SpiderMaman : un cadeau de naissance juste pour moi

Tout de même, j’ai fait pas mal du boulot. Alitée pendant tout l’hiver comme une marmotte qui hiberne, points de la césarienne qui tirent à chaque respiration, seins qui vont explosés avec la montée de lait.

En plus, désormais, les visites, c’est pour les bébés. SpiderMaman, tout le monde s’en fout.
A la maternité et souvent les jours qui ont suivi, je me suis sentie vide. Mon ventre était tout plissé et douloureux. J’avais tellement mal, qu’il m’était difficile de me lever de mon lit pour rejoindre le fauteuil roulant. Je m’en voulais de pas être chaque instant auprès de mes nouveaux nés tant désirés. Bref, un vrai blues.

Il n’y avait pas grand chose pour me remonter le moral. Et les hormones à la naissance de triplés, c’est comme une bombe.

Heureusement, j’ai toujours ma meilleure amie que je peux appeler pour me plaindre. Parce que oui, les femmes qui viennent d’accoucher ont rarement ce droit. En plus, pour ma part, j’avais tellement eu peur d’avoir des grands prématurés, que leurs arrivées à des termes raisonnables m’imposer de fermer ma bouche.

Ce n’est pas si simple d’avoir toute l’attention déportée vers ses enfants même si c’est souvent le cas. Surtout quand c’est des triplés. Tout le monde y va de sa réflexion et la maman passe inaperçue.

J’avais bien besoin d’un petit remontant. J’ai donc voulu avoir un truc rien qu’à moi, pour me faire plaisir. Et aussi me féliciter. C’était beaucoup d’effort d’en porter trois.

Mon cadeau de SpiderMaman à la naissances des triplés

J’avais envie d’un cadeau qui marque le coup. Un truc personnalisé que je pourrai garder pour moi toute seule. Continuer la lecture

La table à langer murale

Deux mois après mon retour de la maternité, je ne rêve que d’une chose, un bain.  Mais alors un vrai bain de fille : bougies, encens et plein de bulles odorantes. Je commence à me préparer pour ce moment d’extase quand je bute douloureusement sur ma table à langer. Petite précision : la salle de bain est petite. Très petite. Pour nous, ça paraissait indispensable d’avoir la table à langer vers un point d’eau. Bien sûr, on fait comme on peut avec ce qu’on a.

Bref, donc je bute sur la table, les couches tombent par terre, le lait pour le change patatras et mon pauvre doigt de pied en prend un coup.

Avec ma césarienne encore un peu douloureuse, je me baisse, range tout à sa place et prend une grande décision une fois bien installée dans ce bain tant attendu : demain, on cherche une solution gain de place. Je veux garder une salle de bain d’adulte, une vraie avec au moins trois centimètres pour accéder au lavabo ! Continuer la lecture