Le concept de « trésor » chez mes enfants…

Actuellement en mission d’intérim, j’ai la chance d’avoir des horaires de travail (ceux d’un chantier) particulièrement compatibles avec mon quotidien de maman. (et il n’y a aucun sarcasme) Je finis à 16h (bien sûr, ça veut dire que je commence tôt) et c’est parfait pour aller les récupérer à l’école et à la crèche  en prenant un peu plus de temps que d’habitude pour rêvasser sur le chemin.

Chaque jour, le manège se poursuit inlassablement depuis leurs 3 ans. Chacun leur tour, mes 4 enfants partent à la recherche de « trésor » sur le chemin du retour de l’école : au mieux des vieilles coquilles d’escargots encore baveuses… au pire une belle collection de mégots jaunes pisseux. Danou est le maître en la catégorie.

Devant le portail à l’entrée du bâtiment, la quête se poursuit pour la plupart du temps avec des petits cailloux et des végétaux plus ou moins friables, évidemment glissés bien au fond de la poche. Faudrait pas les perdre !

Le moment de la récupération du courrier doit être stratégique. Vite, retirer les pubs trop colorées en les glissant rapidement dans la poubelle d’à côté. Le parent doit être un peu magicien. C’est vital. Malheureusement, l’œil de l’enfant est vif et son regard aiguisé. On ne lui fait pas.  Pas 30 fois en tout cas. C’est adopté. Cette pub carrouf format 4×3 (au bas mot) devra absolument être affichée au moins une nuit sur le mur principal de la chambre. Une nuit, c’est le tarif que j’ai négocié. Et ils sont très forts.

Une vieille vis rouillée ou un simple morceau d’autocollant complète la collec’. Chaque soir en semaine. Fois quatre.
Le petit n’est pas en reste. Du haut de ses deux ans et demi, il est capable de réunir assez de branches pour faire un barbecue. Heureusement, il n’est pas encore assez habile pour glisser un long bout de bois derrière son dos sans que je ne m’en aperçoive. Il se rabat donc sur de la terre qu’il transporte dans ses poches. Quel beau trésor la terre ! Elle finit sur le balcon. Et les fourmis dans mon salon.
Il y a ensuite la problématique du stockage. Bien sûr, ma machine à laver fait un peu office de coffre au trésor. Mais, j’ai bien peur que ce contenant ne soit pas solide pour longtemps. Son joli cui-cui sonore à chaque cycle me laisse penser qu’il va falloir trouver une autre cachette avant que je n’aie à casser le PEL.

En attendant de trouver mieux, j’ai décidé d’opter pour un recyclage particulièrement rentable : leur prêter gentiment les splendides boites qu’eux même m’ont offertes pour la fête des Mères.

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Claire, maman d’archéologues

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On les appelle « les triplés »

J’ai bien tenté de lutter contre, j’ai traversé la mer à contre-courant (au moins ça) pour permettre à chacun de se construire une identité, j’ai prévenu, insisté supplié…mais…en vain. Où qu’ils soient, on les appelle : « LES TRIPLES« .

Ce soir, c’était le cas quand on me les a appelé à la garderie : « oh oh, les triplés, y’a votre maman ! »

Quand le « moi » est en crise

(pardon, je voulais absolument offrir à cet article, l’espace d’un titre, une connotation philosophicoélitiste. Il n’en est rien.)

En réalité, je trouve que mes enfants (ici, je parle uniquement de mes aînés, les fameux « triplés ») ne sont un pas lot même si la grossesse s’apparente à une « portée ». Ils sont trois. C’est un fait. À part quand j’en oublie un ! Sinon, le reste du temps, c’est bien le cas. Je les compte souvent. Un réflexe de mère de famille nombreuse.*
Aux yeux des autres aussi, ils sont trois. Mais eux font bien moins de différence. Ils les confondent souvent et finissent irrémédiablement par utiliser la solution de facilité : les appeler « les triplés ». Evidemment, ce n’est pas le cas de tout le monde. Evidemment, certains confondent juste les filles (qui n’ont pas la même taille, les mêmes cheveux, le même visage…mais qui effectivement, je veux bien le reconnaître, portent des lunettes…) !

Je me moque gentiment, il y en a beaucoup qui font les efforts : les efforts de les différencier, de les individualiser ou tout simplement, de les appeler par leur prénom, l’un après l’autre, même si cela prend trois fois plus de temps. En général, c’est ceux qui les connaissent bien. Eux savent parfaitement qu’ils sont trois enfants bien différents.

