#Paracha : c’est quoi une prison ?

Non, je n’ai pas encore parlé à mes enfants des pédophiles. Ça viendra, je n’en ai juste pas eu l’occasion.

En ce moment, nous regardons en boucle Robin des bois, la version Disney avec le renard dans le rôle principal. A plusieurs reprises, les pauvres habitants de Nottingham se retrouvent en prison. Même que j’ai envie de pleurer à chaque fois.
Ava Banana a entendu une info à la radio lorsque nous étions en voiture « …ont été conduits à la prison de Fleury-Mérogis… »

A midi, je me suis naturellement lancée dans l’explication hebdomadaire avec la question :

C’est quoi une prison ?
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Ava Banana : « C’est où il y a des grilles et on est derrière la grille accroché avec quelqu’un qui garde pour pas qu’on sorte« .
Danou : « pour moi, une prison, c’est où y’a une porte en grille et des murs de pierre et y’a des shérifs ou des gens qui surveillent au cas où il y a une personne forte qui se détache.
– Mais tu dis comme moi » coupe Ava Banana.
« – Non, tu as dit DES grilles et j’ai dit UNE grille. Et puis, les murs y sont en pierre, tu l’as pas dit ça, hein, hein ! » argumente Danou. »
Tout est dans le détail…

Lolo Cacao, un peu vexée de ne pas avoir encore pris la parole s’exprime un ton un peu plus au dessus : « Et moi ?
Une prison, c’est quand y’a plein de grilles (reformulation, acte 3) et on est en prison pour toute sa vie. Il faut une clé pour sortir. » Cette petite propose le même type de définition que le Robert avec le mot à définir dans la définition.
Définitivement, je suis Larousse.

madmartigan dans Willow

La prison vue par mes enfants (Madmartigan dans le film Willow)

Il me semble nécessaire, en plus de l’aspect architectural, de les faire réfléchir à la fonction de la prison. Je me permets donc d’ouvrir le débat en les questionnant à nouveau :
« Ok, la prison, vous avez raison, c’est un endroit où l’on est enfermé. Mais pourquoi on va en prison ? »

Parité entre les frères et sœurs oblige, c’est Lolo Cacao qui prend en premier la parole cette fois-ci.
« On va en prison quand on fait des grosses bêtises.
– Oui, aussi quand on est hyper-méchants« , précise Danou.
«  Ou quand on a pas un permis de conduire. C’est un papier rose avec notre photo. C’est le chef de la prison qui dit si on doit y aller pour ça« . Ma flippe de la voiture a dû déteindre sur Ava Banana.

Danou pense tout de même que « c’est le shérif et les gardes qui surveillent ». Je leur ai donc donné mon explication :

« aujourd’hui, les prisons c’est plus des cages ou bien des endroits tous sales on l’on est enfermé avec des chaînes et un boulet. Pas en France en tout cas (enfin…j’espère…).
Ce sont de grands bâtiments avec plein de petites chambres qui se ferment à clés. Il y a des gardes qu’on appelle des « surveillants » parce qu’ils surveillent les détenus ou les « prisonniers ».

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Un surveillant pénitentiaire

Comme vous l’avez dit, on met en prison ceux qui ont fait des bêtises. Mais attention, pas toutes les bêtises non plus. (je ne vais pas leur faire peur) Il y a quelque chose que l’on appelle « la loi ». C’est plein de textes qui disent ce que l’on a le droit de faire ou de ne pas faire quand on est adulte. Si on fait quelque chose que l’on a pas le droit de faire et bien un juge, c’est un grand chef de la loi, décide si on doit aller en prison ou pas et combien de temps.  »
Ava Banana, un peu inquiète : « et si c’est un enfant, on le met en prison ?
– Mô non, en France, dans notre pays, on n’a pas le droit de mettre les enfants en prison » réplique Danou pour la rassurer.

SpiderPapa s’est permis d’ajouter que « en prison on apprend à ne plus faire de bêtises pour quand on sort. »
Ni lui, ni moi ne sommes bien sûrs de ça ni du bien-fondé de cette « punition » mais il fallait bien trouver une explication proche de la réalité sans trop de subjectivité.
S’il y a une chose que j’ai compris avec les enfants; c’est que ce sont des vraies pipeletteq. Aucun sens du secret avec eux. Ils répètent tout !

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#Paracha : c’est quoi une maman ?

