On les appelle « les triplés »

J’ai bien tenté de lutter contre, j’ai traversé la mer à contre-courant (au moins ça) pour permettre à chacun de se construire une identité, j’ai prévenu, insisté supplié…mais…en vain. Où qu’ils soient, on les appelle : « LES TRIPLES« .

Ce soir, c’était le cas quand on me les a appelé à la garderie : « oh oh, les triplés, y’a votre maman ! »

Quand le « moi » est en crise

(pardon, je voulais absolument offrir à cet article, l’espace d’un titre, une connotation philosophicoélitiste. Il n’en est rien.)

En réalité, je trouve que mes enfants (ici, je parle uniquement de mes aînés, les fameux « triplés ») ne sont un pas lot même si la grossesse s’apparente à une « portée ». Ils sont trois. C’est un fait. À part quand j’en oublie un ! Sinon, le reste du temps, c’est bien le cas. Je les compte souvent. Un réflexe de mère de famille nombreuse.*
Aux yeux des autres aussi, ils sont trois. Mais eux font bien moins de différence. Ils les confondent souvent et finissent irrémédiablement par utiliser la solution de facilité : les appeler « les triplés ». Evidemment, ce n’est pas le cas de tout le monde. Evidemment, certains confondent juste les filles (qui n’ont pas la même taille, les mêmes cheveux, le même visage…mais qui effectivement, je veux bien le reconnaître, portent des lunettes…) !

Je me moque gentiment, il y en a beaucoup qui font les efforts : les efforts de les différencier, de les individualiser ou tout simplement, de les appeler par leur prénom, l’un après l’autre, même si cela prend trois fois plus de temps. En général, c’est ceux qui les connaissent bien. Eux savent parfaitement qu’ils sont trois enfants bien différents.

Trois = un groupe

J’ai envie d’en faire trois grands humains bien dans leur peau. Je trouve que ça passe par la constitution d’une identité propre. (vous remarquerez que j’ai utilisé le « je ») Les techniques utilisées pour les individualiser dès la sortie chaotique de mon ventre sont très personnelles et absolument pas universelles. Je ne crache pas sur ceux qui habillent leurs enfants de la même façon quand ils sont jumeaux ou triplés. Simplement moi, je ne le fais pas. Je crois que ça ne m’est jamais arrivé. Trois couleurs différentes pour un même modèle, ça sûrement, Kiabi fait souvent des promos dans ce cas là ! J’aime qu’ils aient chacun leurs vêtements. Pas à tout prix, les filles ont des culottes communes ! (même si la culotte avec la petite souris dessinée c’est celle de Lolo Cacao, tout le monde le sait !)
Dans la même ligne de conduite, j’ai trouvé naturel de ne pas les appeler les « triplés » à tout bout de champ. Ça peut m’échapper quelques fois quand je parle à des gens. La solution de facilité, encore celle-là !
Ils sont uniques et je veux qu’ils le sachent. Mais la réalité, c’est aussi qu’ils sont trois. Un groupe de trois. Trois enfants qui ont grandi ensemble 7 jours sur 7, qui ont marché quasi-simultanément, qui se sont relayés avec les cuillères de purées, qui ont appris à patienter et à faire attention à l’autre, qui ont fait des coups montés, qui ont joué des heures ensemble dans leur immense parc pendant que je les regardais (en buvant 17 cafés pour rattraper les nuits particulièrement hachées)…

Je n’est pas souvent mal pris les réflexions dans la rue quand avec eux petits, je me promenais. Parce que, c’est vrai, des triplés, c’est un peu surprenant. Bien sûr, à la longue, c’est chiant, ça fait un peu bête de foire ou comme dans le film Les soeurs Dionne (une histoire de quintuplés qui sont monnayées à l’encontre de toute bienséance).
Heureusement, ils grandissent. La poussette géante est revendue facilement à une assistante maternelle et les regards des passants deviennent un peu différents. Ils restent toujours trois, mais 3 grands, ça impressionne moins que 3 bébés. (même si dans les faits, à chaque âge ces réjouissances) Disons que 3 bébés, c’est presque une micro-crèche en sortie !

En fait, non.

