et des bodies tachés de carotte (ça tâche bien la carotte) ou de feutre Velleda (ceux qui ne partent pas), j’ai eu l’impression d’en avoir des milliers.
Le premier critère d’achat n’était donc pas la qualité, et à coup sûr, pour le porte-monnaie, l’Asie m’a bien aidé.
Mes shoppings fringues ont bien réduit ces dernières années. J’aime toujours autant ça, mais le problème ne vient pas de ce côté-là. En plus de l’aspect financier, il y a aussi une histoire de place. Décemment, une étagère pour lui/3 penderies pour moi, Ce n’est pas équilibré. Je dois me calmer !
Quand même, des fois, j’ai envie de nouveauté. Ce n’est pas vraiment une question de besoin. C’est le plaisir de changer, de se changer.

Souvent, je tape des chaines de mots sur Google, pour voir. « Robe mousseline pas chère » par exemple. J’arrive sur une boutique en ligne, je remplis un gros panier. J’en ai pour 300€. Je n’ai pas besoin de tout ça. Je clique sur la petite croix rouge en haut à gauche de mon navigateur. Panier abandonné. 300€ juste pour se changer, c’est un peu chérot.
Et puis, des fois, mes recherches Google m’amènent sur des sites étrangers. Ils doivent bien maîtriser le référencement (le fait d’arriver en bonne position dans les résultats de recherche Google). Il y a des robes de mariées à 60€ . Ça donne envie…mais ça va faire 10 ans que je suis mariée alors tant pis.
Et, il y a aussi tous les petits hauts et les robes que l’on retrouve dans les petites boutiques de quartier x 10000. Des pages et des pages d’accessoires, de ceintures, de tee-shirts, de chaussures … A des prix de marché aux puces. (et plutôt ceux de Barbès que de Boulogne)
L’histoire, c’est que la Chine, quand même, c’est loin. S’il y a une couille (différence entre la photo et le produit par exemple), je pense qu’il sera particulièrement difficile d’avoir la hotline au téléphone pour résoudre le problème. En tout cas, si chaque fois je ne poursuis pas ma visite sur ces cavernes d’Ali Baba, c’est entre autres pour ça.

Et puis, je me suis lancée

Dit comme ça, on dirait un grand pas d’aller claquer du fric à l’étranger !
J’ai beaucoup cliqué sur « poursuivre mes achats » (le site est « plus ou moins » traduit en français). Ceintures, blouses, robes, manteaux pour les enfants…
Quand je teste, j’y vais à fond.
En une petite demi-heure, il y a déjà 25 articles dans mon panier et la facture s’élève à moins de 150€ (avec trois manteaux…)
Je créais ensuite mon compte, rien de bien compliqué. Le site est ergonomique, c’est rassurant.
Ensuite, j’ai « validé ». Il a évidemment fallu payer. Par Paypal, j’ai trouvé ça plus sécurisant.
Mail de validation, mail de confirmation. Jusque-là, tout est OK. J’ai entré un ou deux mots dans Google traduction, c’était en anglais.
Niveau frais de port, j’en ai quand même eu pour 75€. Même à ce tarif, ma commande reste bien en dessous des prix du marché.
Vingt-quatre heures après, j’ai reçu un message pour valider mon identité. Au départ, j’ai failli faire marche arrière (boouuuhhhh la peur du fishing) : il m’était demandé une copie de ma pièce d’identité et de la carte utilisée pour le paiement. (avec comme précision de ne laisser visible que les trois derniers chiffres)
Connaissant bien les systèmes de paiement en ligne (ça faisait partie de mon métier) et à moins de ne vouloir me voler mon identité (on ne sait jamais…), j’ai envoyé les documents. Cela m’a permis d’apprendre que mon passeport n’était plus valide. C’est déjà ça de pris.

