Le vide absolu

Pour faire un « vide absolu »,  il faut une pompe à vide. Le vide absolu, c’est l’absence de matière. Rien. Moins que rien. Pour libérer du fluide frigorigène dans une climatisation ou une pompe à chaleur, il faut s’assurer d’avoir un vide absolu dans l’appareil et dans ses liaisons.
Vous imaginez bien, que moi, SpiderMaman de mon état, il me faut du temps, de l’énergie, du travail et au moins 5 heures de sommeil pour que ce charabia se transforme en quelque chose de sensiblement construit dans mon esprit.

Du coup, vide absolu sur le blog, sur Facebook, sur Twitter, sur Instagram, sur Google + (avec tous ces comptes, je me sens comme une « spammeuse des réseaux sociaux »)

Et pourtant, je ne suis pas si loin. Entre deux cours sur le « froid » (on n’imagine pas mais fabriquer du « froid » est quelque chose de super compliqué), j’ai toujours mon téléphone à la main. Je like ce qui me plaît à ce moment sur les réseaux, je lis les articles qui me donnent envie, je recherche les dessins de PapaCube qui refusent de s’afficher dans ma timeline (et franchement, c’est chiant).

Je ne cache pas que je me sens l’obligation de me donner au maximum avec ma famille et pour obtenir le plus de savoir et de savoir-faire possibles dans cette formation qui s’achève mi-mars.

Cette semaine, je vais enduire « mon » mur qui a servi aux multiples installations réalisées cette année en vue de l’examen final ! J’ai envie de chanter « Et c’est le temps qui court« . La version de Lââm, of course.

Et comme cette courte phrase résume parfaitement mon quotidien, je vais vous donner plein de nouvelles en vrac, brièvement, en attendant d’avoir le temps.

Happy birthday everybody

La semaine passée, nous avons reçu plus de 20 enfants à la maison pour fêter les 6 ans de nos 3 trois grands et les 2 ans de notre petit. Pour des triplés, naître le même jour, ça tient de la logique mais le petit quatrième qui naît quasi en même temps, ça donne encore plus de peps !

Comme chaque année, j’ai observé certains commandements :

– Fermer les zones qui ne doivent pas être visitées par des petits êtres en excès de sucre.

– Rendre inaccessibles les jouets qui comportent plus de 5 composants (3 pour les parents à la voûte plantaire déjà bien perforée) afin de ne pas en retrouver partout.

– Les bonbons c’est la vie.

Avec ces quelques précautions, les sourires, les amis et les cadeaux, c’était parfait. J’ai invité les petits copains d’école de 15h30 à 17H30, les plus vieux sont restés plus tard. Certains sont même restés boire un verre après le dernier coup de Dyson. Les gâteaux étaient moches mais bons.

Etat des lieux : un portable, un chéquier et une portière

Sans transition.

La vie à distance n’est pas simple pour moi. Mon mari est loin, du lundi au jeudi. Ce n’est pas simple pour lui non plus.  Quand il est là, il est là. J’imagine donc son emploi du temps bien plein. Son cerveau par la même occasion. Chez SpiderPapa, le trop plein d’information à retenir mène immanquablement à la perte d’attention. À la perte tout court. En quelques semaines, il a perdu son portable, un chéquier et un bout de la portière de ma Smart. (enfin, elle est plus cassée que perdue) Il y a aussi une sombre histoire de carte vitale lamentablement abandonnée au milieu d’un petit chemin mais je n’en parlerai pas.
Ca pimente le quotidien !

Comme à la n’école

Dans les semaines à venir, je vais réviser. Le plus possible. J’ai trois gros classeurs de polycopiés tellement pleins que les anneaux manquent de laisser échapper les documents à tout moment. Il faut également rendre un dossier regroupant tous les travaux de l’année. Enfin, il y a les jours J, la semaine d’examen : l’écrit, l’oral, la pratique.

C’est sûr, jusqu’à mars, je ne serais pas beaucoup là.
C’est la dernière ligne droite.

Merci à tous de rester là.

A très vite.

Claire

PS: j’ai obtenu mes deux modules de sanitaire et de chauffage !

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Reconversion pro : semaine 1

Résumé des épisodes précédents  : (pour ceux qui arrivent en cours de route) après 6 années au service du webmarketing et un licenciement, j’ai décidé que dans la vie, je voulais être plombier. Alors, je me suis lancée tant bien que mal ! Lundi dernier, c’était ma rentrée en formation ICCSER (Installateur Chauffage Climatisation Sanitaire et Energies Renouvelables). Formation en 8 mois à cheval entre le niveau CAP et le Bac pro. Je n’ai aucune expérience, juste vraiment l’envie d’apprendre, de travailler et d’y arriver. J’espère ça suffira.