Je voulais donc pousser un coup de gueule, envoyer du lourd en disant « STOP, purée, arrêtez de les appeler LES TRIPLES », et bien non. Mon article tombe complètement à l’eau (comme les raccordements de tuyauteries que j’ai lamentablement montés aujourd’hui…et qui ont fui).
En fait, ce sont des triplés.
C’est à la fois un état de fait, une spécificité et une force. Normal que les autres ne le voient pas autrement. Mais quand même, vous pouvez les appeler par leur prénom parce que ça leur va bien. Prenez le temps de les connaître, un à un, c’est le seul point sur lequel j’ai réellement envie d’insister.

* Petite pensée à Sabines qui comptent souvent ses associés !

Claire, la « maman de triplés »…et d’un petit dernier.
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#paracha : jumeaux, triplés dans la même classe ?

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

C’est bientôt les grandes vacances, les joies d’avoir pendant 6 semaines minimum les enfants à ses côtés. (et aussi un peu de centre aéré) Les rires, les soirées avec les amis, le sable dans les slips de bain, les vacances sont bientôt là. Et après…ben après, c’est la rentrée.

Ce  n’est pas vraiment le moment d’y penser mais avec des triplés et j’imagine également avec des jumeaux, il y a toujours la question de savoir :

alors même classe ou pas ?
jumeaux-ecole

Mes 3 aînés entrent chez les grands de maternelle. En petite section, ils étaient ensemble (seulement 2 classes), en moyenne section, ils ont chacun leur maîtresse. Les deux années se sont très bien déroulées.

Afin d’évoquer les possibilités avec la Directrice dans des temps raisonnables pour la logistique interne (la leur…et la nôtre), j’en ai parlé avec les principaux concernés : mes triplés Danou le Gnou, Lolo Cacao et Ava Banana.

Allez-vous être séparé l’année prochaine ?

Avant toute explication, j’ai voulu connaître leur point de vue et leurs envie. J’ai donc questionné ma mini-assemblée :

« L’année prochaine, souhaitez-vous être tous ensemble dans la même classe ou avoir chacun votre maîtresse ? »

Danou a levé le doigt en premier. Comme dirait Dora, « c’est gagné ! ».
« Bah, moi je veux être avec Ava dans la classe »

S’en est suivi la réponse de Lolo : « Moi, je veux être avec mon frère et ma sœur. »

Ava Banana, conciliante : « bah, j’aime bien être avec Lolo et Danou et aussi j’aime bien être toute seule »

Je suis donc bien avancée. Il semblerait qu’il y ai une préférence à être en groupe.

Personnellement, je n’ai rien contre. Nous avons toujours essayé de souligner leur individualité mais tenons également à leur apprendre que c’est une force d’être trois du même âge. J’aime valoriser la chance qu’ils ont d’être trois et le côté exceptionnel de cette situation. Ils ont beaux avoir chacun leur style, leur mode de fonctionnement, c’est un fait, ils ont le même âge, ils sont frères et sœurs : ce sont des triplés.
Autant leur expliquer toute la teneur de cette spécificité.
Enfin, c’est mon avis.

Avant de prendre une décision pour l’année prochaine pour savoir s’ils seront ensemble ou pas en classe, j’ai plusieurs points à préciser.
Je rappelle d’abord :
« – vous savez, on en parle ensemble maintenant, mais c’est les maîtresses et la Directrice qui choisiront. A la maison, c’est moi la chef (pardon Chéri) mais à l’école c’est la Directrice et les maîtresses les chefs. »

J’ajoute : « comme vous êtes trois, on a la chance de pouvoir en parler avec l’école mais en général, les enfants ne choisissent pas avec qui ils vont être » (Valorisation !).

J’ai compris que vous souhaitiez être ensemble et franchement, je ne suis pas contre. Mais attention, vous savez, vous êtes beaucoup dans votre classe. Presque 34.
C’est beaucoup, beaucoup de travail pour une maîtresse (désolée, pas de maître dans leur maternelle). Je ne pourrai pas accepter d’entendre que vous vous battiez ensemble en classe.
Je sais que vous êtes des frères et sœurs et que vous avez l’habitude de vous pousser à côté des lavabos mais en classe, c’est interdit. Je n’imposerai pas ça à une maîtresse.

– Mais maman, c’est Lolo qui nous m’embête tout le temps.

– Ava Banana et les autres, voilà ce que je vous propose : je vais aller en parler avec vos maîtresses et la Directrice pour savoir ce qu’elles en pensent. 
Je vous demande aussi d’arrêter de vous embêtez entre vous à l’école ou au centre aéré. Si on me dit que vous vous cherchez trop régulièrement, je ne pourrai pas demander à vous mettre ensemble l’an prochain. C’est important que vous soyez capable d’être tous les trois sans vous chamailler. Mais c’est promis, on va voir ce qu’il est possible de faire et on va aussi en parler avec papa.

