Quand on a envie de changer de métier

J’avais promis que j’évoquerais la reconversion professionnelle dans sa globalité. Alors, j’ai pris un grand sac et je vous ai fourré à l’intérieur un tas de choses plus ou moins intéressantes que chacun peut trier en fonction de ses envies.

Tout commence avec un point d’interrogation : « ? ».

Le goût d’autre chose, d’autres envies, une autre vie. En tout cas, pour ma part, ça a commencé comme ça : « qu’est-ce que je veux faire vraiment ? » Une sorte de crise de la trentaine mêlée à mon incapacité à supporter le « moyen ». Ne pas avoir de regret, vivre chaque matin en souriant, s’éclater comme un gosse dans une piscine à balles, le plus dur, c’est de répondre à cette question.

Je crois bien que la reconversion professionnelle, c’est d’abord un choix. Je sais, j’y vais, je me lance. Puis, viennent LES questions ?

Modifier ses habitudes, se former, repartir de zéro.  Et comment on va bouffer, et les nouveaux horaires, et les gardes pour les enfants ? Et aussi, est-ce que j’en suis capable, est-ce que ça va le faire ? Et enfin, combien je vais gagner de fric derrière, est-ce que je vais trouver du boulot, est-ce que je peux encore me permettre une triple reconduction de CDD ?
Je ne suis pas experte en reconversion professionnelle. Je suis juste une maman, ancienne profession libérale qui ne s’en sortait pas trop mal puis salariée, mère de 4 enfants avec un mari qui travaille à l’étranger. Mais je me suis interrogée, j’ai organisé cette nouvelle vie et je me suis lancée. Alors, sans donner de leçon j’ai envie de partager cette expérience dont je suis ressortie indemne et grandie. Jusqu’ici.

Boire un tas de café et discuter

Avant toutes démarches, je me suis renseignée. J’ai harcelé, posté des questions sur Facebook sur le moyen d’obtenir un financement. (j’en profite pour dire Merci Emmanuelle, Merci Claire) Puis, Pagesjaunes.fr ouvert devant mes yeux,  j’ai contacté du plombier ! Plein de plombiers ! Et j’ai bu des cafés, un tas de café avec ces dit plombiers.
Je les interrogeais sur : le métier, les compétences nécessaires, les risques, les débouchés, le marché de l’emploi. Je conservais une carte de visite de côté pour un futur stage, au cas où. Et je les regardais me regarder. Voir quel regard ils posaient sur moi, cette femme pipelette qui sourit à la vue d’un outil, qui voulait devenir plombier.
C’est aussi ça jaugé son futur environnement professionnel. Savoir si l’adaptation va être jouable. Pour ma part, rien n’est injouable. Tout dépend de sa dépendance au jeu !

J’ai également fait « deviser » plusieurs formations (vous verrez, après ce document aura de l’importance) qui correspondait à mon souhait et suis allée visiter les différents centres.

Une fois toutes ces réponses bien consignées dans des docs Word, les démarches administratives pouvaient commencer.
changer-de-travail

Quitter son emploi, embrasser Pôle emploi : une histoire de famille

A ce moment, l’idée est bien installée et tant mieux. Parce que franchement, c’est la trouille au cul (expression particulièrement vulgaire mais aussi particulièrement juste dans ce cas précis) qu’il va falloir envisager de quitter son job, son quotidien, son gagne-pain.  Une nouvelle fois, je ne parle que pour moi mais mon job, il comptait. Le salaire qu’il me rapportait aussi. Le Graal était donc d’obtenir d’une part un revenu via le pôle emploi, d’autre part, le financement total de la formation. Le beurre, l’argent du beurre, la crème, le petit lait…. Après tout, pourquoi pas ?!

C’est grâce à une bonne étoile et quelques très belles rencontres dans mon ancien job que j’ai pu obtenir des conditions favorables pour mon licenciement.
La réalité est qu’une reconversion professionnelle engage toute la famille. C’est pas juste un trip sur des tubes cuivre et PVC, c’est une nouvelle vie. Il a fallu faire des calculs, mon mari a pris un nouveau job. Ça a compensé la perte financière. Il doit s’absenter 4 jours et 3 nuits par semaine. On ne peut pas gagner à tous les coups !