Lundi dernier, j’ai réglé mon réveil sur 6h15, 6h16 et 6h17 au cas où je ne l’entendrais pas. Hors de question d’arriver à la bourre le premier jour de ma formation. Question de ponctualité.
J’ai pris ma mini voiture. J’ai longtemps hésité pour la tenue. Amoureuse de la mode oblige. Chantier ou pas, on ne lésine pas sur le style.
Pantalon de chantier et chaussures de sécu ou simple jean et basket ? Je n’avais pas envie d’être la seule à arriver toute prête (et trop propre). J’ai tâtonné le terrain et opté pour le jean.
Pour cette première journée, j’ai évité le top trop décolleté. D’abord parce que je n’ai aucune poitrine à montrer, ensuite parce qu’Il ne faut pas se mentir, j’arrive dans un monde occupé à 99% par des hommes, je dois m’adapter, ne pas être la petite pouffe qui n’ose pas se salir les mains. Je veux que l’on me prenne au sérieux. J’aurai bien le temps d’affirmer une quelconque féminité.
Pas de fleur dans les cheveux non plus. Pas tout de suite. Je suis un peu timide en vrai.

Salle de classe un peu vétuste et atelier : le décor est posé. Des conditions réelles.

Formation professionnelle : formalités

17. C’est le nombre de stagiaires que nous serons cette année répartis sous la forme suivante :
– 4 « petits jeunots » de 24/25 ans
– 11 entre 29 et 35 ans (dont je fais partie)
– 2 de 45 ans et plus
La majorité a déjà un pied dans le monde du bâtiment mais pas de la plomberie sauf pour l’un d’entre nous qui envisage de récupérer la société de son père. Je suis clairement la plus novice. Ce n’est pas grave, j’ai très envie d’apprendre et j’avoue trouver ça très excitant de découvrir quelque chose de complètement inconnu. Mais alors, complètement !
Nous sommes 2 femmes, l’autre étant la doyenne de la formation. Elle a travaillé des années dans l’humanitaire et ça faisait deux ans qu’elle espérait cette formation. Deux du groupe sont hébergés sur place.

Cette formation en plomberie est dispensée par l’AFPA (Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes) c’est pourquoi je ne me retrouve pas en lycée avec des grands ados de 16-17 ans.

Au niveau des horaires, ce sera 7h30-16h30 sauf le vendredi après-midi où nous sommes en congés. Pour ma part, ce temps libre sera destiné à remplir le frigo dévasté et à gérer les différentes démarches « administratives » ou « logistiques » nécessaires au bon fonctionnement de la Maison. Je vais pouvoir récupérer chaque soir mes enfants. C’était l’une des conditions pour mon entrée en formation. Je ne veux pas qu’ils se sentent lésés même s’il semble évident que le rythme de l’année va être différent.

Le groupe

Je n’y avais pas vraiment songé au départ, mais retourner à « l’école » c’est également rejoindre une nouvelle classe, un nouveau groupe. Bah franchement, c’est super sympa de faire des blagues ridicules, de s’encourager, de se soutenir, d’apprendre. Pour le moment, aucune alerte rouge « caractère incompatible » n’a été déclenchée. Pourvu que ça dure.
Le travail en commun facilite les relations humaines. Laver un atelier qui ressemble à un garage laissé à l’abandon pendant 25 ans, ça resserre les liens.

Levé de rideaux

Nous avons réalisé nos petits cartons avec nos noms et avons joué au « présente l’autre comme si c’était toi ». Nous avons fait un tour de l’outillage, j’ai été à casto me racheter une clé à molette qui comme me l’a dit mon formateur « n’est pas pour jouer aux poupées« . L’atelier est compartimenté en 17 espaces. Chacun a tiré au sort le box dans lequel il travaillera toute l’année. Ce sera le n°5 pour moi. Bien au centre… Nous avons démonté les installations réalisées l’année passée, avons buriné les trous et rebouché le tout puis poncé.
J’ai appris à faire du plâtre. Je suis novice. Je l’ai déjà dit, c’est encore vrai.

atelier

Ma box n°5 « propre »

Dès mercredi, nous nous sommes vraiment lancés dans le vif du sujet en étudiant les particularités des tubes en acier. J’ai appris plein de trucs : les différentes vannes (« ouvre les vannes »), les diamètres, les obscures mesures en « pouces ».