– Moi, ça me va, dit sérieusement Danou. »

A suivre.

Claire, la maman de trois grands.

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Grossesse : attendre des jumeaux, des triplés

Jusqu’au 9 mars je parle de jumeaux, de triplés. Le gros lot. C’est la quinzaine des gagnants !

Je suis maman de triplés. Je les ai eu naturellement. Par césarienne, mais naturellement. Oui, ils sont sortis de mon ventre.
Pour en avoir trois, j’imaginais que j’allais avoir une gestation d’éléphant. 20 à 22 mois environ. En réalité, pas du tout. Ces trois bébés ont dû se former comme des grands, chacun à sa place dans son petit nid.
Le gros défi est qu’ils évoluent simultanément. Le petit gros n’a pas le droit de tout piquer à ses soeurs ou inversement.
En plus, il faut ajouter que, s’il est aussi surprenant de voir des triplés c’est peut-être parce que la nature ne réserve ce cadeau qu’à de très rares privilégiés !
Celles-là, en majorité, elles vont bien en chier. Pour moi, ce fut le cas.

Afin de bien se rendre compte du déroulement de ma grossesse triple, je vais vous en parler mois par mois. Big Brother éteint ta caméra. On passe en MP.
Je vous épargnerez les histoires de cicatrices ou d’épisio. C’est un peu beurk. Je sais que certaines aiment en parler. Moi, dans le genre gore, je préfère les histoires de morves ou de caca.

J’aurai pu faire un résumé de ma grossesse multiples ainsi. Toute ressemblance avec des personnes ou des faits existants ou ayant existé serait vraiment la faute à pas de chance.
attendre des jumeaux ou des triplés

S’il l’on ne peut même pas rire de sa propre situation !
Comme j’aime les détails croustillants et les anecdotes singulières, je vais entrer avec plus de précisions dans cette aventure intérieure. Il existe bien des sites où l’on peut suivre l’évolution du foetus au fil de la grossesse. Moi, je vais aborder le côté perso du truc. les choses que l’on ne révèlent pas comme ça.

Grossesse triple : mois 1

(3-4-5-6 semaines d’aménorrhée = semaines sans règle)

Le bonheur, la peur. Je viens de passé 15 jours à glander en détourant des photos pour mon boulot devant les Frères Scott. Un agenda honteusement léger.
J’ai des nausées le matin, le midi, le soir. Mon démon du moment : l’odeur des sacs poubelle…neuf…. La bassine est toujours à mes côtés.

Grossesse triple : mois 2

(7-8-9-10 semaines d’aménorrhée)

Premier rendez-vous avec Grand chef sioux aka le chef de service de la maternité. Lui et une sage-femme formidable nous prennent en charge.
Une seule consigne : rester le plus possible allongé, ne jamais hésiter à venir leur rendre visite si quelque chose déconnait.
Les nausées sont toujours aussi sympas. Seule la soupe de nouilles méga-épicée du Chinois d’à côté soulage mon estomac barbouillé.
J’aimerais faire une petite dédicace à la Peugeot 806 de Nono et BK (parents de 6 enfants), gentiment prêtée à cause d’une sombre histoire de porte de garage qui a découpé notre voiture en deux. A chaque trajet, l’odeur ambiante de chips écrasés, de sueur, de couches de bébé me projetait directement dans le monde merveilleux des reflux.
Mes seins commencent à grossir légèrement. C’est la victoire du moment.
Mon ventre commence à gonfler.

Grossesse triple : mois 3

(11-12-13-14-15 semaines d’aménorrhée)

Là, ça se voit carrément. Je dois changer mes pantalons. L’équivalent d’une maman enceinte de 5 mois et demi environ. C’est le moment de l’annoncer. (c’est un peu dur de le cacher)
Les nausées se calment doucement. Maintenant, j’ai juste envie de faire pipi.
Je ne les sens pas encore bouger. Je dois prendre rendez-vous avec une sage-femme qui viendra à domicile 2 fois/semaine. Mes rendez-vous à l’hôpital n’ont encore lieu qu’une fois par mois pour le moment.
J’ai pris 6 kilos pour l’instant. L’arrêt de la clope et le retour à une alimentation très équilibrée y sont pour beaucoup.

