Pendant que les autres mangent du chocolat

C’est bientôt pâques, les chocolats en quantité indécente, les chasses aux œufs festives dans le jardin des copains, les crises de foie.

Pour des fêtes comme celle-ci, je rêve parfois d’être Chrétienne en secret. Mais, voilà, je suis juive. Et chaque année, à peu près en même temps que Pâques (évidemment), nous faisons une sorte de carême qui dure 8 jours où nous retirons toutes les céréales et tous les aliments qui ont levé. (pain, pâte, gâteaux…il y en a plein)
L’idée suggérée est en plus de cela d’être dans la restriction. Par exemple les bonbons ne sont ni composés de céréales, ni de levure, mais ici, on en mange pas. 8 jours, ça se gère ! (pour le Coca-Light, le sevrage est plus compliqué).
Globalement, on mange des légumes et particulièrement de la patate et, de la viande. Un peu de fruits pour les desserts et…un aliment indispensable à la Pâques juive (dit « Pessah »), la Matza : le pain Azyme.
Très simple à faire : de la farine et de l’eau.
Maintenant, imaginez le goût.
Pendant 8 jours. Oui.
Le transit ?
Beaucoup de problème, oui.

Mais pourquoi les juifs mangent du pain azyme à Pâques pendant que les autres mangent du chocolat ?

C’est l’histoire d’un bébé abandonné dans un panier sur un fleuve que je n’ai jamais descendu en canoë. Sa famille en chiait grave et elle tentait d’échapper à des gros méchants. (style Mammouth dans Nicky Larson)

mammouth

Mammouth, c’est celui du milieu

Quelqu’un le récupère (le bébé, pas le panier), se découvre une âme de Charles Ingalls et décide de l’élever comme son propre fils.

berceau-panier

Ce panier, en vente depuis sur Ebay, ne trouve toujours pas preneur.

Tout se passe bien, la vie est cool pour le bébé abandonné. Il est dans une famille pétée de tune et il grandit bien. C’est plutôt un beau gosse bien taillé.
Malheureusement (pour créer le suspens, il faut une énigme), celui qui pensait faire partie de cette famille parfaite se rend compte du pot aux roses : le panier dans le fleuve, la persécution des gros méchants et le coup à la Charles Ingalls !
Bref, pétage de plomb de rigueur. Et « que vous êtes des salauds de pas m’avoir prévenu », et « qu’c’est dégueulasse d’être méchant avec plein de gens juste parce qu’ils sont différents« .
Entre crise d’ado et besoin d‘émancipation post-révolutionnaire, le jeune se casse de chez lui en claquant la porte bien fort.
S’en suit le bien vexant : « de toute façon, vous n’êtes pas mes vrais parents« .

Il part à la recherche de ses parents biologiques et les retrouve enfin…en train de bosser comme des chiens pour pas un copec. Plus révolté que jamais de voir sa reum faire le ménage pour des personnes sans respect pour un dixième de SMIC et son père se crever à la tâche à se péter le dos, il décide de réagir.

Mais qui les force à vivre ainsi ????

Retournement de situation : Après une enquête bien ficelée, le fils-sauveur se rend compte de tout : ses parents adoptifs SONT à la tête des persécuteurs !
Le putain de choc. Entre amour, haine et larmes, le garçon ne sait plus quoi penser mais il sait une chose : il va falloir sauver sa famille, son village… et les sortir tout le monde de cette situation.

une-vraie-bagarre

Jeux de mains…

Aider par une puissance extraordinaire et une bande de potes hyper fidèles, ils organisent la grande chevauchée. Il va falloir traverser des mers, des montages, des déserts pour être enfin libres. Un truc de ouf à la Indiana Jones.
Histoire de se faire un casse-croûte pour ne pas péter la dalle sur la route, les futurs évadés décident de faire du pain en pleine nuit. Et puis, crotte. Les méchants arrivent à ce moment-là. Le pain n’a pas le temps de lever. Du coup, ils ne vont pouvoir bouffer que ça : de la Matza, du pain sans levain.

matza

La fameuse Matza ou pain azyme.

Après relecture de mon article d’hier, la Matza est un aliment qui devrait être interdits aux enfants. Il réunit tous les points faibles cités ici.

 Les personnages principaux :

  • Le bébé dans le panier : Moïse.
  • Les « Mammouth » à la Nicky Larson : Pharaon et Ramsès.
  • La puissance extraordinaire : appelez-là comme vous voudrez.

Voilà pour l’explication.

 

Note de l’auteur : c’est vrai, je parle religion, un peu, je me permets. Je ne veux convertir personne, je ne veux imposer aucune idée. Juste une minuscule explication à la con, comme une petite histoire à laquelle croient des millions de gens et qu’il n’est pas interdit de raconter. En plus, en ce moment, j’arrête pas d’entendre parler de la Reine des Neiges; c’était pour varier.
Si vous y trouvez une gêne, vous pouvez vous exprimer en commentaire. Si c’est particulièrement agressif (et que moi, je pleure très facilement),  je me laisse le droit de modérer et de vous jeter des bombes à eau sur le place du marché.

Facebook La vie des triplésGoogle + La vie des triplésTwitter La vie des triplés