#Paracha : c’est quoi une prison ?

Non, je n’ai pas encore parlé à mes enfants des pédophiles. Ça viendra, je n’en ai juste pas eu l’occasion.

En ce moment, nous regardons en boucle Robin des bois, la version Disney avec le renard dans le rôle principal. A plusieurs reprises, les pauvres habitants de Nottingham se retrouvent en prison. Même que j’ai envie de pleurer à chaque fois.
Ava Banana a entendu une info à la radio lorsque nous étions en voiture « …ont été conduits à la prison de Fleury-Mérogis… »

A midi, je me suis naturellement lancée dans l’explication hebdomadaire avec la question :

C’est quoi une prison ?
paracha-expliquee-aux-enfants

Ava Banana : « C’est où il y a des grilles et on est derrière la grille accroché avec quelqu’un qui garde pour pas qu’on sorte« .
Danou : « pour moi, une prison, c’est où y’a une porte en grille et des murs de pierre et y’a des shérifs ou des gens qui surveillent au cas où il y a une personne forte qui se détache.
– Mais tu dis comme moi » coupe Ava Banana.
« – Non, tu as dit DES grilles et j’ai dit UNE grille. Et puis, les murs y sont en pierre, tu l’as pas dit ça, hein, hein ! » argumente Danou. »
Tout est dans le détail…

Lolo Cacao, un peu vexée de ne pas avoir encore pris la parole s’exprime un ton un peu plus au dessus : « Et moi ?
Une prison, c’est quand y’a plein de grilles (reformulation, acte 3) et on est en prison pour toute sa vie. Il faut une clé pour sortir. » Cette petite propose le même type de définition que le Robert avec le mot à définir dans la définition.
Définitivement, je suis Larousse.

madmartigan dans Willow

La prison vue par mes enfants (Madmartigan dans le film Willow)

Il me semble nécessaire, en plus de l’aspect architectural, de les faire réfléchir à la fonction de la prison. Je me permets donc d’ouvrir le débat en les questionnant à nouveau :
« Ok, la prison, vous avez raison, c’est un endroit où l’on est enfermé. Mais pourquoi on va en prison ? »

Parité entre les frères et sœurs oblige, c’est Lolo Cacao qui prend en premier la parole cette fois-ci.
« On va en prison quand on fait des grosses bêtises.
– Oui, aussi quand on est hyper-méchants« , précise Danou.
«  Ou quand on a pas un permis de conduire. C’est un papier rose avec notre photo. C’est le chef de la prison qui dit si on doit y aller pour ça« . Ma flippe de la voiture a dû déteindre sur Ava Banana.

Danou pense tout de même que « c’est le shérif et les gardes qui surveillent ». Je leur ai donc donné mon explication :

« aujourd’hui, les prisons c’est plus des cages ou bien des endroits tous sales on l’on est enfermé avec des chaînes et un boulet. Pas en France en tout cas (enfin…j’espère…).
Ce sont de grands bâtiments avec plein de petites chambres qui se ferment à clés. Il y a des gardes qu’on appelle des « surveillants » parce qu’ils surveillent les détenus ou les « prisonniers ».

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Un surveillant pénitentiaire

Comme vous l’avez dit, on met en prison ceux qui ont fait des bêtises. Mais attention, pas toutes les bêtises non plus. (je ne vais pas leur faire peur) Il y a quelque chose que l’on appelle « la loi ». C’est plein de textes qui disent ce que l’on a le droit de faire ou de ne pas faire quand on est adulte. Si on fait quelque chose que l’on a pas le droit de faire et bien un juge, c’est un grand chef de la loi, décide si on doit aller en prison ou pas et combien de temps.  »
Ava Banana, un peu inquiète : « et si c’est un enfant, on le met en prison ?
– Mô non, en France, dans notre pays, on n’a pas le droit de mettre les enfants en prison » réplique Danou pour la rassurer.

SpiderPapa s’est permis d’ajouter que « en prison on apprend à ne plus faire de bêtises pour quand on sort. »
Ni lui, ni moi ne sommes bien sûrs de ça ni du bien-fondé de cette « punition » mais il fallait bien trouver une explication proche de la réalité sans trop de subjectivité.
S’il y a une chose que j’ai compris avec les enfants; c’est que ce sont des vraies pipeletteq. Aucun sens du secret avec eux. Ils répètent tout !

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Paracha de la semaine : pourquoi je dois arrêter de fumer

Je vous en parlerai bientôt plus en détails. L’idée fait son chemin. (ce chemin est particulièrement escarpé et plein de trou bien profond où je ne manque pas de mettre prendre les pieds). En fait, je vais même vous tanner pendant quelques mois…quelques années au plus. Bientôt, très bientôt, je vais arrêter de fumer.