Grossesse triple : mois 4

(16-17-18-19 semaines d’aménorrhée)

Me voilà en congé maternité ! Et oui, c’est 24 semaines avant la date prévue d’accouchement et 22 semaines après pour des triplés. Pour les jumeaux, c’est 12 semaines avant, 22 après.
C’est aussi le moment des premières contractions de mon côté. Je ne sais pas vraiment ce que c’est, mais mon ventre durci. J’en informe la sage-femme. Pas de douleur. Elle m’explique que c’est normal, que mon utérus à besoin de s’étirer. Ca porte même un nom : contractions de Braxton Hicks.
Désormais, je viendrai tous les 15 jours pour vérifier.
Elle me déconseille aussi de me crémer le ventre. Je vais me transformer en zèbre, sûrement. Mon utérus est contractile à ce qu’il parait.
Je m’arrondis bien comme il faut.
Je passe encore ma vie sur le canapé. Merci « Il était une fois la vie » sur Gulli à minuit.
Ce mois-ci, c’est presque une grossesse standard. A part qu’elle se déroule à l’horizontal. Sûrement pour lutter contre la gravité.

Grossesse triple : mois 5

(20-21-22-23-24 semaines d’aménorrhée)

On pourrait croire que j’accouche dans un mois. Plus 12 kilos au compteur. Je porte de beaux bas de contention glam’sexy blanc avec les doigts de pieds à l’air.
Mon ventre est souvent tendu décidément. C’est sûrement à cause des petits coups de pieds que je sens désormais un peu partout dans mon ventre rond.
Cette sensation est folle. J’identifie bien chacun de mes bébés. C’est surprenant, magique, j’ai trois vies en moi.
La sage-femme pense que ce n’est pas ça. On me dit que mon col est raccourci. Que le travail semble avoir commencé.
Ca ne peut pas être vrai. Pas maintenant. Pas maintenant alors que je les sens. Il est bien trop tôt pour qu’ils sortent aujourd’hui.
Perfusion pour tenter de ralentir Le moment. Une heure en plus, c’est une heure de gagnée. Mon cerveau est sur pause. Je ne suis pas sûre d’entrée dans le 6ème mois. je ne suis pas sûre que demain, mes bébés seront encore là.

Grossesse triple : mois 6

(25-26-27-28 semaines d’aménorrhée)

Néant, rien, nada. Je suis allongée dans mon lit d’hôpital dans le service de grossesse pathologique. Mon mari m’a installé un micro-onde, j’ai un abonnement TV, le téléphone sur la mini table de nuit à côté, des amis qui me ramènent plein de bons trucs à bouffer. Je reste très raisonnable. De toute façon, si ce n’est pas à portée de main, je ne peux pas l’attraper.
Un dimanche après-midi, mon abonnement TV a sauté. J’ai dû regarder la chaîne locale, la seule que je captais, pendant deux heures et demie. J’ai presque apprécié. Je me contente de peu pourvu qu’ils restent au chaud.
J’ai désormais des injections chaque jours d’anticoagulants car je ne peux pas bouger.
J’ai également droit à une injection de corticoïdes pour aider à la maturation des poumons de mes trois bébés.
Ils évoluent bien.
Mes lèvres sont complètement gercées à cause de la chaleur excessive de ma chambre que je commence à adopter.
J’ai quelques difficultés pour manger. Je crois bien qu’il y a un bébé sur mon estomac, un sur ma vessie et un sous mes côtes.
Quand ils gigotent en même temps, c’est un film de science-fiction en 3D.

Grossesse triple : mois 7

(29-30-31-32 semaines d’aménorrhée)

Nous ne pensions pas arriver jusque là, mais maintenant, on vise le podium de la prématurité. 34 SA, c’est le terme à viser !
Je ne peux presque plus respirer. Mes côtes sont douloureuses.
Mon mari prend une photo du dessous de mon ventre, comme ça, pour me faire partager. Il y a deux grosses marques rouges. Je l’engueule : « c’est quoi ça, c’est là depuis quand ???? »
Les hormones sont là pour m’excuser. Il me répond le plus amoureusement possible : « ça fait deux jours à peine ». J’ai juste envie de pleurer. Mes premières vergetures. Je suis émue. Une culotte trop petite m’aurait fait le même effet. Je suis à vif.
A partir de ce jour, ma peau a atteint son quota d’élasticité. Comme pour un joli pull en coton qui aurait été traité sans ménagement, je crois que la fibre est distendue. Pas sûre de pouvoir la rattraper.

