Le sport c’est crevant mais ça fait la cuisse galbée

C’est l’été, pour ma part, je ne vais pas sortir les sandales. J’ai une passion pour les bottes. Même en été, les bottes, c’est la classe. Quand elles sont camel-orangées dans un beau cuir souple et cavalières, c’est parfait.

L’été, c’est le moment où l’on se fait bassiner par l’ensemble des magazines féminins, papier ou en ligne, même combat.
Et que les cuisses doivent être fermes pour aller sur la plage de Palavas (ouf, je m’épargne cette terreur cette année) où l’eau est à 22 degrés, soit glacée. (je rêve de plage de Floride avec une eau bleue à 32°c)
Et qu’il faut se muscler -« gainer » qu’ils disent- le ventre pour avoir la taille fine d’un haricot extra-fin surgelé.
Et qu’il faut avoir les fesses en béton et bien remontées pour se déhancher aux soirées-cocktails-coup-de-soleil-sur-le-nez que l’on s’autorise quelques fois, parce que c’est les vacances, c’est la fête, on peut bien laisser les petits à la jeunette d’à côté.

En gros (et en gras avec capitons et peau d’orange), il n’y a pas de secret. Il va y’avoir du sport.

Evidemment, je suis la maman super géniale qui fait ses 5 séances de steps/semaine et ça, tous les mois de l’années. Ceux qui se mettent au sport à peine 4 mois avant l’été, c’est des losers.
Evidemment non en fait. J’exècre les bodybuildés qui ne comprennent pas que le sport puisse ne pas être une priorité. Ne soyons pas sectaire !
Evidemment, j’avoue tout de même être une sportive dans l’âme et réaliser quelques exercices chaque jour, Quelle que soit la situation, même quand je rentre d’une soirée arrosée et que j’ai du mal à tenir en équilibre.
Pas grand chose, 40 abdos réalisés debout et 60 fessiers de chaque côté réalisés debout également. La position a son importance car cela me permet de le faire n’importe où. Pas besoin de tapis de sol ou de moquette un peu épaisse. C’est moins de 5 minutes en tout et je crois bien que ça marche.

La course à pied

En écrivant, j’ai l’impression de me prendre pour un coach alors que je n’y consacre pas beaucoup de temps.
Avoir des triplés et un petit dernier est un sport à part entière.
Je comprends que l’on déteste suer, sortir toute la tenue un peu moche et les baskets même pas stylées. Mais je crois que si on en parle autant, c’est que l’idée que le sport fait du bien doit être fondée. Ou bien, c’est un gros mensonge super bien ficelé pour sponsoriser Decathlon. Comme j’aime beaucoup cette enseigne, j’adhère dans les deux cas et je trouve les mecs du service marketing très brillants sur ce coup-là. Faire du sport un art de vivre, c’est bien pensé.

Souvent, on parle de courir. C’est facile à programmer, ça coûte pas cher et ça fait travailler pas mal de chose. Je vois régulièrement des photos sur Facebook de coureuses averties qui font des kilomètres à pied.
Courir, moi j’aime pas et pourtant, j’aime l’effort physique.
En sport-études, j’étais toujours la dernière. Même qu’avec mon amoureux on se paumait dans les bois pour y échapper (et aussi, parce que je n’ai aucun sens de l’orientation). Je n’ai jamais compris pourquoi s’imposer d’avoir le visage en feu, le coeur qui décolle le thorax et les jambes qui tremblent une fois arrêter. Peut-être faut-il persévérer pour que ces désagréables symptômes se barrent (en courant). Pourtant j’ai pratiqué. Mais non, la course à pied ce n’est pas mon dada.

J’ai alors cherché, il y a une dizaine d’années, une alternative : un sport nomade, efficace et facile à pratiquer. Un truc pas trop tuant  qui affûte bien la silhouette.
Et j’ai trouvé.
Depuis 10 ans, je pratique la corde à sauter.