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

Aujourd’hui, c’est la fête des mères. J’ai eu un adorable collier immettable, des poèmes, 3 diplômes de la meilleure maman, les empruntes de mon petit dernier réalisées à la peinture, un énorme bouquet de roses et un cadeau particulièrement touchant de la part de mon mari.
C’est cool la fête des mères.
Pour cette paracha, je ne me suis donc pas creusée la tête bien longtemps. La question paraissait évidente. Alors, les enfants, pour vous :

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« C’est quoi une maman ? »

La famille est rodée. Désormais, tout le monde lève le doigt pour parler. Naturellement, Lolo Cacao crie « Moi, maman; moi, maman » en même temps. A la fois, ici on n’est pas à l’école, je travaille ma tolérance au bruit…

Elle répond donc en premier : « Eh ben les mamans c’est celles qui s’occupent des enfants et qui font les bébés »

Danou ajoute : « c’est celle qui s’occupe des enfants et qui fait des bisous-câlins« .
Qu’ils sont choux ces enfants !
Lolo Cacao, la chef pour couper la parole parle plus fort que son frère pour s’imposer : « Elle fait des bisous-câlins pour nous faire plaisir »

C’est au tour d’Ava Banana de donner sa version de la « maman » : « La maman c’est celle qui prend soin des enfants, qui couche les enfants et qui fait à manger à ses enfants.

Oui, et elle protège les enfants » ajoute Lolo Cacao.

Ava Banana, n’a pas terminé : « la maman elle est là pour s’occuper des bébés et pour aussi acheter des choses à ses enfants pour leur faire plaisir. » Vénale…

Danou, souhaite vraiment parler. En tout cas, ma manche complètement détendue par un « tirage » intempestif me le laisse deviner assez facilement.
« Je veux pas te parler de ça mais de quelque chose d’autre. Est-ce qu’une fois tu pourras nous faire la même question mais sur les papas ?

– Oui, et elles sont contentes les mamans quand les papas leur offrent des fleurs » précise Lolo.

Pour eux, le sujet est clos. Je préviens donc que bientôt ils pourront s’exprimer sur : « c’est quoi un papa ? ».

Avant de se mettre à table, j’aimerai quand même leur apporter ma définition très personnelle de la « maman ».
Je commence d’abord par les féliciter pour leur brainstorming de qualité : « tout ce que vous avez dit, c’est vrai. Je vais vous donner mon point de vue, c’est à dire ce que moi je pense.
D’après moi, une maman, c’est celle qui vous donne de l’amour, de l’encouragement et aussi des règles pour vous rendre un jour autonome. Les règles sont importantes pour savoir ce qui est bien ou ce qui est mal.
Etre autonome, c’est apprendre à faire les choses tout seul. Ça veut donc dire que je vais essayer de vous donner tout ce qu’il faut pour que vous soyez des adultes heureux et bons ».
Bien sûr, c’est une définition subjective de la « maman ». Danou est plutôt satisfait, d’ailleurs, il me l’a signalé en précisant : « Maman, c’est bien ce que tu as dit« .

Merci mes petits chéris.

Claire, la reine de la journée

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#paracha : « pourquoi on n’entre pas dans la chambre des parents ? »

Et paf ! (le P.A.F ?) Un gros boulet dans la marre de la parentalité. Han la mère militaire !  Et oui, ici les enfants n’entrent pas dans notre chambre. Je ne suis pas en train d’accuser ceux qui font autrement, comme dit le Dircom de McDo « venez comme vous êtes ! ».

J’ai longtemps conversé avec ma meilleure amie sur ce sujet. Elle est complètement traumatisée de n’avoir pu pénétrer dans le sanctuaire parental étant enfant. Du coup, avec sa propre progéniture, elle fait autrement.
Pour ma part, la chambre de mes parents représentait un endroit particulier, différent. Nous n’y entrions que rarement.
Avec mon mari, nous avons décidé d’en faire de même.Le choix était certainement facilité par le fait que 3 berceaux à caser dans 10m2 avec un lit king size et 3 penderies de mes fringues chéries, c’est un Tétris paumé d’avance. (Attendez, vous pensez sincèrement que je n’ai que ça comme vêtements ? Il y a encore un peu de mon barda dans le couloir, et dans la micro-salledejeu-chambredupetitdernier.)