Grossesse triple : mois 8

(33-34… semaines d’aménorrhée)

Ma grossesse s’arrêtera là. A 34 semaines + 1 jours.
J’ai pris 18 kilos la dernière fois que l’on m’a pesé (ça date d’au moins 3 semaines mais comme je ne dois pas me lever, pas la peine de ramener la balance, je m’en passerai).
Un beau matin d’hiver, les messieurs en blancs ont remonté les barrières sur le côté de mon lit qui m’avait collé au cul pendant 11 semaines d’affilées.
Mon mari était prêt. La salle d’accouchement était bondée. Les petits sont nés en bonne santé à plus de 2 kg chacun. Il y a eu quelques jours de berceau chauffant mais rien d’alarmant.

L’après césarienne (bon, je suis un peu obligée de la citer) m’a fait horriblement mal. Mes muscles avaient fondu…. je ne vais pas en rajouter. Vous avez sûrement déjà pitié.
Le bon point : lors de l’allaitement; j’ai eu des seins énormes.

Voila à quoi ressemblait ma grossesse pour mes triplés. Des fois c’est pire, des fois c’est mieux. Certaines mamans accouchent même par voie basse.
Le plus important, c’est qu’ils soient tous nés en bonne santé. Pour mon petit dernier, j’ai trouvé mon ventre très léger !

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L’association jumeaux et plus : l’émission de parents à parents

Jusqu’au 9 mars je parle de jumeaux, de triplés. Le gros lot. C’est la quinzaine des gagnants !

J’ai l’honneur de participer à un nouvelle émission radio qui s’appelle « de parents à parents« . L’idée est simple : chaque semaine, retrouvez la blogosphère parentale sur les ondes de la radio Lyon 1ère (90.2 pour la région lyonnaise ou en podcast sur le site de Lyon première).
Cette idée, c’est celle Karine, une fada de princesses qui officie ici.
Pour cette première émission, j’interviens avec Natasha du super blog de CranemouElle manie avec art le sarcasme et particulièrement quand elle parle de caser ses marmots pour les vacances.
Suivez les différents sujets directement sur la page facebook « de parents à parents » : allume ton briquet et deviens Fan !

Vous avez le droit en exclu au son et à l’image pour ma première participation.
[youtube=http://youtu.be/M1h3QnUlcRc]

Mon sujet : L’association jumeaux et plus
jumeaux et plus les questions

Durant cette « quinzaine des gagnants« , comment faire l’impasse sur cette association ? J’en avais déjà parlé il y a quelques temps. C’est vrai, je fais de la bonne grosse pub. A la fois c’est gratos. Comment ne pas leur en faire ?
C’est THE association à connaître quand on la chance d’avoir le billet gagnant qui en une seconde vous ouvre les portes de la Renaud Espace. Si tu comptes garder ta Smart avec des triplés, sache qu’il va falloir s’organiser…et sortir les biffetons parce que des jumeaux ou des triplés, ça coûte bonbon.

S’équiper avec des jumeaux ou des triplés

Les lits, les transats, les biberons, les couches…et celle que l’on attend tous en tant que futur parent, l’élément indispensable pour les bébés, la reconnaissance de son nouveau statut social : j’ai nommé LA POUSSETTE.
C’est là que le bas blesse. Pour une poussette simple, il faut débourser environ 170€ (c’est une moyenne). Pour une poussette double, comptez 420€. Pour des triplés, ça fera 800€ M’dame. Et en plus, il n’y a pas de moteur.
Ou bien (à la mode Suisse), il y a l’adhésion à l’association Jumeaux et plus.
association jumeaux et plus Non seulement, la poussette triple est en location pour seulement 10€/par mois (et vu son poids, tu va vite vouloir t’en séparer, tes enfants devront être des surdoués de la marche et mettre un pied devant l’autre dès leur 9 mois !) mais en plus, ça ouvre les portes à un tas d’activités.
Il y a des rencontres tout au long de l’année, des conférences, un accès à des ouvrages spécialisés, des sorties… Bon, je ne vous assure pas de passer inaperçu au zoo avec 15 autres paires de jumeaux et quelques triplés au milieu mais c’est très sympa d’échanger quelques fois avec des parents qui ont les mêmes problématiques au quotidien.