La corde à sauter

Pour une bonne pratique de la corde à sauter, il faut 2 éléments qui nécessitent d’être choisis avec attention :

1) Une corde à sauter
Elle doit être lourde. La jaune fluo de mon Ava Banana par exemple, ça l’fait pas.
Vous pouvez en acheter une avec des poignets dans un magasin de sport. Comme pour tout, les prix peuvent largement variés en fonction des options. Une toute option avec clim, feux automatiques et radar, c’est cher.
Ou bien, vous pouvez acheter de la corde d’escalade au mètre. Ce système fonctionne très bien, c’est d’un bon poids mais il faut bien la prendre en main.
Le poids de la corde à son importance pour bien tourner. En plus, le bruit du claquement à chaque passage sous les pieds est très satisfaisant. L’effet Rocky Balboa.

Concernant la longueur, il faut plier la corde en deux, poser le pied au milieu et remonter les poignets. Elles doivent arriver au niveau de l’épaule.

– Une bonne paire de baskets
C’est plutôt logique mais pas si évident. Il arrive d’avoir envie de faire son fier et de montrer aux enfants comment « on est trop fort » à la corde à sauter. Faire des concours avec eux est excitant et en général ils sont impressionnés de voir des parents savoir faire ça. Souvent, à ce moment là, il n’y a que les Crocs à côté. Ou pire, même pas de chaussures.
Si vous avez bien choisi la corde à sauter selon mes prescriptions médicales très scientifiques citées ci-dessus, sachez-le : « si on saute à la corde sans baskets adaptées, on se nique les pieds« .
Il vaut mieux de bonnes baskets de sport -celles que l’on ne mettrait jamais pour accompagner un style casual– avec des semelles renforcées. Les Converses, par exemple, c’est pas bon.
Les genoux seront plus aptes à supporter les secousses répétées.
Les pieds ne se feront pas brutalement fouetter.

corde-a-sauter

Il y a une erreur qui s’est glissée sur cette image

Petits conseils de « sauteuses à la corde » :

. Il est préférable de sauter sur sol souple pour amortir les chocs. Celui du parc à jeux qui ressemble à du sable en plastique condensé, c’est le top. Par contre, bien vérifier qu’il n’y a pas d’enfants à côté parce que ça fait vraiment très mal un coup de corde à sauter. Avant le martinet, je pense que c’était l’arme utilisée pour violenter les têtes blondes désobéissantes.

square-enfants

C’est le sol parfait pour pratiquer la corde à sauter

. Pas de corde à sauter avant la rééducation du périnée sous peine de voir des trucs tomber.

. Pour la durée des séances, c’est en fonction de chacun.
Pour ma part, je préfère en faire un peu régulièrement plutôt que d’être complètement courbaturée et hésiter largement à en refaire.
J’ai pris l’habitude à chaque « séances » de faire 5 séries de 100 sauts. Au départ, on souffle un peu mais rapidement on réussit à faire un peu plus de saut et cette évolution mesurable est très satisfaisante.
Je réalise des sauts simples et des petits sauts de cabris d’un pied sur l’autre comme dans la vidéo ci-dessous. (environ à 30 secondes de la vidéo). 50/50.
[youtube=http://youtu.be/bxSnqUQvo18]
Entre chaque série de 100, je souffle 2 minutes environ. Ça me prends environ 15 minutes. Ce temps a évolué au fur et à mesure des entraînements.

Le sport optimal

J’aime toujours les astuces qui permettent d’optimiser. Optimiser quoi ? Ici la pratique d’un sport.
La corde à sauter, c’est facile à dégainer.
15 minutes c’est plutôt possible à caser entre les enfants, les courses, les machines, le boulot, le reste, le reste, le reste.
Mais surtout, le résultat est visible très rapidement. En deux mois, à raison de 2, 3 fois par semaine, le corps un peu pendouillant est vraiment plus musclé et de partout : abdos, cuisses, mollets, fesses, bras. C’est aussi une bonne activité pour le coeur.

15 minutes de corde à sauter correspond à peu près au même effort physique que : 30 minutes de course à pied, 45 minutes de ski ou une heure de volley. (c’est Doctissimo qui le dit)

Enfin, et c’est sûrement le meilleur argument, c’est un sport très pédagogique : les enfants peuvent compter le nombre de sauts réalisés et s’ils sont sympa, vous leur prêterez.

PS: le sport, ce n’est absolument pas mon boulot. Tout ceci n’est donc qu’un simple avis d’une maman sauteuse à la corde niveau II.

Claire, la sauteuse à la corde

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