Etant seule dans mes draps de soie en ce moment, SpiderPapa nous ayant lâchement abandonné pour travailler loin, super loin (au point de devoir dormir sur place), les gnous ont tendance à penser que maintenant « c’est cool, on va pouvoir squatter le lit géant ».

Plutôt que de fermer ma porte à clé, solution que je ne souhaite pas envisager, je préfère qu’ils comprennent mes raisons, quitte à me répéter, j’ai préféré rappeler :

« Pourquoi on n’entre pas dans la chambre des parents ? »
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Nous y sommes. Les enfants ont maîtrisé le concept de la question hebdomadaire. Ils sont même particulièrement demandeurs cette semaine et Lolo Cacao lève la main en premier pour prendre la parole. C’est un peu scolaire comme technique mais ça fait ses preuves pour ne pas parler en même temps. On aurait pu décider de cracher par terre le plus vite mais c’est crados et mal élevé.

Elle commence à dire « on rentre pas dans votre chambre parce qu’on a pas le droit à part quand tu me désinfecte le menton« . Pour la petite histoire, elle est autorisée à venir sur mon lit chaque fin de journée afin que je m’occupe de ses points de sutures. Le soin est beaucoup moins larmoyant. Cette exception fait qu’elle se sent dans l’obligation de « faire la grande » dans ma « chambre de grand ».
Je suis machiavélique.

Danou se met à compléter : « parce que déjà y’a des choses qu’on a pas le droit de toucher ou de fouiller dans les tiroirs de papa et maman« . Oui, effectivement, il y a des choses…

Ava Banana prend un air supérieur : « C’est parce que c’est la chambre de papa et maman et on aura la nôtre quand on sera grand et qu’on sera marié et puis Doudou, il a pas le droit sinon il fait du bazar. En plus, s’il rentre il va avaler des choses« . Ah, ces « choses » !

Lolo Cacao tient à préciser pour se rassurer : « oui mais si y’a un problème on a le droit de taper doucement pour venir et on peut aussi aller prendre des feuilles dans l’imprimante si on nous dit ».

Qu’ils sont choubidoux !

C’est le moment de donner mes raisons qui sont simples (et encore une fois personnelles) : « Notre chambre avec papa, c’est une chambre d’amoureux et notre lit, c’est le lit des amoureux. Comme on est amoureux, on se dit des choses d’amoureux et on se fait des calins. J’ai besoin d’avoir un endroit où je peux être avec Papa juste pour que l’on se retrouve tous les deux pour qu’on continue toujours à être amoureux. »
Voilà, c’est tout.

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : c’est quoi un esclave ?

Tout est parti d’un dessin animé.

Comme nous aimons le faire certains week-end, nous choisissons ensemble l’un des 200 dessins-animés présents sur notre disque dur et on se banane tous ensemble sur le canapé trop petit pour nous accueillir.
En général, les enfants s’accordent pour une énième rediffusion de Cendrillon, Raiponce ou Robin des bois. Ils ne sont pas vraiment téméraires dans leur choix. Mais cette fois-ci, une envie irrépréhensible de changement collectif nous a mené sur un dessin-animé que nous n’avions encore jamais regardé : Le prince d’Egypte.
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Soyons francs : ce dessin-animé est clairement religieux. Une sorte de catéchisme version 90 minutes.
A plusieurs reprises, il est possible de voir des esclaves au service des égyptiens.

Naturellement, s’en est suivi la question :

« C’est quoi un esclave ? »

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Je pense à me lancer dans l’explication la plus évidente à mes yeux : « un esclave, c’est une maman ou un papa. Tu passes ta vie à servir tes enfants et point de fiches de paye à l’appui. »
Et puis non, bien trop subjectif !

Lolo Cacao prend la parole en premier, on a l’habitude : « Je sais pas qu’est-ce que c’est un esclave »
Ava Banana pense avoir une réponse : « c’est quand on est pauvre ».
Effectivement, du côté du dessin-animé, les esclaves portent de vieilles toges pourries.

Danou, super héros avec sa cape sur le dos depuis deux semaines environ, vole à l’aide de ses sœurs : « être esclave, c’est quand on fait les choses pour les autres« .

Toutes ces réponses réunis donnent une définition pas mal je trouve.
Parce que j’aime jouer la maman érudite, je me permets tout de même d’ajouter un petit bout d’explication à cette définition.