Quand Leetchi ne suffit pas

ALERTE : Lorsque vous franchirez le pas d’une reconversion professionnelle, vous devez savoir qu’il faudra du labeur, du sang et de la sueur pour obtenir le financement. Et des larmes aussi. Ça marche bien les larmes.

Une formation c’est cher sa race. Presque le prix  d’un mariage. Dans mon cas, j’ai suivi une formation de 8 mois 1200 heures, stage inclus. Il était inimaginable de payer tout de ma poche. D’abord parce que je mets des slim et qu’il n’y a pas beaucoup de place pour glisser plein de billets (que je n’ai d’ailleurs pas), ensuite, parce que j’ai 4 enfants. CQFD.

Je vous laisse savourer un petit épisode de cette péripétie qui heureusement c’est terminée par une validation de mon dossier en moins de 1 mois. Mais il y a eu harcèlement (c’est moi qui ai harcelé, la précision est nécessaire), maintenant que j’ai terminé, je me dénonce.

Si un seul conseil devait être donné sur ce point, ce serait : ne lâchez rien. Écrivez des courriers, déplacez-vous, insistez pour obtenir un conseiller, téléphonez, prouvez le bien-fondé de votre démarche (rapport d’entretien avec des professionnels du secteur, stage d’essai – le pôle emploi peut fournir des conventions de stage -, bilan de compétences). C’est vrai que ce n’est pas très marrant d’insister autant mais j’ai eu l’impression d’être comme devant un banquier pour obtenir un prêt. Il a fallu justifier de l’investissement. Évidemment, comme pour tout investissement, j’ai fourni un devis (cf. paragraphe 2)

Une fois que ce truc infernal administratif est bouclé, on commence à sentir monter l’adrénaline et plus vite que l’on ne se l’imagine c’est le grand jour de la rentrée. Mais avant, j’allais oublier l’un des points les plus importants : les enfants.

Avoir des enfants et changer de métier

Formation à temps plein, une famille pas dans le coin (et pas très grande non plus), une maison à faire tourner et mon mari loin. Bien sûr, vu sous cet angle, ça ne parait pas très cool. D’ailleurs, « cool » n’est assurément pas le bon mot quand on est dans cette situation.

Un problème, une solution. Je crois qu’il est préférable d’effriter les grosses boules de tracas en plein de petites miettes pour mieux les observer une à une. Et aviser.

J’ai pris une nounou à domicile pour le matin avant l’école (je devais être devant ma formation chaque matin pour 7h30 avec une quinzaine de minutes de trajet). Avec un enfant de moins de trois, j’ai pu bénéficier d’une aide de la CAF.
L’avantage de faire appel à une société de garde c’est qu’en cas d’absence, il y a toujours un remplaçant. Seule, je n’avais pas le choix.
J’ai remis une liste longue comme un rouleau de parchemin à toutes les maîtresses de mes enfants et à la crèche avec des personnes à contacter en cas d’urgences (principalement voisins et amis).  Il y a bien entendu eu quelques maladies par-ci par-là, mais l’hiver a été clément.
Et puis, j’ai discuté avec la Directrice de l’école des enfants et avec le corps enseignant pour expliquer la situation et ma présence limitée. J’ai conservé une place aux délégués de parents d’élèves pour continuer à être au courant de la vie de l’école.

J’ai aussi beaucoup parlé avec mes 4 petits. Pour qu’ils comprennent le changement et qu’il n’hésite pas à me faire part de leur ressenti. Franchement, c’est des petits vaillants. Ils se sont très bien habitués au nouveau rythme et ont su faire preuve de beaucoup de compréhension et d’encouragements. Franchement, c’est des super enfants. (Surtout sous l’influence de bonbons)

En gros, sur ce paragraphe, il faut retenir qu’il faut « parler » et présenter sa situation, juste parce que c’est tellement plus simple quand l’autre comprend votre quotidien ou en tout cas qu’il en a conscience.