A 5 ans, les enfants commencent à faire de plus en plus de remarques sur l’odeur de cendrier froid qui me fait office d’haleine. En plus, ils m’entendent en permanence tousser et me dévisagent quand je suis dans l’obligation de…cracher. Du glamour dans un mouchoir bien morveux.

J’ai donc dû leur expliquer :
pourquoi je dois arrêter de fumer et tant qu’à faire, pourquoi il ne faut jamais commencer ?

paracha expliquée aux enfants-semaine-8

Avant même de pouvoir faire une « magnifique » explication pour tenter de les dégoûter à vie de mettre une cigarette dans la bouche -même si, bien entendu, il est un peu tôt pour y penser- Lolo-cacao décide de s’exprimer : « Maman, tu vas nous crier dessus paske tu vas être énervée. Et pis sinon, tu vas mourir. »
Un condensé de douceur. Mes enfants ces miroirs.

J’ai tendance à penser qu’il faut les rassurer sur l’avenir. Sur notre avenir. Il y a la vie et la mort, c’est inexorable. Je ne leur cache pas. Je suis la dame qui dit la vérité.
Par contre, il y a des morts prématurés. Sur ce point, je veux les épargner. Pourvu qu’ils soient à l’abri de douleur inattendue de la vie.

Oui, la cigarette tue. Dans des conditions certainement atroce. D’ailleurs, il serait bien dur de ne pas le savoir. C’est écrit sur les paquets. Il y a même de belles photos pour imager. Malheureusement, l’addiction n’a rien de raisonnable.
« Je vais arrêter de fumer comme ça j’aurai plus de temps pour être avec vous. J’irai moins dehors. Mais attention, je prendrai quand même mon café tranquillement« . Faut pas rigoler avec le café. Une addiction après l’autre.

Danou m’annonce très tranquillement : « moi je fumerai jamais« . C’est bien mon fils. Néanmoins, je me rappelle avoir dit ça moi aussi. Vers 17 ans, c’était d’ailleurs encore d’actualité. Puis, hop, piégée.

J’en rajoute donc une couche, je ne vais pas m’en priver : « quand on fume même juste une fois, c’est comme si on fait entrer un petit monstre dans son corps. Après, il veut qu’on le nourrisse en continuant à fumer« . (cette image c’est celle d’Allen Carr dans son livre « Arrêter de fumer »)
Ava Banana, toujours précautionneuse, souligne habilement : « je ne fumerai jamais. Même pas une fois« . Je ne peux que la féliciter.

Afin de préparer le terrain et de mettre toute les chances de mon côté pour faire de mon challenge une réussite globale familiale, je les préviens : « il va falloir m’aider. j’ai besoin de vous. Si vous me voyez aller dehors fumer, il faut me dire : « non maman, tu ne dois pas fumer ». Je compte sur vous ! »

Lolo s’insinue sournoisement dans la brèche que je viens d’ouvrir : « alors, on pourra te gronder ?
– Sûrement pas, ici la chef c’est moi. Par contre, vous pouvez me courir dessus et me faire plein de bisous pour m’en empêcher. Comme ça, le petit monstre qui se nourrit de cigarette et bien et il mangera des bisous à la place« .

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

 

Paracha de la semaine : apprendre à jouer ensemble ?

Avoir des multiples (entendre par là des jumeaux, des triplés ou plus…soit trop), c’est connaître la chance (ou pas) de faire des activités avec des enfants du même âge. Pas besoin de sortir la boite à formes pour l’un pendant que l’autre joue tout seul au Lego. Certaines fois, ils peuvent jouer tous ensemble.
Avec des triplés, nous avons l’honneur d’assister à une bagarre perpétuelle pour savoir qui commence, qui sort le jeu (rarement pour savoir qui le range bizarrement), qui distribue les jetons… Il y a toujours une raison extrêmement valable de se donner un petit coup de pied sous la table ou de crier plus fort que l’autre. En plus, ici, on parle fort.
Nous vivons actuellement une période où ils testent, où ils développent un esprit de compétition, où ils sont solidaires.

En ce moment, ce qui pourrait être un atout pour notre sain sommeil ne l’ai pas. Au lieu de tranquillement se réveiller le dimanche matin et de voir les enfants jouer tranquillement dans la salle de jeu, nous entendons à travers nos murs en carton-pâte les débats envolés de nos trois grands de 5 ans. Les yeux encore gonflés du réveil dynamité, je les ai tous fait asseoir autour de la table de la cuisine pour leur expliquer :

Pourquoi il faut apprendre à jouer ensemble ?

La raison la plus objective est évidement que, moi, la maman et lui, le papa, avons clairement besoin de repos Continuer la lecture