Avant de pouvoir commencer, Ava Banana décide de compléter : « un esclave c’est quand en fait on demande toujours quelque chose et que l’autre il le fait. C’est pas celui qui dit quelque chose qui le fait ».

Cette précision est super pertinente. Les enfants ces êtres intelligents.

Etre esclave de quelqu’un, de quelque chose ce n’est pas si évident à expliquer. J’ai donc juste précisé :
« Un esclave, c’est comme le dit Ava Banana, celui qui a un maître, un chef qui lui dit ce qu’il doit faire. Il ne peut pas dire non, il n’a pas le droit. En plus, il n’a aucune rémunération, ou très peu pour ce qu’il fait ».

Evidemment, Danou m’interroge de suite : « c’est quoi « rémunération » ?  »
« La rémunération c’est quand on te donne quelque chose en échange de ce que tu fais. Par exemple, quand on travaille, on nous donne de l’argent en échange. Quand on fait quelque chose de gentil, on nous dit merci« .

Lolo termine par une vérité : « c’est nul d’être esclavre« .

Point Wikipédia : Le mot « esclave » serait apparu au Haut Moyen Age à Venise, où la plupart des esclaves étaient des Slaves des Balkans, « une région qui s’appelait autrefois « Esclavonie », puis Slavonie, et qui deviendra indépendante, sous le nom de « Croatie »

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : c’est quoi le bonheur ?

Pour avoir un peu plus d’explication sur la Paracha de la semaine, c’est par là. (en bleu dans le texte)

Le printemps, le soleil (dès fois, le déluge) « me donne l’envie d’AIMERRRRRRRRRRRRR, me donne l’envie d’aimerrrrrrrrrr ». La voix beaucoup trop haut perchée sur cette chanson improbable, j’ai envie de douceur auprès des miens, de mes amis, de ma famille.
C’est peut-être le nouvel éloignement avec mon mari parti travailler à l’étranger (en fait, c’est à 200km mais dire « l’étranger » accentue la distance. C’est plus proche de ce que je ressens), les changements du moment, la vie qui avance…
Le bonheur me semble être bien variable d’une situation à l’autre. J’ai donc eu envie d’en savoir un peu plus sur la notion que mes enfants avaient du bonheur en ce moment.

J’ai donc questionné mes triplés de 5 ans :
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C’est quoi le bonheur ?

De façon un peu automatique, Ils se sont mis à lever le doigt comme à l’école. Suis-je à ce point militaire ?!
Danou a dégainé le premier. Bon réflexe !
Il commence à énoncer : « Le bonheur c’est quand on est content et que tout le monde fait la fête« . Je vais très tôt lui apprendre que boire ou conduire, il faut choisir.
Il semble ne plus rien avoir à ajouter. C’est concis et précis.

Lolo Cacao, lève le doigt bien haut, agacée, pressée de vouloir parler. Je ne la fait donc pas plus patienter.
 » Le bonheur c’est quand on sourit et c’est tout« . Bon, ok, c’est tout.

Ava Banana enchaîne, romantique comme une petite fée qui volerait au dessus de champs de coquelicots: « c’est quand il y a du soleil et que quand on sourit, tout le monde dit bonjour« .

Evidemment, je trouve tout cela bien charmant. Je décide moi aussi leur faire partager ma vision du bonheur. « Pour moi, le bonheur c’est d’avoir la chance de rencontrer quelqu’un qu’on aime tellement qu’on fait des enfants en bonne santé avec lui. »
Danou, lui, décide de me couper pas un bref : « attends maman, moi, je sais.
C’est quand on a un anniversaire et qu’on a des cadeaux. »
Bien plus terre à terre que mon explication fleur bleue.
Lolo Cacao combine les idées : « C’est quand on fait des fêtes et qu’on sourit »

Avant qu’il n’essaye tous de se battre pour donner LA bonne réponse, je pense qu’il est temps de leur préciser :
« vous savez, le bonheur, on en a tous une idée différente. C’est chacun qui sait ce qui le rend le plus heureux. Et puis, certaine fois, ça change. Quand on est petit par exemple on peut trouver que le bonheur c’est quand on est au parc et qu’on peut jouer avec Papa au chat pied nu dans l’herbe en mangeant un bon goûter. Parfois, le bonheur, c’est simplement d’aller faire une bonne sieste« .
C’est le moment parfait pour embrayer : « Allez vous laver les dents, c’est l’heure de faire la sieste« .
Je ne suis pas sûre pour eux, mais pour moi, le bonheur c’est aussi un peu ça…

Sur Facebook, voici les réponses proposés.