Se lancer

Cette étape, c’est vraiment la plus cool de toutes. Essayez.

 En résumé, changer de métier ça a été (vision personnelle et non issue d’un séminaire spécialisé dans la reconversion pro):

1) avoir l’idée
2) se renseigner (quitte à paraître névrosé)
3) quitter son emploi – négocier 
4) se renseigner (encore) 
5) faire la queue dans les administrations, rester calme, ne pas s’énerver, pratiquer le harcèlement : obtenir un financement
6) blinder sa logistique et expliquer sa situation à son environnement
7) se lancer
8) s’amuser

J’ai découvert cette chanson (d’une artiste rap qui vaut vraiment le détour) il y a peu et franchement elle donne la pèche quand on a besoin d' »Oser » !

[youtube=https://youtu.be/KFJ_fFfsfNY]

Claire, la jeune plombière

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Vendredi.

Aujourd’hui, on est vendredi. J’ai le soleil plein la tronche, RTL2 dans les oreilles et je me sens pousser des ailes. Aujourd’hui, c’était mon dernier jour de formation. Bon, il y a aussi lundi et puis j’enchaîne sur l’examen jusqu’à vendredi matin. Résultat le 13 mars.

C’était quand même un peu mon dernier jour, la fin de la dernière semaine hors examens. La fin d’une étape.

Purée, mais quelle formation ! J’écris à chaud, le cœur plein d’émotions, de papillons. Une putain de dose d’adrénaline est en train de se décharger. (Aucun jeu de mots graveleux ici)
Je suis très sincère quand je dis que je ne suis pas du tout sûre de réussir mon diplôme. Franchement, toute l’année j’ai lutté contre le fonctionnement naturel de mon cerveau. Mes mains ne m’ont pas toujours suivi. Mais c’était l’éclate. Un truc de fou. J’ai un sourire aux lèvres rien que d’y penser. J’ai rencontré des tas de gens que j’ai tous appris à aimer. C’était riche.

Et puis…

Et puis, maintenant, je ne le cache pas, je peux me le dire : je l’ai fait. I di dit.
Que j’ai ou pas mon diplôme, j’ai acquis une compétence. J’ai appris un METIER.
Comme c’est fou.
J’y suis allée chaque jour de la semaine pendant huit mois. J’ai raté une seule journée. Chaque matin, j’ai défié mon angoisse de mon prendre la bagnole sur le périph, dans la nuit, sous la pluie. Je me suis bousillé les doigts, je me suis énervée quand j’y arrivai pas. J’ai été grossière, j’ai joué la nerveuse à quelques reprises, parce que faut pas déconner certaines fois !  Je me suis assise sur une banquette arrière de van avec 4 gars de l’atelier pour fumer des clopes en écoutant du rap. J’ai fait pas mal de café dans notre cafetière miteuse et crade. J’ai fait beaucoup de sourires, j’ai eu beaucoup de raison d’en faire.
Alors, mardi matin, je vais enfiler ma salopette, je vais sortir ma caisse à outils et je vais tout faire pour y arriver. Faut que ça le fasse. Putain, faut que ça le fasse.
Je vous dirai dès que je le saurai. Promis. Après tout, si je suis dégoutée, autant recevoir des petits messages sympas, c’est toujours cool !  Et quoiqu’il arrive, désormais j’aurai vraiment tous les arguments pour enseigner à mes enfants que dans la vie, on peut se lancer des défis quand on en a vraiment l’envie.

Merci encore à tous d’avoir accepté d’entendre parler plomberie pendant des mois. Merci de m’avoir encouragé.

remerciements

Un petit bout de mon dossier de fin d’études.. MERCI.

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Reconversion pro : semaine 1

Résumé des épisodes précédents  : (pour ceux qui arrivent en cours de route) après 6 années au service du webmarketing et un licenciement, j’ai décidé que dans la vie, je voulais être plombier. Alors, je me suis lancée tant bien que mal ! Lundi dernier, c’était ma rentrée en formation ICCSER (Installateur Chauffage Climatisation Sanitaire et Energies Renouvelables). Formation en 8 mois à cheval entre le niveau CAP et le Bac pro. Je n’ai aucune expérience, juste vraiment l’envie d’apprendre, de travailler et d’y arriver. J’espère ça suffira.