Le lendemain, nous avons découvert comment « fileter ». Cette opération consiste à transformer le bout d’un tube en pas de vis afin de pouvoir ajouter un raccord. C’est du chinois aussi pour moi, mais je mise tout sur ma mémoire (et mes petites fiches de collégienne bien surlignées !). J’espère qu’elle me sauvera. Pour réaliser un tube fileté, il faut utiliser des outils particulièrement flippants. C’était géant.

outils

Les « gros outils »

J’ai tout de même eu le droit à une petite blague mignonne : « Claire, tu dois retourner en magasin pour t’acheter des outils ?
– Non. Pourquoi ?
– Parce que tu devrais aller t’acheter des bras« .
C’est légitime ! Ça m’a fait rire. C’était bien attentionné.
C’est vrai que comparé au Monsieur Muscles -ancien soudeur- du box de devant moi, il n’y a pas photo, il faut que j’aille m’acheter des bras ! Que je les façonne un peu en tout cas. Ça viendra.
Je devrais peut-être poster une photo de biceps avant/après !

Vendredi, nous avons lavé à grande eau nos box pourris, avons souri avec fierté en voyant nos bouts de tubes « filetés », nous nous sommes souhaité un bon week-end chacun par nos prénoms.
J’avais ma fleur sur le côté.

tube fileté

Le « filetage » : un tournicoton pour visser en bref !

J’ai mis RTL2 à fond. Il y avait du soleil. Ma salopette, que j’avais enfin osé porter et qui m’a valu un « la salopette, ça pète » était sale. Comme un vrai ouvrier.

pantalons

un peu moins « bleus ».

J’ai retrouvé mes enfants, leur ai présenté quelques outils, comme chaque soir cette semaine.
On a mis les chapeaux pour acheter des cônes glacés. On s’est assis sur l’allée verte devant l’appartement, avons rigolé et avons joué ensemble un bon bout de l’après-midi avant de finir tous crevés sur le canapé à tenter de comprendre les dialogues de Mickey-Les trois mousquetaires. Le soir, mon mari nous a enfin rejoint après cette semaine si riche où nous étions séparés. Je n’ai pas arrêté de parler. Une gosse de 5 ans. Une de plus dans l’appartement.

C’est dingue à dire, surtout pour de la plomberie, mais j’ai l’impression de vivre une formidable aventure. Bricoler, fabriquer, se dépenser physiquement, avoir des relations franches, toucher à de gros outils, apprendre quelque chose qui me plait : je ne veux pas me réveiller. Pourvu que ça se passe bien, pourvu que je réussisse à gérer, pourvu que chaque semaine à venir m’apporte ce lot d’épanouissement et de gaieté.

La semaine prochaine, c’est une autre rentrée qui va se préparer.

PS : ce blog a, dans sa majorité, puisé son inspiration dans ma vie de maman. Je sais bien que certains ne sont pas là pour entendre parler tubes et autres évacuations, chiottes ou chalumeaux.
Cette formation, dans le cadre d’une reconversion professionnelle, va durer 8 mois. C’est pour moi une source de réjouissance et assurément aussi de futurs doutes ou difficultés. Il m’est impossible de ne pas régulièrement l’évoquer. Vous risquez donc un peu d’en entendre parler.

« Ne fuyez pas, la plomberie c’est sympa« . ©
(ce slogan est déposé par le syndicat des futures plombières en pleine reconversion consciente de la difficulté à éprouver de la sympathie pour de la tuyauterie)

Claire, prête à y retourner.
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Reconversion professionnelle : révélation

Dans un monde sans préjugés, j’aurai sûrement fait une formation courte. Mais, à la maison, c’est d’abord le bac (et si ce n’est pas un bac S, c’est caca) et ensuite les études supérieures. Pour mon père, au minimum ingénieur.

Dans un monde sans préjugés, les filles peuvent faire des métiers d’hommes, parce qu’à elle aussi ça peut plaire. La force et la puissance sont deux éléments différents. Pour nombre de tâches, l’une comme l’autre est équivalente. Pour une petite brindille, la puissance peut compenser des biceps un peu plus bombés. Et sinon, on peut toujours demander de l’aide. Gentiment, ça n’a jamais tué, même que peut-être, ça créerait de la solidarité.

Dans un monde sans préjugés, une mère peut décider d’avoir des enfants et de travailler. D’être présente avec eux et d’avoir une activité personnelle. Peut-être qu’en plus, elle peut décider de continuer à se sentir femme, avec ou sans les artifices communément associés. Les gros nichons, le ventre plat et le popotin saillant, ce ne sont pas les seuls critères de baisabilité.
C’est l’homme en moi qui vient de parler.

Dans un monde sans préjugés, les métiers manuels ce n’est pas que pour les « sous doués » qui ne sont pas capables de suivre des études supérieures. La « voie de garage » comme ils disaient ! Il y a de vraies mines d’or dans les mains de certains et des débouchés à en faire pâlir des directeurs marketing à la recherche d’un emploi (depuis 18 mois ?).