Trois = un groupe

J’ai envie d’en faire trois grands humains bien dans leur peau. Je trouve que ça passe par la constitution d’une identité propre. (vous remarquerez que j’ai utilisé le « je ») Les techniques utilisées pour les individualiser dès la sortie chaotique de mon ventre sont très personnelles et absolument pas universelles. Je ne crache pas sur ceux qui habillent leurs enfants de la même façon quand ils sont jumeaux ou triplés. Simplement moi, je ne le fais pas. Je crois que ça ne m’est jamais arrivé. Trois couleurs différentes pour un même modèle, ça sûrement, Kiabi fait souvent des promos dans ce cas là ! J’aime qu’ils aient chacun leurs vêtements. Pas à tout prix, les filles ont des culottes communes ! (même si la culotte avec la petite souris dessinée c’est celle de Lolo Cacao, tout le monde le sait !)
Dans la même ligne de conduite, j’ai trouvé naturel de ne pas les appeler les « triplés » à tout bout de champ. Ça peut m’échapper quelques fois quand je parle à des gens. La solution de facilité, encore celle-là !
Ils sont uniques et je veux qu’ils le sachent. Mais la réalité, c’est aussi qu’ils sont trois. Un groupe de trois. Trois enfants qui ont grandi ensemble 7 jours sur 7, qui ont marché quasi-simultanément, qui se sont relayés avec les cuillères de purées, qui ont appris à patienter et à faire attention à l’autre, qui ont fait des coups montés, qui ont joué des heures ensemble dans leur immense parc pendant que je les regardais (en buvant 17 cafés pour rattraper les nuits particulièrement hachées)…

Je n’est pas souvent mal pris les réflexions dans la rue quand avec eux petits, je me promenais. Parce que, c’est vrai, des triplés, c’est un peu surprenant. Bien sûr, à la longue, c’est chiant, ça fait un peu bête de foire ou comme dans le film Les soeurs Dionne (une histoire de quintuplés qui sont monnayées à l’encontre de toute bienséance).
Heureusement, ils grandissent. La poussette géante est revendue facilement à une assistante maternelle et les regards des passants deviennent un peu différents. Ils restent toujours trois, mais 3 grands, ça impressionne moins que 3 bébés. (même si dans les faits, à chaque âge ces réjouissances) Disons que 3 bébés, c’est presque une micro-crèche en sortie !

En fait, non.

Je voulais donc pousser un coup de gueule, envoyer du lourd en disant « STOP, purée, arrêtez de les appeler LES TRIPLES », et bien non. Mon article tombe complètement à l’eau (comme les raccordements de tuyauteries que j’ai lamentablement montés aujourd’hui…et qui ont fui).
En fait, ce sont des triplés.
C’est à la fois un état de fait, une spécificité et une force. Normal que les autres ne le voient pas autrement. Mais quand même, vous pouvez les appeler par leur prénom parce que ça leur va bien. Prenez le temps de les connaître, un à un, c’est le seul point sur lequel j’ai réellement envie d’insister.

* Petite pensée à Sabines qui comptent souvent ses associés !

Claire, la « maman de triplés »…et d’un petit dernier.
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Jusqu’ici, tout va bien…

Évidemment que mon organisation est millimétrée. D’ailleurs, je me demande si la mesure inférieure se dit « nanométre » car autant d’organisation mérite sûrement une unité particulière et tellement fine qu’on ne pourrait la voir à l’œil nue.

Une classe pour chacun et chacun dans sa classe

Aujourd’hui, c’était la rentrée. Mes triplés sont dans des classes séparés en grande section, comme ce fut déjà le cas l’an passé. Ce choix est personnel. Il nous a semblé adapté à nos enfants et à leurs caractères et s’est trouvé également en accord avec les désirs des principaux concernés. Et en accord avec la structure de l’école : trois grandes sections.
Ouf, on est sauvé !

Ce choix, en termes d’organisation, est passé comme une lettre à la poste. Plus une, mais trois maîtresses avec qui échanger. Plus une classe, mais trois classes dans lesquelles accompagner les enfants le matin (avec le 4ème dans les bras pour ne pas l’abandonner dans sa poussette à l’entrée). Plus une seule note griffonnée dans le carnet de liaison pour annoncer un événement imprévu, mais trois photocopies collées massivement à la UHU.
Je me suis habituée, ce n’est pas plus mal qu’ils se sentent individuellement concernés. D’ailleurs, en ce soir de rentrée, ils étaient chacun ravis de présenter leurs maîtresses et les copains associés.
Jusqu’ici tout va bien.