Lundi dernier, j’ai réglé mon réveil sur 6h15, 6h16 et 6h17 au cas où je ne l’entendrais pas. Hors de question d’arriver à la bourre le premier jour de ma formation. Question de ponctualité.
J’ai pris ma mini voiture. J’ai longtemps hésité pour la tenue. Amoureuse de la mode oblige. Chantier ou pas, on ne lésine pas sur le style.
Pantalon de chantier et chaussures de sécu ou simple jean et basket ? Je n’avais pas envie d’être la seule à arriver toute prête (et trop propre). J’ai tâtonné le terrain et opté pour le jean.
Pour cette première journée, j’ai évité le top trop décolleté. D’abord parce que je n’ai aucune poitrine à montrer, ensuite parce qu’Il ne faut pas se mentir, j’arrive dans un monde occupé à 99% par des hommes, je dois m’adapter, ne pas être la petite pouffe qui n’ose pas se salir les mains. Je veux que l’on me prenne au sérieux. J’aurai bien le temps d’affirmer une quelconque féminité.
Pas de fleur dans les cheveux non plus. Pas tout de suite. Je suis un peu timide en vrai.

Salle de classe un peu vétuste et atelier : le décor est posé. Des conditions réelles.

Formation professionnelle : formalités

17. C’est le nombre de stagiaires que nous serons cette année répartis sous la forme suivante :
– 4 « petits jeunots » de 24/25 ans
– 11 entre 29 et 35 ans (dont je fais partie)
– 2 de 45 ans et plus
La majorité a déjà un pied dans le monde du bâtiment mais pas de la plomberie sauf pour l’un d’entre nous qui envisage de récupérer la société de son père. Je suis clairement la plus novice. Ce n’est pas grave, j’ai très envie d’apprendre et j’avoue trouver ça très excitant de découvrir quelque chose de complètement inconnu. Mais alors, complètement !
Nous sommes 2 femmes, l’autre étant la doyenne de la formation. Elle a travaillé des années dans l’humanitaire et ça faisait deux ans qu’elle espérait cette formation. Deux du groupe sont hébergés sur place.

Cette formation en plomberie est dispensée par l’AFPA (Association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes) c’est pourquoi je ne me retrouve pas en lycée avec des grands ados de 16-17 ans.

Au niveau des horaires, ce sera 7h30-16h30 sauf le vendredi après-midi où nous sommes en congés. Pour ma part, ce temps libre sera destiné à remplir le frigo dévasté et à gérer les différentes démarches « administratives » ou « logistiques » nécessaires au bon fonctionnement de la Maison. Je vais pouvoir récupérer chaque soir mes enfants. C’était l’une des conditions pour mon entrée en formation. Je ne veux pas qu’ils se sentent lésés même s’il semble évident que le rythme de l’année va être différent.

Le groupe

Je n’y avais pas vraiment songé au départ, mais retourner à « l’école » c’est également rejoindre une nouvelle classe, un nouveau groupe. Bah franchement, c’est super sympa de faire des blagues ridicules, de s’encourager, de se soutenir, d’apprendre. Pour le moment, aucune alerte rouge « caractère incompatible » n’a été déclenchée. Pourvu que ça dure.
Le travail en commun facilite les relations humaines. Laver un atelier qui ressemble à un garage laissé à l’abandon pendant 25 ans, ça resserre les liens.