L’association jumeaux et plus, c’est aussi un forum internet au niveau national où il y a des squatteuses du clavier qui ont un tas de bons plans et de conseils à fournir.

Les parents de multiples qui pensent à tout

Attendre deux ou trois enfants d’un coup, ce n’est pas juste un formidable bonheur multiplié. C’est aussi ce que l’on appelle le concept de « simultanéité des charges » : Charges financières (« les enfants, vous irez à la fac, d’acc’ ? »), charges d’entretiens, épuisement totale… Au niveau national, la Fédération jumeaux et plus (qui chapotte les associations locales) oeuvre pour défendre les droits des parents de multiples auprès des pouvoirs publics. (allongement du congé parental, allongement du congé paternité…)
Tout ce travail est réalisé par des bénévoles qui en plus laissent leur téléphones pour les parents, un peu paumés comme moi au début, qui cherchent à s’informer.

Infos précieuses

Site internet de la Fédération et plus et le forum : www.jumeaux-et-plus.fr
Site internet de l’association jumeaux et plus 69 (Rhône) : www.jumeauxetplus69.fr
Prochaine réunion d’informations et location de matériel de l’association 69 : Le 1er mars dès 10h à l’internat de Montgay-54 chemin de Montgay-69270 Fontaines sur Saône.

de parents a parents

Retrouvez toutes les futures émissions « de parents à parents » sur ce lien.

 

 

Envie d’un petit dernier ? Et si tu attendais des jumeaux. Ou pire, des triplés.

Un jour, les nuits enfin complètes de ton grand bébé, tu te décides à faire un petit dernier. Et hop, à l’écho, il y en deux. Ou pire, il y en trois.

On dit souvent, « un enfant, c’est toujours du bonheur ». Quand ils arrivent par deux ou par trois, surtout si on a négocié serré avec le papa, ce n’est pas si simple à apprécier.

Quel chamboulement ! Déjà passé de 0 à 3, c’est un peu chaud. Mais se dire, on fait le troisième et se retrouver avec n°3, n°4 et n°5… La bagnole, l’appart trop petit, les biberons, les vêtements, la poussette, le boulot…et j’en passe. Tout ça à penser, alors qu’au final, on souhaitait juste revivre les joies de la maternité.

« Ce sont tes premiers ? »

Régulièrement, je discute avec des mamans de triplés. Sur Facebook, la plupart du temps. Dans la rue, beaucoup plus rarement. Je crois qu’il y a pénurie.

Continuer la lecture

Comment peut-on aider une Maman de jumeaux ou plus ?

Excusez-moi du peu Madame, mais il est des moments où la seule solution vitale est de crier à l’aide.

Et j’ai crié, criééé éééééé AIDEZ-MOI !

maman de triplés a l aide

Je n’en peu plus. Ô rage, Ô desespoir, comment réussir à vivre sans dormir ? Telle est la question.

Maman de jumeaux, de triplés…il y a une chose que l’on ne nous retirera jamais, c’est notre résistance. Certes, nous n’avons pas le choix. Mais on pourrait aussi s’assoir par terre et chialer. Laisser les bébés ramper jusqu’à leur biberon. La faim décuplant leurs capacités motrices.

Comme nous sommes des êtres bien pensants –et que même épuisées, il doit bien exister tout au fond de chacune d’entre nous un soupçon d’instinct maternel-nous tenons bons. Mais jusqu’à quand ? En fait, ça ne s’arrête pas. Jamais.

Jamais.

Jamais.

Il y a toujours autre chose. Un nouvel apprentissage, des nouvelles questions…et quand ils seront ados…

Comme il va falloir être très endurant, mieux vaut s’économiser. Et parfois, passer la main.

Des amis, on en avait plein avant. Avant la naissance de la colonie. Les SpiderParents se réjouissent chaque jour de la chance qu’ils ont d’avoir des amis en or encore présents à l’heure actuelle malgré notre niveau sonore élevé.

Parfois, les téléphones commencent à moins sonner, on s’éloigne de la ville pour gagner en surface habitable. Et d’un coup, on s’assoit le soir au moment ou tout le monde dort et on allume les Experts.

Mais où sont-ils ? Pourquoi personne ne vient nous aider comme prévu ?

2 hypothèses :

– Chacun sa life. Entre bébé, bébé et bébé, ça fait un moment que le portable est caché sous une promo de couches (une douzaine de cartons entreposés dans le hall). Du coup, tu zappes, il/elle zappe…et ils ont six mois. Déjà.