Mots d’enfants :

  • 9 ans 1/2 : « C’est quand on sourit, qu’on est joyeux et qu’on ne fait pas la tête ! »
  • 5 ans :  »  Le bonheur c’est quand on est heureux. Alors on grandit et on devient très fort ! »
  • 4 ans 1/2 ans : « Le sourire, la forme, quand on est joyeux quand on est rigolote. Quand on ne se fait pas fâcher. Le Père Noël est toujours heureux »
  • 8 ans :  » Le bonheur, c’est quand on est content, qu’on est bien, qu’on a la joie. C’est quand on est pas malheureux… »
  • 4 ans : « Moi je sais pas ce que c’est le bonheur…(réflexion)…ah si c’est pour se taire!!! » (note de la maman : « Est-ce qu’il m’arriverait de dire à mon fils quand il se tait : « quel bonheur!!! » » ?)
  • 3 ans : « Le bonheur C’est bien »
  • 8 ans : « C’est avoir tout l’argent que je veux pour m’acheter tout ce que je veux. »
  • 7 ans : « C’est ma maman ! »
  • 11 ans: « Dragon Quest sur DS »
  • 17 ans : « Ne pas travailler et rester avec ma famille. »
  • 17 ans : « La K-pop. » (une petite explication ici)
  • 17 ans : « Aller vivre au Japon. »
  • 2 ans : « Le bonheur ce matin c’est les Lapins Crétins… »
  • 4 ans: « ‘Quand je suis a la maison »
  • 5 ans : « Le bonheur, c’est rêver »

A défaut d’avoir du soleil, il y a des jolis mots.

Merci à tous d’avoir participé à cette explication !

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : c’est quoi des triplés ?

Il y a désormais 19 articles intitulés « Paracha de la semaine » sur le blog. 19 questions de mes enfants auxquelles je tente de répondre de la façon qui me semble la plus adaptée. Des questions sur des sujets compliqués avec au top de la réflexion philosophique « c’est quoi la Shoah ?« , d’autres plus légers comme « comment on fait les bébés ? » !
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Le temps passe et la réflexion de mes petits devenus grands s’affinent. Il sont malins, ils sont réfléchis, ils ont du répondant, de l’humour. Il est temps de les faire participer aux différentes définitions. Il est temps que je prenne en compte leurs ressentis, leurs visions. Ils ont leur place dans ce monde et j’aime savoir ce qu’ils en pensent.

Désormais, la paracha de la semaine, ce ne sera pas juste une « explication à mes enfants » mais ce sera « une explication par mes enfants« . J’y ajouterai naturellement mon grain de sel. (Marie grain de sel ?)

Ce dimanche, pour mettre fin à ma quinzaine des gagnants, j’ai posé simplement la question à mes enfants de 5 ans :
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« C’est quoi des triplés ? »

Sur ce sujet, ils sont particulièrement concernés.

Lolo Cacao, a fait au plus simple : « les triplés, c’est des enfants qui sont 3 ».
Bien vu !
Cette petite n’a pas la langue dans sa poche (belle qualité), elle rajoute des petits détails : « Des triplés, ça se bagarre pas, ça se pousse pas, ça se frappe pas, ça se mord pas et après…je sais pas. »
Super Nanny serait très fière de toi.
Enfin, elle termine par « les triplés ça écoute les papas et les mamans« .

Danou intervient : « Mais tous les enfants y font ça ?! »

Ava Banana, douce comme le Bisounours avec l’arc-en-ciel sur le ventre, me dit : « les triplés, y sont gentils avec leurs frères et leurs soeurs« .

Danou lève la main comme à l’école pour ajouter : « les triplés, ils ont tous les trois des lunettes »
Ava Banana complète : « c’est des gens qui sont pareils. Ca existe des enfants qui sont trois et qui ont les mêmes habits« .
Je ne sais pas qui lui a donné cette définition. A la maison, ils ont toujours eu chacun leur vêtement et à part leurs bodys à 10€ les dix qui devaient sûrement se ressembler, je ne crois jamais les avoir habillés pareils. Pas volontairement en tout cas.
Néanmoins, chacun sa life, je ne juge pas. Juste moi, je ne le fais pas.