Les colis c’est comme des cadeaux (à part qu’il faut se l’offrir)

Les délais de livraison sont un peu longs. Environ 3 semaines comme sur vente-privée dans ses premières années ! Pas de surprise, l’information était précisée. Comme pour les bons e-commerces français, j’ai reçu un numéro de suivi.
Et puis, les 4 colis sont arrivés. J’ai attendu ma voisine pour les déballer avec comme enjeu de passer une commande à plusieurs la prochaine fois pour réduire les frais de port.
Quelle excitation d’ouvrir des colis. J’adore ça. C’est un peu comme les cadeaux d’anniversaire.
Bilan des festivités : nickel. Perfecto.
Tout allait parfaitement. Niveau qualité, ce n’est pas pire que ce que l’on trouve dans beaucoup de boutiques. Je ne m’attendais pas non plus à des matières nobles pour ce prix-là. C’était surtout pour s’offrir des petites pièces qui feront une saison et que je ne suis pas prête à payer entre 39 et 79€ chez Zara.
Ce site, c’est Sammydress. (il en existe plein d’autres, mais je ne les ai pas testé) Assurément, je commanderai à nouveau. Les accessoires y sont à des prix vraiment imbattables.
En attendant, telle une blogueuse mode débutante, je partage avec vous quelques images de ce butin venu de loin. (et quelques trouvailles qui m’ont parues judicieuses)
Comme je n’en suis qu’à mes essais (et pas sûre que ça se renouvelle très souvent), j’ai très mal travaillé le décor. Au lieu du Pont des Arts en arrière-plan, vous aurez mes chaises achetées dans une boutique spécialiste de la vente de matériel de collectivités.

robe-mousseline-verte

Robe en mousseline (de polyester) plutôt jolie.

robe-mousseline-maman

J’adopte la même pose pour une meilleure comparaison ! Alors, ça fait pareil ?

robe dentelle

Pose très travaillée.

trench-enfant

Un trench pour la première de mes puces qui entrera dedans. (je l’ai pris un peu grand)

Et un petit tour de ce qui me semblait sympa de présenter :

accessoire-mariée

Des accessoires de mariées.

blouse-pas-chere

Une petite blouse noire pas chère

corset-femme

J’ai toujours voulu avoir un corset (avec des lacets).

couronne-diadèe

Pour mes enfants, ce sera parfait pour un magnifique déguisement.

coussin-talon

Un petit coussinet lavable pour adoucir les marathons en talon. Je trouve ça malin.

mailot de bain une pièce pas cher

La maillot de bain fait sur mesure (en tout cas sur celles de mes vergetures)

manche-trrois-quart

Le genre de manteau manche 3/4 qui ne peut pas se porter les jours de grand froid ni les jours de grosse chaleur (soit 5 semaines par an seulement).

montre enfant

Une montre chou à 4 €

Les points importants de SpiderMaman :

– Pour les tailles, il vaut mieux choisir une taille au-dessus de vos habitudes
– Je conseille le paiement Paypal. S’il y a un problème, il y a quelqu’un de fiable contre qui se retourner.
– Pas de frais supplémentaire de douane à l’arrivée.
– Les produits qui indiquent « soie » ou « cachemire », c’est une mauvaise traduction. Ne vous y fiez pas.
– Les formes et les couleurs à l’écran sont fidèles.
– Il vaut mieux tout passer en machine avant les porter.
– Si vous avez une ou deux copines avec qui commander, les frais de port paraîtront plus raisonnables.
– Je ne suis pas commissionnée pour cet article. Je suis juste un peu fauchée avec l’arrivée des vacances d’été.

Claire, une maman de triplés et d’un petit dernier contrainte à l’ingéniosité

PS : si dans cet article il y a moins de fautes d’orthographe que d’habitude, c’est grâce à Antidote. (Plus d’info chez Paf le P.A.F)
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#Paracha : pourquoi il ne faut pas mentir ? – bonus vidéo

Pour une raison bidon dont je ne me souviens même pas de l’origine, Lolo Cacao m’a menti. Sûrement encore le coup d’une puce à poil en train de courir dans l’appartement et qui me certifie qu’elle était en train de s’habiller. Un truc comme ça.
C’était le point de départ d’une nouvelle explication dominicale.
paracha

« Pourquoi est-ce que l’on ne doit pas me mentir ? »

Bizarrement, c’est cette même Lolo Cacao qui dit tout de suite que « elle, elle sait« . Je lui laisse donc l’occasion de m’expliquer :
« (pourquoi l’on ne doit pas mentir) Après maman elle nous croit pas, c’est ça.
– Quelqu’un d’autres aurez une explication ? »
Danou s’y colle : « eh ben si on ment à maman, elle  va plus nous croire et plus on ment, moins elle va nous laisser faire des choses tout seul.
– Ça, c’est vrai.  »
Ava Banana ne se manifeste pas vraiment mais je lui propose de m’offrir sa réponse : « Parce que maman elle déteste qu’on lui mente parce qu’après tu n’as plus confiance en nous et tu vas plus nous laisser faire plein de trucs ».