Ou

– 2 ou 3 bébés d’un coup ça peut faire peur. Double dose d’angoisse si les bébés sont prématurés.

Avec du recule, j’ai réalisé que tout le monde n’était pas à l’aise avec un bébé. Encore moins avec DES bébés.

En tant que parents de triplés, on est dans l’obligation de prendre vite le pli. Couches, bibs en express, dodos… mais quand on arrive au milieu du champ de bataille, il parait très imaginable qu’on ne sache pas où donner de la tête. En plus, inutile de le préciser. Pour un café tranquille en terrasse, il faudra repasser.

Alors, il y a ceux qui sont très à l’aise, à qui on confie le bébé pour un biberon. En général, quelque soit l’heure de visite, jour comme nuit, il y a de très fortes probabilités pour qu’il y ait au moins un biberon à donner.

Les bébés sont petits, ils ont l’air fragile mais personne n’ose faire la remarque.

« Comment je peux t’aider ? » C’est une très bonne question.

Comment aider une maman de jumeaux ou de triplés ?

Après expérience, voilà quelques éléments de réponse.

Je scinderai en 3 catégories l’aide en fonction de l’affinité et de l’appréhension que l’on peut avoir avec les mioches.

1 – Comment peuvent aider les ami(e)s de mamans de jumeaux ou plus à l’aise avec les petits bébés (les jumeaux et triplés naissent souvent prématurés) :

  • Donner le bain (si vous êtes vraiment bonne amie…et vraiment en confiance)
  • Donner un biberon. Attention, les mamans de bébés prématurés sont souvent à cheval sur la quantité. Petit poids plume deviendra grand gaillard. Il faut donc essayer de stimuler un peu le bébé pour qu’il ne s’endorme pas lors de la tétée. Si la maman a peur qu’il ne mange pas, elle ne le confiera pas et c’est loupé pour l’aide. N’insistez pas.
  • Changer un bébé. Là pas trop de risque. Mais, on se lave les mains. Une gastro ça va, deux ou trois, bonjour les dégâts.
  • Sortir. Ce n’est pas si simple de se balader avec des jumeaux ou plus et on a vraiment besoin de prendre l’air. Profitez-en pour faire une petite balade entre copine avec les petits.

 2 – Comment peuvent aider les ami(e)s de mamans de jumeaux ou plus peu/pas à l’aise (on a le droit)  avec des bébés :

Il existe plein de choses qui peuvent aider des jeunes parents de multiples.

  •  Faire des courses précises (inutile d’imaginer être capable de remplir un caddie pour quelqu’un d’autres. C’est la cata assurée. ) Quelques boites de lait, des couches, du liniment, du serum phy…les parents de multiples ont toujours besoin de quelque chose. Bien sûr, vous serez remboursé !
  • Ramener des petits plats appréciés par les parents. (ou un gratin de pates, ça marche aussi) Dans les premiers mois des triplés, on a eu tellement peu de temps, que Sundy et raviolis étaient nos meilleurs amis.
  • Passer un coup d’aspirateur, récupérer un courrier à la poste, plier du linge… bref, ce qui te saoules chez toi…c’est triplement le cas chez moi.

3- Pour les BFF (Best Friends Forever), vous pouvez venir avec une amie et tenter deux heures de babysitting après avoir bien demandé à la maman toutes les instructions (mieux vaut savoir où sont les biberons, qui prend quel lait, la serviette en cas de vomito…).

Envoyez-la faire une sieste. S’il y a quoi que ce soit, elle est à côté. Elle est sereine…et reposée. Vous êtes sereine…et vous rentrerez vous reposer. (je vous le souhaite)

Si la maman de jumeaux ou plus refuse, insistez un peu. Juste une pishnette, ça suffira.

Chaque fois que vous aiderez des parents de jumeaux, de triplés ou plus, félicitez-vous, vous aurez accompli un acte bénévole fort et utile. Aucun relevé Cerfa ne vous sera délivré.

Le SPIDERPLAN des SPIDERparents de triplés

-En tant que parents de jumeaux et plus, l’arrivée des enfants à la maison ça déménage. Acceptez de vous faire aider. N’hésitez pas à « orienter » l’aide afin que tout le monde soit gagnant.

– Avec le temps, certaines personnes s’avèrent être de précieux soutient. Merci.