Pour clore cette discussion qui reviendra sûrement un jour sur le tapis (de souris), je leur ai dit: « des triplés, ils sortent du ventre de la maman en même temps et ils ont le même anniversaire toute leur vie. »

Je vous invite à poser la question à vos enfants. Vous verrez, c’est amusant et enrichissant.

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : c’est quoi une mamie ?

Aujourd’hui, c’est la fête des mamies. Sûrement un truc bien commercial inventé par la marque Kraft foods et son café bien connu.
La fête des grand-pères est toujours un moment compliqué. Je dois appeler mon papi. Un emmerdeur né. (ou bien, il a sacrément travaillé ce trait de caractère) Mais je l’aime, tel qu’il est. Mark Darcy, merci pour cette belle réplique.

Pour la fête des pères, c’est depuis 14 ans un moment un peu compliqué. Avec le temps, je m’y fais. C’est une cravate en moins à aller acheter.

A la fête des mères, j’envoie régulièrement un bouquet et j’appelle mon frère pour le lui rappeler.

J’aurai pu téléphoner à ma mamie. Malheureusement, je crois qu’elle ne se rappelle plus qui je suis.

Aujourd’hui, j’ai posé la question à mes triplés :
C’est quoi une mamie ?
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Ava Banana me dit un peu timidement : « nous on en a deux. Mamouchka et Mamie Hélène » (J’ai bien essayé d’imposer « Mémère Hélène » sans succès. Les enfants ne savent pas être méchants et c’est une belle qualité.)
Lolo Cacao répète ce qu’elle a dû entendre une fois : « c’est celle qui s’occupe des enfants et qui est vieille ». L’honnêteté est aussi un trait fort chez les marmots. Dès fois, on pourrait s’en passer.
Danou, généalogiste en herbe se doit de préciser : « c’est soit la maman de notre papa ou de notre maman ».
Lolo Cacao coupe, une nouvelle fois la parole, comme si personne n’était en train de discuter. Pourtant, maintenant, elle entend : « Mamouchka (ma maman à moi), elle est extrêmement excellent gentille ». Ce n’est pas très français, mais j’ai compris l’idée.

Je crois qu’il n’y a pas besoin d’en ajouter plus que ça, si ce n’est, que derrière ton écran, je sais que tu es là, Mamouchka.
Ma Mamouchka.
En fait, tu es toujours là. Un peu loin de nous (tu le sais, je te ferais une très belle chambre dans le garage si tu venais !), mais toujours présente. Si j’avais dû dessiner une mamie, j’aurais fait ton portrait. J’aurais mis quelques rides en moins, dues aux soucis, pour un peu te préserver.
Que ce soit commercial ou pas, bonne fête La Mamouchka et s’il te plait, ne t’en vas jamais, même si je crois bien que ça va être compliqué.
Je ne veux pas avoir à l’expliquer, à me l’expliquer. Merci d’être toi, tu es la meilleure des Mamouchka.

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Paracha de la semaine : pourquoi je dois arrêter de fumer

Je vous en parlerai bientôt plus en détails. L’idée fait son chemin. (ce chemin est particulièrement escarpé et plein de trou bien profond où je ne manque pas de mettre prendre les pieds). En fait, je vais même vous tanner pendant quelques mois…quelques années au plus. Bientôt, très bientôt, je vais arrêter de fumer.

A 5 ans, les enfants commencent à faire de plus en plus de remarques sur l’odeur de cendrier froid qui me fait office d’haleine. En plus, ils m’entendent en permanence tousser et me dévisagent quand je suis dans l’obligation de…cracher. Du glamour dans un mouchoir bien morveux.

J’ai donc dû leur expliquer :
pourquoi je dois arrêter de fumer et tant qu’à faire, pourquoi il ne faut jamais commencer ?

paracha expliquée aux enfants-semaine-8

Avant même de pouvoir faire une « magnifique » explication pour tenter de les dégoûter à vie de mettre une cigarette dans la bouche -même si, bien entendu, il est un peu tôt pour y penser- Lolo-cacao décide de s’exprimer : « Maman, tu vas nous crier dessus paske tu vas être énervée. Et pis sinon, tu vas mourir. »
Un condensé de douceur. Mes enfants ces miroirs.

J’ai tendance à penser qu’il faut les rassurer sur l’avenir. Sur notre avenir. Il y a la vie et la mort, c’est inexorable. Je ne leur cache pas. Je suis la dame qui dit la vérité.
Par contre, il y a des morts prématurés. Sur ce point, je veux les épargner. Pourvu qu’ils soient à l’abri de douleur inattendue de la vie.