Je valide en leur expliquant qu’ils ont tous raison. J’avais bien dû leur en parler une ou deux fois pour obtenir une telle précision dans leurs explications. (ou 10 ?).

Je me permets, comme d’habitude, d’y ajouter mon grain de sel et de préciser :
« Si vous me mentez, effectivement je ne vais plus avoir confiance.
Mais ça veut dire quoi avoir confiance ?
Déjà, me mentir qu’est-ce que ça veut dire ? Me mentir ça veut dire que vous ne me dites pas la vérité. » J’agrémente de quelques exemples bien explicites pour qu’ils visualisent le concept d' »odieux mensonge » chez un enfant de 5 ans.
J’enchaîne naturellement sur « pourquoi c’est embêtant de mentir ? » afin de bien pointer le cercle vicieux de cette pratique largement répandue :
« Après si je vous demande quelque chose et que vous ne me dites pas la vérité moi je peux pas savoir si c’est vrai ou pas. Ça veut dire que peut-être, une fois, vous allez me dire quelque chose et je ne pourrai pas savoir si je peux vous croire. »

J’embraye sur une précision pour bien montrer que c’est une relation gagnant-gagnant de ne pas dire des mensonges :
« En plus je vous ai déjà expliqué : peut-être que vous me mentez parce que vous avez peur que je vous gronde ? Sachez qui si vous me dites la vérité, je vous gronderai beaucoup moins. En plus, imaginez que vous fassiez une très grosse bêtise, et bien, peut-être que je vous gronderai un peu mais j’essayerai toujours de trouver une solution pour vous aider alors que si je ne sais pas, je ne pourrai rien faire. Vous comprenez pourquoi c’est important de ne pas me mentir ?!. »

Voilà, ça c’était la version édulcorée de l’explication. Pour le plaisir, j’ai filmé la scène dans son intégralité (je comptais virer l’image pour ne conserver que le son, mais…je ne sais pas faire). Évidemment, comme je suis à table avec eux et que je ne suis pas une pro, il y a quelques bruits de fond. Je me suis dit que pour la fin de l’année, ce serait sympa de mettre des voix sur les mots.

[youtube=http://youtu.be/-Dg-34CHpcQ]

PS : ni maquillage, ni fleur sur le côté (elle se repose le week-end), c’est une vidéo sans Photoshop.

Crédit image : le grand Papacube

Clairela mère qui ressemble à un tyran sur les vidéos
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Grossesse d’une stressée

Je ne suis pas enceinte, même que ça date. Comme j’ai été enceinte deux fois aux même dates (avec des accouchements les 20 et 22 janvier, on est synchro), la période estivale me renvoie au début de mes grossesses. Comme des brèves de souvenirs de ce moment hors du temps où j’ai porté mes 4 enfants.

Souvent, quand on parle grossesse, maternité, on parle d’excitation, de bonheur intense. Pour ma part, les premiers mois de grossesse ont été comme la suite : du stress, de l’angoisse, des peurs. Et aussi du plaisir quand je les ai senti bouger. Enfin la sensation d’être enceinte et pas juste enflée.

J’ai l’impression d’avoir eu tous les maux que l’on peut lire sur le forum doctissimo.
En ouvrant ma boite mail ce matin, parmi, les 375 courriels gentiment envoyés par des inconnus prénommés « Donotreply » (ce prénom devait être largement donné dans les années 80), il y avait une newsletter avec pour objet : « Saignements enceinte : c’est grave ? »
Comme cette question, j’ai bien dû la taper dans Google plusieurs fois, et même Yahoo (juste pour vérifier), je me suis sentie l’envie de l’évoquer ici.