Merci à tous ceux qui sont passés (les images sont non exhaustives)

Claire Barer, maman de triplés 

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Les premières activités extra-scolaires : « J’aimerai me cacher »

Dès fois, j’aimerai pouvoir me faire toute petite comme une souris. Dès fois, j’aimerai mettre ma tête dans le sable-ou plutôt le béton- comme une autruche. Dès fois, j’aimerai me fondre dans le paysage comme un caméléon. Mais malheureusement, je suis « juste » une maman.

Aujourd’hui, on a testé les activités sportives. Premier cours d’escrime pour deux de mes triplés. Au total, ils étaient quatre. La moitié donc du cours étaient composés de ma tribu.

C’est parti. D’abord, ils courent dans tous les sens, non, bien sûr, on ne peut pas faire le tour de la salle comme expliqué. En criant. Evidemment.

Ensuite, la grande question des 3-6 ans « vous êtes droitiers ou gauchers ? ». En général, contre toute statistique, tout le monde est gaucher. Continuer la lecture

SpiderProduits : Produits insolites pour jumeaux et triplés

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Une Petite sélection de produits insolites crées pour les parents de jumeaux et triplés !

Claire Barer, maman de triplés 
Le blog de triplés-  » La vie des triplés « : trucs, astuces et galères de parents de jumeaux et plus et de familles nombreuses.

SpiderMaman de triplés : Pipi, caca, oulala !

Après une bonne semaine sans SpiderPapa, me revoilà enfin avec un petit sujet de maman de triplés (et de maman tout court!) qui me réjouit particulièrement: le pipi et le caca. Trop rigolo.

Le pipi, le caca, qu’est-ce qu’on en parle quand on est maman. Maman de triplés, c’est triplement le cas et pourtant, après une analyse très précise de la situation, je ne comprends toujours pas pourquoi. Mais oui, pourquoi ce sujet est-il toujours au centre de nos discussions entre copines ?

Ma copine Foufa, pas encore maman – et ce n’est pas un crime- me raconte souvent ses épisodes de solitude autour de cette horde de mamans prêtent à dégainer leurs anecdotes pleines d’excréments autour d’un verre de vin. Ou de sirop à la fraise pour celles qui allaitent encore.

Mais d’où nous vient cette vocation à vénérer les excréments odorants de nos petits bébés ? Continuer la lecture

Nos 10 commandements de parents de jumeaux, triplés et plus (+english version+)

(+english version+ in the bottom of this article)

Les dix commandements des parents de jumeaux et plus :

1 – A deux, plus simple ce sera

2 – Durant la grossesse, au repos la SpiderMaman se mettra

3 – De gros efforts d’organisation, il faudra

4 – De chacun, tu profiteras

5 – Des remarques débiles, tu te foutras

6 – Des expériences et de l’aide des autres, tu t’entoureras

7 – De chaque minute à toi, pleinement tu profiteras

8 – Du sommeil, tu manqueras

9 – Pour ton couple, des efforts tu feras

10 – Dans une vie en multiple, tu t’épanouiras

On aurait pu ajouter:

– A manger, n’importe quoi, tu cuisineras

– Les pleurs, ton esprit oubliera

– Les « jours sans », aux « jours avec » tu penseras

– A chaque instant, du miracle de la vie, tu te rappelleras (et dès fois, ça te soulageras!)

la famille des triplés

A deux, à cinq

maman de triplés bricoleuse

De l’organisation…

bébé triplés qui boit son biberon

Des expériences

grossesse multiple

Du repos

maman de triplés

Du temps pour Dan

maman de triplés

Du temps pour Ava

bain triplés maman de triplés

Du temps Pour Elora

maman de triplés avec ses triplés

De l’épanouissement

10 commandements de maman de jumeaux

#English-version#

10 commandments of twins mums (and other multiples mums)

1 – It’s easier to be two

2 – While pregnant, the first rule is to rest

3 – You will be organized

4 – You will enjoy everyone

5 – You won’t care about silly comment

6 – You will gather great ideas and people around you

7 – You will take advantage of every second you have for yourself

8 – You won’t sleep much

9 – You will spice your couple

10 – In a multiple life, you will be fulfilled

A couple more things that could have been added to the previous list :

You will cook anything

You won’t fall for tears

On bad days, you will remember the good ones

Every single day, you will remember the miracle of life (and sometimes that will help!)