Oui, la cigarette tue. Dans des conditions certainement atroce. D’ailleurs, il serait bien dur de ne pas le savoir. C’est écrit sur les paquets. Il y a même de belles photos pour imager. Malheureusement, l’addiction n’a rien de raisonnable.
« Je vais arrêter de fumer comme ça j’aurai plus de temps pour être avec vous. J’irai moins dehors. Mais attention, je prendrai quand même mon café tranquillement« . Faut pas rigoler avec le café. Une addiction après l’autre.

Danou m’annonce très tranquillement : « moi je fumerai jamais« . C’est bien mon fils. Néanmoins, je me rappelle avoir dit ça moi aussi. Vers 17 ans, c’était d’ailleurs encore d’actualité. Puis, hop, piégée.

J’en rajoute donc une couche, je ne vais pas m’en priver : « quand on fume même juste une fois, c’est comme si on fait entrer un petit monstre dans son corps. Après, il veut qu’on le nourrisse en continuant à fumer« . (cette image c’est celle d’Allen Carr dans son livre « Arrêter de fumer »)
Ava Banana, toujours précautionneuse, souligne habilement : « je ne fumerai jamais. Même pas une fois« . Je ne peux que la féliciter.

Afin de préparer le terrain et de mettre toute les chances de mon côté pour faire de mon challenge une réussite globale familiale, je les préviens : « il va falloir m’aider. j’ai besoin de vous. Si vous me voyez aller dehors fumer, il faut me dire : « non maman, tu ne dois pas fumer ». Je compte sur vous ! »

Lolo s’insinue sournoisement dans la brèche que je viens d’ouvrir : « alors, on pourra te gronder ?
– Sûrement pas, ici la chef c’est moi. Par contre, vous pouvez me courir dessus et me faire plein de bisous pour m’en empêcher. Comme ça, le petit monstre qui se nourrit de cigarette et bien et il mangera des bisous à la place« .

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

 

Paracha de la semaine : Le chômage expliqué aux enfants

Il y a des livres à la maison qui donnent l’impression que mes enfants sont des surdoués. Un seul mot et ils peuvent citer l’intégralité de la page, intonation comprise.
Il y en a un qu’ils connaissent particulièrement bien. C’est l’un de mes préférés aussi : Le géant de Zéralda de Tomy Ungerer. C’est l’histoire d’un ogre qui mange des petits enfants et qui découvre grâce à une jeune fille, Zéralda, les multiples saveurs des bons petits plats cuisinés. Il en perdra son envie de manger les marmots.

Rien à voir avec le chômage me direz-vous ? Vous avez raison. En feuilletant les pages, une nouvelles fois, un soir sur le canapé, les enfant se sont arrêtés sur cette phrase.

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Bien entendu, ce n’est pas la première fois que la question est posée. Vous imaginez !
La conjoncture actuelle  -favorable au concept de chômage- induit d’autant plus le questionnement chez mes enfants qui entendent nos amis et nous échanger sur le sujet ou être personnellement touchés.

J’ai dû, une nouvelle fois, leur expliquer :

 » C’est quoi le chômage « 

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Paracha de la semaine : « Maman, pourquoi tu cries comme ça ? »

Il y a des jours avec, et il y a des jours sans. Hier, c’était sans. Bagarres pour savoir qui ira au centre commercial avec moi, bruits collectifs autour du petit dernier qui se réveille 12 fois par sieste, verres d’eau qui n’arrêtent pas de tomber. Au demeurant, je ne suis pas plus patiente avec les années. Ni avec le nombre d’enfants. C’est bien dommage, je crois que ça m’aiderait.

Faiblesse quand tu me tiens, malgré les efforts prononcés pour donner des consignes précises à appliquer, ma bouche ne s’est ouvert que pour…crier. Et ça, une bonne partie de la journée.

Le soir venant, le coucher des enfants aidant, je me sens un peu apaisée et m’en veux de tous ces cris tonitruants. Il faut bien s’en rappeler, ce sont des enfants.

Je me suis donc assise sur le seul lit raisonnablement à ma hauteur et avant même d’avoir pu fournir une explication, Lolo, ma sensible, m’a devancé :

 » Maman, pourquoi tu cries comme ça  ? « 

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