Dans un monde sans préjugés, les choix improbables peuvent être raisonnables. N’est-ce pas là une forme de créativité, de la liberté dans les idées ?

Dans mon monde sans préjugés, j’ai décidé de transmettre à mes enfants l’une des valeurs les plus salvatrices de ma vie. Un truc pour moi qui a bien marché et que je souhaite faire perdurer : « fait ce qu’il te plaît si c’est vraiment un choix réfléchi et donne-toi les moyens d’y arriver. Il n’y a pas de mauvaises idées ». Bien sûr, je ne vais pas le cacher, la vie a été plutôt clémente avec moi. Je me sens souvent épaulée.

Montrer à mes enfants que l’on a le choix de ses actions – en faisant attention à n’écraser personne en chemin – que c’est ça la vraie liberté. Appliquer mes propres principes pour de vrai, parce que j’y crois au plus profond de moi-même, c’est ce que j’ai décidé de faire avec ma reconversion.

Dans les faits, ce n’est pas rose comme la barbapapa. Les préjugés, c’est dur à envoyer balader. Et, je crois que le plus dur a été de lutter intérieurement contre ça, contre cet environnement, contre ses idées qui ont fait partie de mon éducation, qui font partie de mon environnement. Peut-être qu’il me fallait du temps et de la joie pour me permettre de croire en moi.

Ma reconversion professionnelle

Maintenant que je vous ai bien bassiné avec ma reconversion professionnelle, mes états d’âmes, les péripéties de l’administration, il est temps de faire la grande révélation.
J’ai eu un appel il y a deux jours confirmant le financement de ma formation. J’avais monté un dossier de 27 pages (que le fax du Pôle Emploi a accepté d’envoyer – c’est suffisamment rare pour le signaler) avec annexes et feuille de garde ! Je n’arrive même pas à réaliser que le début de cette aventure va pouvoir commencer.

Le 17 août, je fais ma rentrée. J’intègre une formation de niveau 5 (un niveau CAP).

Je vais être :_ _ _ _ _ _ _ _

Désolée, je ne pouvais pas balancer ça comme un gros paquet. Pas après toute cette attente pour moi, pour vous.
Comme pour un accouchement, il y a d’abord les contractions avant la poussée. (ou la rachi avant la césa, au choix)
Je vous propose de deviner en jouant. Je suis tellement de bonne humeur (et déjà crevée) que j’ai envie de m’amuser, de partager.

DEVINETTE

Alors, le principe est simple. Le métier est composé de 8 lettres. Chaque lettre est à trouver dans un article que j’ai aimé lire récemment. Je vous mettrai chaque fois une indication.

1)      Lettre 1 : http://lesmoukrainesalaglaviouse.wordpress.com/2014/06/02/linstruction-en-famille-et-les-paquerettes/  1ère lettre du 5 ème mot (dans le texte, pas le titre)

2)      Lettre 2 : http://www.papacube.com/2014/06/lincoherence.html 1ère lettre du titre

3)      Lettre 3 : http://paf-le-paf.fr/coller-bourre-tif-999 2ème lettre du titre

4)      Lettre 4 : http://mimilacocotte.fr/2014/06/laisser-son-enfant/ 1ère lettre du nom de ce blog (top au passage).

5)      Lettre 5 : http://moitimothee.blogspot.fr/2014/06/le-concours-des-doigts-de-pied-en.html 4ème ligne du texte (sans le titre), 1ère lettre du 8ème mot

6)      Lettre 6 : http://jeveux1bebe.com/WordPress/le-post-de-la-mauvaise-foi-jeveux1bebe-vs-papacube/ Bulle n°1, 2ème ligne, 1ère lettre

7)      Lettre 7 : http://www.8alamaison.com/fin-dannee/#more-5312 Dernière lettre du titre

8)      Lettre 8 : http://www.cranemou.com/2014/07/salut-maitresse/  5ème lettre du 2ème mot du titre

PS1 : C’est un projet très réfléchi et je ne me lance pas les yeux fermer juste parce que « j’ai envie ». J’ai un mari, quatre enfants, un compte en banque pas particulièrement bien garni. Control freak comme je suis, vous pouvez en être sûre, j’ai bien évalué la situation et les contraintes avant de me lancer.
Ça ne va pas être simple, mais en fait, rien n’est simple alors autant que ça fasse plaisir !

PS2: je lirai avec attention tous vos commentaires et ne manquerai pas d’y répondre mais ce serait cool de ne pas donner la réponse. Ça casserait toute ma chasse au trésor !
Si vous le faites, ce n’est pas grave, dans le prochain article, je raconterai le dernier épisode de la dernière saison US de Grey’s Anatomy. 

Claire, enjouée et sereine
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