Levé de rideaux

Nous avons réalisé nos petits cartons avec nos noms et avons joué au « présente l’autre comme si c’était toi ». Nous avons fait un tour de l’outillage, j’ai été à casto me racheter une clé à molette qui comme me l’a dit mon formateur « n’est pas pour jouer aux poupées« . L’atelier est compartimenté en 17 espaces. Chacun a tiré au sort le box dans lequel il travaillera toute l’année. Ce sera le n°5 pour moi. Bien au centre… Nous avons démonté les installations réalisées l’année passée, avons buriné les trous et rebouché le tout puis poncé.
J’ai appris à faire du plâtre. Je suis novice. Je l’ai déjà dit, c’est encore vrai.

atelier

Ma box n°5 « propre »

Dès mercredi, nous nous sommes vraiment lancés dans le vif du sujet en étudiant les particularités des tubes en acier. J’ai appris plein de trucs : les différentes vannes (« ouvre les vannes »), les diamètres, les obscures mesures en « pouces ».

Le lendemain, nous avons découvert comment « fileter ». Cette opération consiste à transformer le bout d’un tube en pas de vis afin de pouvoir ajouter un raccord. C’est du chinois aussi pour moi, mais je mise tout sur ma mémoire (et mes petites fiches de collégienne bien surlignées !). J’espère qu’elle me sauvera. Pour réaliser un tube fileté, il faut utiliser des outils particulièrement flippants. C’était géant.

outils

Les « gros outils »

J’ai tout de même eu le droit à une petite blague mignonne : « Claire, tu dois retourner en magasin pour t’acheter des outils ?
– Non. Pourquoi ?
– Parce que tu devrais aller t’acheter des bras« .
C’est légitime ! Ça m’a fait rire. C’était bien attentionné.
C’est vrai que comparé au Monsieur Muscles -ancien soudeur- du box de devant moi, il n’y a pas photo, il faut que j’aille m’acheter des bras ! Que je les façonne un peu en tout cas. Ça viendra.
Je devrais peut-être poster une photo de biceps avant/après !

Vendredi, nous avons lavé à grande eau nos box pourris, avons souri avec fierté en voyant nos bouts de tubes « filetés », nous nous sommes souhaité un bon week-end chacun par nos prénoms.
J’avais ma fleur sur le côté.

tube fileté

Le « filetage » : un tournicoton pour visser en bref !

J’ai mis RTL2 à fond. Il y avait du soleil. Ma salopette, que j’avais enfin osé porter et qui m’a valu un « la salopette, ça pète » était sale. Comme un vrai ouvrier.

pantalons

un peu moins « bleus ».

J’ai retrouvé mes enfants, leur ai présenté quelques outils, comme chaque soir cette semaine.
On a mis les chapeaux pour acheter des cônes glacés. On s’est assis sur l’allée verte devant l’appartement, avons rigolé et avons joué ensemble un bon bout de l’après-midi avant de finir tous crevés sur le canapé à tenter de comprendre les dialogues de Mickey-Les trois mousquetaires. Le soir, mon mari nous a enfin rejoint après cette semaine si riche où nous étions séparés. Je n’ai pas arrêté de parler. Une gosse de 5 ans. Une de plus dans l’appartement.

C’est dingue à dire, surtout pour de la plomberie, mais j’ai l’impression de vivre une formidable aventure. Bricoler, fabriquer, se dépenser physiquement, avoir des relations franches, toucher à de gros outils, apprendre quelque chose qui me plait : je ne veux pas me réveiller. Pourvu que ça se passe bien, pourvu que je réussisse à gérer, pourvu que chaque semaine à venir m’apporte ce lot d’épanouissement et de gaieté.

La semaine prochaine, c’est une autre rentrée qui va se préparer.

PS : ce blog a, dans sa majorité, puisé son inspiration dans ma vie de maman. Je sais bien que certains ne sont pas là pour entendre parler tubes et autres évacuations, chiottes ou chalumeaux.
Cette formation, dans le cadre d’une reconversion professionnelle, va durer 8 mois. C’est pour moi une source de réjouissance et assurément aussi de futurs doutes ou difficultés. Il m’est impossible de ne pas régulièrement l’évoquer. Vous risquez donc un peu d’en entendre parler.

« Ne fuyez pas, la plomberie c’est sympa« . ©
(ce slogan est déposé par le syndicat des futures plombières en pleine reconversion consciente de la difficulté à éprouver de la sympathie pour de la tuyauterie)

Claire, prête à y retourner.
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