WANTED : Lolotte la Chouette

Hier, j’ai eu une journée bien dense. Une vraie de vraie. Celle avec plein de rendez-vous dispatchés dans toute la ville, avec un enfant malade, avec des impératifs horaires stricts (style rendez-vous administratif obtenu à coup d’harcèlement entre deux réunions) et des courses à faire avant que mon mari ne rentre de son travail un jour férié et découvre un frigo hanté.
Tout s’est goupillé parfaitement, je me suis sentie pousser des ailes, fière de gérer parfaitement vie professionnelle en reconstruction et 4 enfants avec un conjoint à l’étranger.
J’étais souriante en récupérant mes enfants au centre aéré et à la crèche (oui, ils vont au centre aéré) avec la malade-plus-du-tout-malade (phénomène récurrent surprenant) très fière de filer à vive allure en vélo à mes côtés en trottinette.
J’étais souriante en arrivant à la boulangerie où l’un de mes enfants entre fièrement chaque jour seul avec la pièce acheter le pain, jusqu’au moment où Ava Banana a découvert que nous avions perdu Lolotte la Chouette.

Lolotte la Chouette

C’est le doudou de Doudou (mon petit dernier, le rouquin aux bouclettes)
Pourtant depuis la naissance de mes triplés, la règle est stricte : le doudou reste dans le lit. J’avais anticipé le drame du doudou perdu !
J’ai beau chercher le meilleur équilibre entre chaque enfant pour ne pas faire de différence traumatisante (des différences, j’en fais forcément, ils sont différents), en avoir un petit dernier, seul, après des triplés assoupli clairement mon tempérament militaire. Il demande tellement moins d’effort, et ça a beau être dur de le dire, c’est une évidence. Quand on a donné 12 biberons par nuit, en donner 4 est…
Bien sûr, il est né seul mais il n’est pas seul. Il vient s’ajouter et ça aussi, ça rend l’éducation un peu différente. Bref, pour dire ça vite, gérer les fratries, c’est pas simple.

J’ai donc, sans m’en rendre bien compte, laisser Doudou prendre son doudou avec lui dans la poussette. Et ce qui devait arriver, arriva.

Lolotte la Chouette a disparu, un bel après-midi de mai.

Nous avons bien tenté le chemin inverse, transformant cette balade forcée à 18h30 en une chasse au trésor, espérant secrètement qu’un passant complaisant la dépose délicatement sur une bordure en hauteur. Mais rien. Nous sommes rentrés bredouilles.

Evidemment Lolotte la Chouette a été offerte par la marraine de Doudou, expatrié à New-York et suffisamment Bobo-adorable* pour la choisir en crochet dans une petite boutique de Brooklyn. Evidemment, nous n’en avons pas deux.

Aux grands maux les grands remèdes

Notre dernière chance : l’avis de recherche. Pour mettre toutes les chances de notre côté, il sera placardée ici et partout où on peut me trouver (Facebook, Twitter) ainsi que sur les murs du quartier.
lolotte la chouette

J’ai laissé uniquement un mail, de peur d’être recherchée pour affichage sauvage.
Si Messieurs les policiers, vous réussissez à remonter jusqu’ici, j’avoue tout, c’est moi.

INFORMATION IMPORTANTE : Vous pouvez m’envoyez tout indice à l’adresse lolottelachouetteperdue@gmail.com
Pour les grands malades, vous pouvez télécharger le « kit de recherche » de Lolotte La Chouette perdue et le placarder. Si vous habitez Nantes ou Strasbourg, je tiens à préciser qu’elle ne volait pas. Dommage, on l’aurait bagué.

– Lolotte la chouette perdue : avis de recherche version PDF

* Message personnel à l’intention de La Lolotte (surnom de celle qui nous a offert le doudou) : bien sûr que tu es bobo (« dans le bon sens du terme » comme dirait Anna dans la Reine des Neiges), tu t’installes un peu partout dans le monde en oubliant de prendre ton manteau et tu perds un sac Lancel grand modèle ! Ça, c’est clairement Bobo.
(bon et, tu as habité dans le Marais au 5ème sans ascenseur en disant que « franchement, c’était pas désagréable les escaliers »)

Claire, La maman à la recherche de Lolotte la Chouette perdue
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