La grossesse : ce moment de questionnement

J’ai les seins qui font mal pendant que je dors sur le ventre. Chouette, je suis enceinte ?
Merde, mes nénés sont tous raplaplas, je ne ressens plus rien. Purée, encore une fausse joie ?
J’ai eu des nausées pendant 15 jours comme si j’étais sans cesse au fond d’un autocar sur des routes escarpées de hautes montagnes. Du jour au lendemain, ça s’est arrêté. Est-ce que TOUT s’est arrêté ?
J’ai des saignements. Pas beaucoup, mais c’est bel et bien du sang. Je dois m’inquiéter ? Faut que j’aille voir mon gynéco ? Les urgences ?
Pour mes triplés comme pour mon dernier j’ai eu des contractions. Beaucoup plus que 10/15 par jour. Elles n’étaient pas douloureuses mais, pour sûr, ça contractait. Dès 4 mois. Et mon col, il est stable ? C’est ouvert ? C’est dangereux ? (question subsidiaire : c’est où/quoi le col ?)

C’est un petit florilège de ce qui m’a inquiété. Il y avait sûrement des raisons. Certaine fois pas. Certaine fois trop. Rarement pas assez.
Jamais pas assez.

Mais comment fait-on quand on est enceinte ET stressée ?

Avant même d’avoir la chance d’uriner sur un bâton à 15€ pour ensuite le jeter, je m’étais questionnée sur le stress généré par une grossesse.
On m’avait dit « arrête d’être stressée, tu ne tomberas pas enceinte comme ça ».
Sachez qu’il naît très régulièrement des bébés issus de mamans stressées. Ça ne facilite sûrement pas les choses, mais ça peut très bien être compatible.
La preuve derrière cet écran.
Il existe des mères zen, des actives, des ramollies, bref, autant de type de mère que de type de femme.

Ensuite, il a fallu vivre avec : un moment de « boang« , BOnheur et ANGoisse réunis.
C’est un peu moche de dire que la grossesse ça peut être de l’angoisse. Ça casse tout le côté roudoudou de ce moment privilégié.

Pour me rassurer, j’y ai mis les moyens

Les forums m’ont fait flipper même si l’entraide et l’écoute qui les caractérisent en font un espace épatant.
Les docteurs n’étaient pas toujours à l’écoute, ils n’avaient pas toujours le temps.
Les ami (e) s n’ont pas toujours les mots ni la même expérience. J’en ai choisi quelques-unes auprès de qui m’épancher.
Et bien sûr, il y a eu mon mari, beaucoup moins stressé. En tout cas, il a bien fait semblant pour me préserver.

Les urgences gynéco, est-ce que je peux y aller ?

S’il n’y avait pas eu ce petit vicelard dans mon cerveau pour me rabâcher que « ce n’est peut-être pas normal d’avoir ces maux », j’aurais sûrement réussi à m’endormir pour espérer un réveil serein. Mais voilà, quand l’angoisse ne vous quitte pas, l’oreiller et la couette ne s’avèrent pas des objets de première nécessité. Dans ces moments là, on aimerait avoir un échographe à disposition dans la pièce d’à côté. Ou un scanner complet ultra perfectionné, juste pour être sûre. Etre sûre que tout va bien.
grossesse-nerveuse

Comme ces machins c’est super cher et que le Lidl d’à côté n’en vend pas, il faut trouver une solution de repli. Certaines fois, le rendez-vous dans 2 jours chez mon doc habituel convenait. D’autres fois non.
Dans ces cas précis, c’est avec la peur de se faire rembarrer que je contactais la maternité ou même que je m’y rendais. Après, mon corps me ré-appartenait. Au moins pour les 10 jours à venir.
Et puis, petit à petit le terme s’approchait, le ventre grossissait. Enfin, c’était le jour J. Les doutes se sont envolés au moment de la poussée (ou de l’ouverture « forcée »). Ils étaient là, enfin dans mes bras et moi, enfin libérée.

Chaque fois, le début de l’été me rappelle cette période où, contrairement à mon habitude, j’étais désemparée, fragile, comme habitée. C’est peut-être aussi un peu ça d’être enceinte, enfin, en tout cas pour moi, c’était le cas et j’aime bien dire qu' »on y est quand même arrivé même si j’étais une maman enceinte stressée« .
accouchement

Claire, la control freak du service maternité
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