Nouveaux rythmes scolaires

Je suis organisée. De façon nanométrée.
Avec la réforme des rythmes scolaires, les enfants se lèveront tôt le mercredi aussi. Cette fois encore, c’était le cas l’an passé. Ils allaient au centre aéré.
Pour rendre notre vie un peu plus funky, le centre aéré n’est pas situé dans notre école. Il faut donc réaliser le transfert entre 11h30 et 12h30 depuis la maternelle.
Heureusement, une adorable voisine va s’en charger. Jusqu’à janvier.
À ceci s’ajoute le fait que, ledit centre aéré, n’ouvrira ses portes qu’à partir du mercredi 24 septembre. Je comprends, ils doivent s’organiser. Cette réforme les impacte beaucoup et il faut un temps d’ajustement. Pour nous, malheureusement, c’est nul à chier.
Heureusement, une adorable voisine va s’en charger et les garder le mercredi après-midi jusqu’à cette date.
Jusqu’ici tout va bien.

Rentrée=paperasse

Je suis faussement émerveillée devant cette montagne de papier qui trône sur mon lit en petits tas bien établis. Trois piles, un scanner, une photocopie. En trois années, j’ai trouvé comment optimiser : remplir les documents sans les prénoms, mettre des petites croix aux crayons là où les paramètres varient, copier le tout et compléter. Je laisse les petites croix aux crayons pour égayer ma copie. (et parce qu’on ne gomme pas une photocopie !)
J’avais anticipé l’attestation pour les assurances scolaires ou plutôt pour l’Assurance scolaire, la MAE, celle que tout le monde connait, celle qui semble être la seule à exister !
Jusqu’ici tout va bien

Une vie parallèle

Je viens d’entamer ma troisième semaine de formation. J’ai découvert de nombreux outils qui portent des noms rigolos comme « extrudeur » ou « pince à emboucher » (un coin ?). Tout est nouveau pour moi. C’est fascinant et flippant à la fois. J’ai l’impression de me transformer, de vivre à fond ce métier de 7H30 le matin à 16H30 l’après-midi. Dès que je retire ma salopette pleine de merdouille diverses et variées, j’enfile mon costume de « maman ». Mais, le soir, quand la nuit est couchée, que les enfants aussi (en tout cas, il faut l’espérer), je reprends mon gros classeur pour revoir les différents raccordements et comment réaliser un coude en cuillère sur du cuivre.
Les enfants ont vu une photo de moi avec le « pistolet à feu », plus communément appelé « chalumeau ». Je suis leur héros. Au moins le temps d’une photo.
Même quand je mange, je pense plomberie. Je ne suis vraiment pas très douée. Sincèrement. Mais ce n’est pas grave, je vais travailler. Je commence à devenir « outils-addict » et en toute honnêteté, en comparaison, les fringues sont bon marché.
Jusqu’ici tout va bien

Mon mari, mon roi

Dans toute cette agitation, il y en a un qu’il m’est impossible de ne pas regarder avec admiration. C’est celui qui partage ma vie, mon roi, mon coéquipier. Malheureusement, en ce moment, il n’est pas souvent là. Et ça va durer. Il est épanoui dans son travail, ça ramène des sous et c’est un peu le prix à payer pour avoir fait tous ces choix.
Aujourd’hui, il devait repartir sur la Suisse après être resté plus que l’habitude pour être présent à la rentrée des enfants. Une fois tout son barda déposé dans la voiture, celle-ci a décidé de ne plus démarrer. Il a été bloqué plusieurs heures, a manqué des réunions.

Jusqu’ici tout va bien. Mais il ne faudrait pas trop tirer !

Claire, femme et maman consciente du fait qu’elle va en chier cette année
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Parents de jumeaux, triplés : une faculté en plus

J’avais envie de vous présenter une box que Monoprix m’a gracieusement envoyé à l’approche des vacances mais comme il fait moche, ce n’est pas le moment d’en parler.
D’habitude, je ne parle pas vraiment de marques sur le blog, pas parce que je suis hautaine, c’est juste un choix. Mais, des fois, ça peut m’arriver quand ça me plaît. En plus, j’avoue que recevoir un tas de jolis produits dans ma boite aux lettres sans être passée par la case CB, c’est suffisamment rare pour l’évoquer !

Bref, à cause de la pluie, du monotone automne, j’ai dû changer de sujet.

J’aime les études scientifiques. Savez-vous par exemple que les femmes blondes ont plus de chances d’épouser un homme riche ou que les enfants qui ont des surnoms réussissent mieux socialement ? C’est Yahoo qui me l’a dit, avec bien sûr, l’étude d’une université américaine inconnue à l’appui.

C’est donc de ce type d’étude « scientifique » dont je vais vous parler.

Particularité chez les parents de jumeaux, de triplés et plus

J’avais déjà décelé une spécificité chez les gens du Nord. Ma découverte sur le sujet n’a pas évolué, j’en conclus objectivement que l’hypothèse est confirmée.
Maintenant, c’est sur l’ensemble des parents de jumeaux et plus que se porte le phénomène que j’ai découvert.

Postulat de l’analyse

Constat chez la mère de jumeaux et plus
On le sait, avoir plusieurs enfants en même temps, ce n’est pas juste un bouleversement. En plus du fric et de la place en moins et du ménage et des nuits pourries en rab’, il y a le corps qui change. (Évidemment, il y a toutes les joies quotidiennes, évidemment. Évidemment.)

Les abdominaux ont été écartés par le volume DES bébés. Désormais, je suis ouverte à deux doigts. (au niveau du ventre en tout cas) A vie.
Les hanches se sont parfois élargies.
Les seins se sont un peu affaissés. Ou bien, ils ne sont plus très ronds. Ni en poire d’ailleurs. Ils sont… bizarres.
Mais, chez les mamans de jumeaux ou plus, il y a un changement supplémentaire. Et cette fois, c’est à notre avantage. (des seins « originaux » ne peuvent pas être toujours considérés comme « un avantage »). C’est ce truc précis dont je vais vous parler.
Constat chez le père de jumeaux et plus
Avec deux bébés ou plus, l’investissement du père n’est plus à débattre. Avec un non plus d’ailleurs mais le résultat est moins rapidement catastrophique.
C’est donc très régulièrement que l’homme est amené à porter deux bébés en même temps (ou trois ? ou huit ?).
Et… très rapidement, l’homme père de jumeaux et plus, développe également LA particularité.

À partir de ces deux constats, je conclus que c’est l’environnement qui amène les parents de jumeaux et plus à développer cette nouvelle faculté. Une sorte de bonus livré en cadeau avec les mignons petits paquets !

Agile du pied

Cette nouvelle faculté, c’est l’agilité du pied. En effet, à force d’avoir les bras pris par des petits êtres fragiles que l’on ne peut pas poser sur le carrelage froid, comme ça, on trouve une autre solution pour attraper les objets. Il y a toujours un jouet à attraper, un produit qui tombe de la table à langer : un moment où les mains ne sont pas libres et où une autre partie du corps doit prendre le relais.
Tout naturellement, le primate en nous se réveille. Le retour à l’instinct animal s’impose.

C’est de ces contraintes que naît, avec les mois, cette nouvelle capacité. Celle d’attraper tout avec les pieds.

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Attraper un vêtement, bonnet… : basique

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PS : il se peut quelques fois que des parents d’enfants d’âge rapproché développent également ce talent. La faute au nombre de bras qui, dans cette situation également, ne sont pas suffisants !
PS2 : parents de jumeaux, parents de triplés, en tant que parents un peu « différents », j’aime nous valoriser et nous trouver de nouveaux talents. Ça apporte une lueur d’espoir les nuits où l’on ne dort pas ! 
PS3 : Durant les vacances, je suis un peu moins présente. C’est les vacances !
PS 4 : Je ne peux ne pas vous dire MERCI pour tous les adorables commentaires que vous m’avez laissé ici, par mail, sur Facebook, Twitter. (j’en profite pour vous remettre tous les liens. Maligne la meuf.)
PS5 : Je crois que j’ai défié les lois du nombre de « PS ».

Claire, qui aime parler de truc léger l’été
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#paracha : jumeaux, triplés dans la même classe ?

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

C’est bientôt les grandes vacances, les joies d’avoir pendant 6 semaines minimum les enfants à ses côtés. (et aussi un peu de centre aéré) Les rires, les soirées avec les amis, le sable dans les slips de bain, les vacances sont bientôt là. Et après…ben après, c’est la rentrée.

Ce  n’est pas vraiment le moment d’y penser mais avec des triplés et j’imagine également avec des jumeaux, il y a toujours la question de savoir :

alors même classe ou pas ?
jumeaux-ecole

Mes 3 aînés entrent chez les grands de maternelle. En petite section, ils étaient ensemble (seulement 2 classes), en moyenne section, ils ont chacun leur maîtresse. Les deux années se sont très bien déroulées.

Afin d’évoquer les possibilités avec la Directrice dans des temps raisonnables pour la logistique interne (la leur…et la nôtre), j’en ai parlé avec les principaux concernés : mes triplés Danou le Gnou, Lolo Cacao et Ava Banana.

Allez-vous être séparé l’année prochaine ?

Avant toute explication, j’ai voulu connaître leur point de vue et leurs envie. J’ai donc questionné ma mini-assemblée :

« L’année prochaine, souhaitez-vous être tous ensemble dans la même classe ou avoir chacun votre maîtresse ? »

Danou a levé le doigt en premier. Comme dirait Dora, « c’est gagné ! ».
« Bah, moi je veux être avec Ava dans la classe »

S’en est suivi la réponse de Lolo : « Moi, je veux être avec mon frère et ma sœur. »

Ava Banana, conciliante : « bah, j’aime bien être avec Lolo et Danou et aussi j’aime bien être toute seule »

Je suis donc bien avancée. Il semblerait qu’il y ai une préférence à être en groupe.

Personnellement, je n’ai rien contre. Nous avons toujours essayé de souligner leur individualité mais tenons également à leur apprendre que c’est une force d’être trois du même âge. J’aime valoriser la chance qu’ils ont d’être trois et le côté exceptionnel de cette situation. Ils ont beaux avoir chacun leur style, leur mode de fonctionnement, c’est un fait, ils ont le même âge, ils sont frères et sœurs : ce sont des triplés.
Autant leur expliquer toute la teneur de cette spécificité.
Enfin, c’est mon avis.

Avant de prendre une décision pour l’année prochaine pour savoir s’ils seront ensemble ou pas en classe, j’ai plusieurs points à préciser.
Je rappelle d’abord :
« – vous savez, on en parle ensemble maintenant, mais c’est les maîtresses et la Directrice qui choisiront. A la maison, c’est moi la chef (pardon Chéri) mais à l’école c’est la Directrice et les maîtresses les chefs. »

J’ajoute : « comme vous êtes trois, on a la chance de pouvoir en parler avec l’école mais en général, les enfants ne choisissent pas avec qui ils vont être » (Valorisation !).

J’ai compris que vous souhaitiez être ensemble et franchement, je ne suis pas contre. Mais attention, vous savez, vous êtes beaucoup dans votre classe. Presque 34.
C’est beaucoup, beaucoup de travail pour une maîtresse (désolée, pas de maître dans leur maternelle). Je ne pourrai pas accepter d’entendre que vous vous battiez ensemble en classe.
Je sais que vous êtes des frères et sœurs et que vous avez l’habitude de vous pousser à côté des lavabos mais en classe, c’est interdit. Je n’imposerai pas ça à une maîtresse.

– Mais maman, c’est Lolo qui nous m’embête tout le temps.

– Ava Banana et les autres, voilà ce que je vous propose : je vais aller en parler avec vos maîtresses et la Directrice pour savoir ce qu’elles en pensent. 
Je vous demande aussi d’arrêter de vous embêtez entre vous à l’école ou au centre aéré. Si on me dit que vous vous cherchez trop régulièrement, je ne pourrai pas demander à vous mettre ensemble l’an prochain. C’est important que vous soyez capable d’être tous les trois sans vous chamailler. Mais c’est promis, on va voir ce qu’il est possible de faire et on va aussi en parler avec papa.

– Moi, ça me va, dit sérieusement Danou. »

A suivre.

Claire, la maman de trois grands.

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Paracha de la semaine : c’est quoi des triplés ?

Il y a désormais 19 articles intitulés « Paracha de la semaine » sur le blog. 19 questions de mes enfants auxquelles je tente de répondre de la façon qui me semble la plus adaptée. Des questions sur des sujets compliqués avec au top de la réflexion philosophique « c’est quoi la Shoah ?« , d’autres plus légers comme « comment on fait les bébés ? » !
paracha expliquée aux enfants-semaine-10

Le temps passe et la réflexion de mes petits devenus grands s’affinent. Il sont malins, ils sont réfléchis, ils ont du répondant, de l’humour. Il est temps de les faire participer aux différentes définitions. Il est temps que je prenne en compte leurs ressentis, leurs visions. Ils ont leur place dans ce monde et j’aime savoir ce qu’ils en pensent.

Désormais, la paracha de la semaine, ce ne sera pas juste une « explication à mes enfants » mais ce sera « une explication par mes enfants« . J’y ajouterai naturellement mon grain de sel. (Marie grain de sel ?)

Ce dimanche, pour mettre fin à ma quinzaine des gagnants, j’ai posé simplement la question à mes enfants de 5 ans :
la-quinzaine-jumeaux

« C’est quoi des triplés ? »

Sur ce sujet, ils sont particulièrement concernés.

Lolo Cacao, a fait au plus simple : « les triplés, c’est des enfants qui sont 3 ».
Bien vu !
Cette petite n’a pas la langue dans sa poche (belle qualité), elle rajoute des petits détails : « Des triplés, ça se bagarre pas, ça se pousse pas, ça se frappe pas, ça se mord pas et après…je sais pas. »
Super Nanny serait très fière de toi.
Enfin, elle termine par « les triplés ça écoute les papas et les mamans« .

Danou intervient : « Mais tous les enfants y font ça ?! »

Ava Banana, douce comme le Bisounours avec l’arc-en-ciel sur le ventre, me dit : « les triplés, y sont gentils avec leurs frères et leurs soeurs« .

Danou lève la main comme à l’école pour ajouter : « les triplés, ils ont tous les trois des lunettes »
Ava Banana complète : « c’est des gens qui sont pareils. Ca existe des enfants qui sont trois et qui ont les mêmes habits« .
Je ne sais pas qui lui a donné cette définition. A la maison, ils ont toujours eu chacun leur vêtement et à part leurs bodys à 10€ les dix qui devaient sûrement se ressembler, je ne crois jamais les avoir habillés pareils. Pas volontairement en tout cas.
Néanmoins, chacun sa life, je ne juge pas. Juste moi, je ne le fais pas.

Pour clore cette discussion qui reviendra sûrement un jour sur le tapis (de souris), je leur ai dit: « des triplés, ils sortent du ventre de la maman en même temps et ils ont le même anniversaire toute leur vie. »

Je vous invite à poser la question à vos enfants. Vous verrez, c’est amusant et enrichissant.

Pour comprendre ce que c’est que la « Paracha de la semaine », c’est ici : « La paracha de la semaine, une question expliquée aux enfants » 

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Repas avec des multiples : on prépare combien de kilos de purée ?

Jusqu’au 9 mars je parle de jumeaux, de triplés. Le gros lot. C’est la quinzaine des gagnants !
repas-triplés

Retour vers l’époque des purées avec mes triplés
Et voilà, vers 4 mois, mes triplés commencent vraiment à grandir. Ils ne prennent désormais « plus que » 12 à 15 biberons par jours (et par nuit). Pour Dr Bobo, il est temps de donner à nos enfants autres choses que du bon lolo. Le papa voulait évidemment commencer par les boulettes. C’est un peu tôt me dit Dr Bobo. Loin de l’idéal paternel, la courgette puis la carotte ont été les deux premiers légumes au menu.

Manger à moitié allongé

Ils ne tiennent même pas assis tous ces bébés. Les coincer dans des coussins pour leur donner un semblant de tenue revient au même que de dire « je lance 2 machines à laver ». Le transat a une fois de plus été mon copain.

triplés-repas-transat

Serviettes pourries, transats protégés

Encore une fois, avant de passer tous à « table », j’avais minutieusement tout préparé pour ne pas être prise au dépourvu :

  • Les carottes/ou les courgettes dans la cocotte minute (j’ai trouvé ça beaucoup plus pratique que les robots pour bébé notamment pour cuisiner en quantité) puis transformées en bouilli dans un récipient haut avec un pied mixeur (rapide à laver)
  • Un petit pot type tupperware et une cuillère en plastique (le même pot et la même cuillère pour les trois. De toute façon, les microbes sont nos amis)
  • 25 serviettes
  • 3 bavoirs qui se ferment avec un scratch (arracher les cheveux des petits ou refaire 15 fois le lacet, non merci)
  • l’aspirateur et la serpillière pas trop loin

La ronde de transat est installée. J’ai 6 yeux gourmands braqués sur moi. Afin de ne pas tester trop largement la patience de mes enfants, j’ai fait le choix de tous les nourrir en même temps. Un cuillère pour Ava Banana, une pour Lolo Cacao, une pour Danou. Une pour Ava Banana, une autre pour Ava Banana puis encore une autre. Chacun leur appétit !
Ah oui, deux point importants que j’ai oublié :

  • avoir toujours des biberons prêts de côté au cas où, un ne voudrait pas trop déguster la sublime purée. (et pour éviter que les deux autres mangent dans les cris)
  • mettre des serviettes qu’on aime pas trop sur chacun des transats. Une solution simple pour ne pas avoir à laver tous les jours les transats qui peuvent mettre plusieurs heures à sécher.

Cette technique à plutôt bien fonctionné. Je  n’ai jamais insisté en cas de refus. Sûrement une question de patience et de temps. Idem pour les petits bébés cracheurs qui adorent faire des prouts de purée. Pendant les repas, Maman tyran est de sortie. Apprendre à manger proprement c’est juste une question d’évidence pour la maniaque qui hante mon esprit.

1, 2, 3 quelles chaises hautes pour mes triplés ?

Un jour, peut-être un peu tardivement -je n’ai pas eu le temps de regarder le calendrier- ils se sont assis.C’est l’heure de taper « chaise haute pas chère » sur le boncoin. Nous avions opté pour les Peg Perego Prima Papa qui peuvent se replier. Avec le recul, j’aurais cherché des chaises moins volumineuses qui peuvent s’empiler. Je ne sais même pas si ça existe, mais si ce n’est pas le cas, il faudrait l’inventer.

Mes critères pour une chaise haute pratique avec des jumeaux ou des triplés :

  • Une tablette amovible pour que la chaise serve aussi de petite table d’activité. Un espace sécurisé pour caser un enfant. Avec trois, nos bras sont souvent occupés.
  • Moins il y a de bitonios partout sur la chaise haute, plus elle est simple à laver. Et vous verrez, vous allez souvent les laver. Je me répète comme une vieille mémé, mes les triplés ont plein de doigts crados. Plein.
  • Un harnais de sécurité facile à attacher. En fait, sinon, vous risquez d’un peu trop volontairement oublier.
table-triplés

Sinon, il existe ça. Vous pouvez la fabriquer grâce à des sièges de balançoire.

Ils mangent seuls, appelez les pompiers

Arrive enfin le jour, où, triplement fière de mes enfants, je leur donne à chacun la précieuse cuillère qu’ils vont pouvoir utiliser tout seul. Plus besoin d’attendre son tour. Libérés. Libérée.
N’imaginez pas pouvoir boire un petit café en les regardant manger bien proprement comme dans un restau huppé. Des petits bouts tombent par terre, les bodys sont tout tâchés, même les cheveux sont collants. Vive l’autonomie. J’ai donc adopté 2 objets bien pratiques :

  • le bavoir intégral en plastique puis le bavoir récupérateur quand ils avaient enfin pigé que la bouche n’est pas au niveau du front ni des nénés.
  • L’assiette qui se fixe par ventouse sur la table. Elle ne peut plus bouger. Elle ne peut plus tomber.

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    Le bavoir intégral en plastique

Jusqu’à leur 3 ans et demi, je ne nie pas n’avoir pas mangé en même temps qu’eux. Aujourd’hui, le principal fléau du repas, c’est la malédiction des verres d’eau. Ils finissent inexorablement par se renverser.

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L’association jumeaux et plus : l’émission de parents à parents

Jusqu’au 9 mars je parle de jumeaux, de triplés. Le gros lot. C’est la quinzaine des gagnants !

J’ai l’honneur de participer à un nouvelle émission radio qui s’appelle « de parents à parents« . L’idée est simple : chaque semaine, retrouvez la blogosphère parentale sur les ondes de la radio Lyon 1ère (90.2 pour la région lyonnaise ou en podcast sur le site de Lyon première).
Cette idée, c’est celle Karine, une fada de princesses qui officie ici.
Pour cette première émission, j’interviens avec Natasha du super blog de CranemouElle manie avec art le sarcasme et particulièrement quand elle parle de caser ses marmots pour les vacances.
Suivez les différents sujets directement sur la page facebook « de parents à parents » : allume ton briquet et deviens Fan !

Vous avez le droit en exclu au son et à l’image pour ma première participation.
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Mon sujet : L’association jumeaux et plus
jumeaux et plus les questions

Durant cette « quinzaine des gagnants« , comment faire l’impasse sur cette association ? J’en avais déjà parlé il y a quelques temps. C’est vrai, je fais de la bonne grosse pub. A la fois c’est gratos. Comment ne pas leur en faire ?
C’est THE association à connaître quand on la chance d’avoir le billet gagnant qui en une seconde vous ouvre les portes de la Renaud Espace. Si tu comptes garder ta Smart avec des triplés, sache qu’il va falloir s’organiser…et sortir les biffetons parce que des jumeaux ou des triplés, ça coûte bonbon.

S’équiper avec des jumeaux ou des triplés

Les lits, les transats, les biberons, les couches…et celle que l’on attend tous en tant que futur parent, l’élément indispensable pour les bébés, la reconnaissance de son nouveau statut social : j’ai nommé LA POUSSETTE.
C’est là que le bas blesse. Pour une poussette simple, il faut débourser environ 170€ (c’est une moyenne). Pour une poussette double, comptez 420€. Pour des triplés, ça fera 800€ M’dame. Et en plus, il n’y a pas de moteur.
Ou bien (à la mode Suisse), il y a l’adhésion à l’association Jumeaux et plus.
association jumeaux et plus Non seulement, la poussette triple est en location pour seulement 10€/par mois (et vu son poids, tu va vite vouloir t’en séparer, tes enfants devront être des surdoués de la marche et mettre un pied devant l’autre dès leur 9 mois !) mais en plus, ça ouvre les portes à un tas d’activités.
Il y a des rencontres tout au long de l’année, des conférences, un accès à des ouvrages spécialisés, des sorties… Bon, je ne vous assure pas de passer inaperçu au zoo avec 15 autres paires de jumeaux et quelques triplés au milieu mais c’est très sympa d’échanger quelques fois avec des parents qui ont les mêmes problématiques au quotidien.

L’association jumeaux et plus, c’est aussi un forum internet au niveau national où il y a des squatteuses du clavier qui ont un tas de bons plans et de conseils à fournir.

Les parents de multiples qui pensent à tout

Attendre deux ou trois enfants d’un coup, ce n’est pas juste un formidable bonheur multiplié. C’est aussi ce que l’on appelle le concept de « simultanéité des charges » : Charges financières (« les enfants, vous irez à la fac, d’acc’ ? »), charges d’entretiens, épuisement totale… Au niveau national, la Fédération jumeaux et plus (qui chapotte les associations locales) oeuvre pour défendre les droits des parents de multiples auprès des pouvoirs publics. (allongement du congé parental, allongement du congé paternité…)
Tout ce travail est réalisé par des bénévoles qui en plus laissent leur téléphones pour les parents, un peu paumés comme moi au début, qui cherchent à s’informer.

Infos précieuses

Site internet de la Fédération et plus et le forum : www.jumeaux-et-plus.fr
Site internet de l’association jumeaux et plus 69 (Rhône) : www.jumeauxetplus69.fr
Prochaine réunion d’informations et location de matériel de l’association 69 : Le 1er mars dès 10h à l’internat de Montgay-54 chemin de Montgay-69270 Fontaines sur Saône.

de parents a parents

Retrouvez toutes les futures émissions « de parents à parents » sur ce lien.

 

 

La quinzaine des gagnants : les jumeaux et plus

Il existe des jours pour tout, notamment la journée nationale des excuses. J’ai décidé  moi aussi d’ajouter quelques dates à surligner au marqueur rouge dans les agendas. En fait, ce sera même une quinzaine de jours. Je l’ai indiqué sur mon calendrier, c’est donc qu’ils existent belle et bien.
quinzaine des gagnants

La quinzaine des gagnants

Jusqu’au dimanche 9 mars (ou jusqu’au 16 mars en fonction de mes nuits libres), je vais parler des grands gagnants de la parentalité. Ceux qui ont le droit de tomber dans les vaps à l’annonce de la grossesse, tellement c’est gros, très gros comme surprise. Je parle bien entendu des parents de jumeaux et plus.
jumeaux et plus les questions

Moi, Gwyneth

Bien sûr, personne de décent n’appellerait sa fille Gwyneth (si, c’est le cas, je m’en excuse par avance mais franchement, c’est un prénom à chier). Sauf de l’autre côté de l’atlantique. La-bas, il y a une Gwyneth très connue. