Les symptômes d’un parent débordé

Le coup de la liste. En général ça plaît tout le temps et c’est facile à écrire.

Là, je vais parler d’un sujet au cœur de ma vie : être débordée.
Attention, “être débordé” et “être dépassé”, ce n’est pas pareil. A chaque mot sa merde. (“han, elle a dit “merde” et c’est moche de dire “merde””)

En ce moment, il ne reste dans mon cerveau qu’une petite zone encore capable de logique et de réflexion. C’est celle qui est entre la zone destinée à mémoriser les rendez-vous et celle qui sert à être patient en toutes circonstances. Ces deux zones là sous ma caboche sont complètement foutues.

En ce moment, et cela depuis 3 mois, mon mari est absent du domicile du lundi au jeudi. Ce n’est pas ponctuel, ce sera le cas tout le temps. En tout cas, au moins durant cet emploi qu’on souhaite le plus pérenne

En ce moment, c’est la fin de l’année : le moment de la kermesse de l’école et de son stand de pêche aux canards à tenir, des sorties scolaires et de ses pique-niques à préparer, des fêtes de la crèche et de ses gâteaux à pâtisser.

En ce moment, c’est la période du bilan : les rendez-vous ophtalmo, dentaire, ORL, orthophoniste à caser, les lunettes à refaire, la directrice à rencontrer pour conserver la séparation de mes triplés à la rentrée.

En ce moment, c’est le moment ou jamais : celui de faire un métier qui me plaît. Et la reconversion professionnelle méritera un roman à part entière mais en voici un résumé : rendez-vous Pôle Emploi, Pôle Emploi,Pôle Emploi, CAF, Sécu, Ram, RSI, confédération professionnelle, entretiens avec des professionnelles du secteur que je souhaite intégrer…

Bref, en ce moment, c’est le marathon, la “course” plutôt car je ne sais pas où est la ligne d’arrivée !
Ce n’est pas souvent que j’ai ce sentiment : celui d’être débordée. Usante, excitée, nerveuse, criarde…ça oui, mais débordée était pourtant quelque chose que je ne connaissais pas trop. Et pourtant, ça n’a pas été tous les jours facile avec cette colo d’enfants qui vie sous le même toit que moi (et mange tous mes bonbons préférés).
Mais alors en ce moment, mon organisation militaire en prends un coup. Mon agenda est complètement illisible tellement il y a de mentions superposées et de rendez-vous raturés avec des petites flèches pour les déplacer.

inondation

Photo chopée sur TripAdvisor

Mon organisation est comme un bain où on y mettrait 4 enfants en même temps, ça gicle de partout et après, on glisse.

Avant de me diagnostiquer “débordée”, j’ai repéré quelques symptômes qui sont listés ci-après.

Symptômes d’un parent débordé

 – Les symptômes couramment constatés :

  • Se rendre compte qu’on a oublié le vaccin du petit dernier dans le frigo.
    Au moment où on a enfin trouvé une place pour se garer devant chez le pédiatre.
  • Zapper le rendez-vous chez la kiné, le gynéco, le dentiste…
    Après tout, ma rééducation du périnée a attendu 5 ans. Ce n’est plus au jour près. 
  • Oublier de faire les courses. 
    Et manger des chips et du taboulé au dîner (2 jours de suite)
  • Ne plus savoir où sa voiture est garée. Mais alors, plus du tout.
  • Laisser son enfant mettre un pantalon à l’envers et s’en rendre compte en fin de journée. 
    Celui qui a les fesses bien marquées avec plein de poches et des trucs collés. 
  • Envoyer ses enfants à l’école sans goûter.
  • Arriver en courant à la crèche pour récupérer son enfant…juste à temps.

Si vous en avez au moins 3, pas besoin de faire la queue chez le doc’ (de toute façon, on a pas le temps pour ça), je peux vous le dire tout de suite, vous avez choppé le même virus que moi.
Je crois que c’est un peu galère à soigner.
Si l’un d’entre vous a gardé une ordonnance, je veux bien connaître le traitement même si, je sais, l’automédication, c’est pô bien !

PS : Je m’en vais ce week-end en famille sans ordi. Je crois que c’est le début de la solution pour ne pas exploser. Ne m’en voulais pas de vous abandonner (un peu).
PS2 : Les images sur le blog bug donc il n’y en a pas. (je vais ajouter cette info dans mon agenda : “régler les problèmes d’affichage sur La vie des triplés”)

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10 choses que l’on ne sait pas avant d’être parent

Une petite liste toute simple et évidente.

10 choses que l’on ne sait pas avant d’avoir d’être parent.

J’ai une âme de donatrice.

  1. Dès que tes enfants pointeront le bout de leurs nez,tu auras peur, pour tout, tout le temps. Même que, si tu le pouvais, tu leur mettrais un casque de vélo sur la tête pour aller à l’école. (et pour dormir, au cas où ils tomberaient
    mere-imparfaite
  2. Tu aspireras la morve de ton/tes enfants.
    mouche bebe
  3. Tu n’achèteras plus de vêtements blancs. Une fois tu craqueras. Une fois seulement.
  4. Tu iras avec plaisir chez Kiabi sur la nationale du coin. Tu pousseras même le vice jusqu’à t’inscrire à la newsletter et à fournir ta date de naissance (la vraie) pour recevoir les 10% de promo.
    kiabi
  5. Tu réussiras à faire les gros yeux sur commande. Dès fois, tu auras envie de pisser de rire mais non, tu tiendras bon au nom de l’éducation.
    gros-yeux
  6. Tu videras systématiquement les poches des pantalons, manteaux, gilets, sac à dos avant de les fourrer dans la machine à la laver. Les joints de machines sont particulièrement compliqués à démonter.
  7. Tu auras des animaux de compagnie. Asticots, escargots, limaces sont des animaux de compagnie. Si, si.
    limace
  8. Les murs peints de couleurs claires ce n’est pas si bien que ça. Tu comprendras…
    trace-de-doigt
  9. Tu trouveras plein de nouvelles d’explications à tes « nuits blanches ». Obligatoirement.(sinon, tes amis parents te détesteront secrètement)
  10. Tu n’iras plus aux toilettes aussi sereinement. Profites-en !

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Devenir SpiderParent

Je sens le soleil sur mon visage, le vent de la Toussaint dans les cheveux et je m’assois. Tranquillement, légère. Les rayons du soleil me rappellent toujours mon père. Comme s’il me caressait doucement et approuvait mes actions. Aujourd’hui Doudou a dit « maman ». Un vrai « maman ». Il n’a pas dit « ga-to » ni « papa ». Il a dit « maman » et ça m’avait l’air adressé.

Chaque jour qui passe, je suis dans le jugement. Toujours faire plus en sachant profiter de l’instant. Etre assez ferme, offrir à mes enfants un vrai cadre pour évoluer. Je juge chaque assiette qu’ils mangent pour tenter de retarder le moment  où ils se questionneront sur leur alimentation. Je juge leur adaptation au milieu scolaire, leur vie sociale.

Je me questionne pour savoir si je suis assez présente, si  je leur donne à chacun assez d’attention. La vie d’une maman est d’une telle pression. Etre sûre d’être juste avec chacun, ne pas avoir le droit de faillir à son rôle de parent et surtout, cette hantise de, n’avoir qu’une chance, qu’un seul essai. Continue reading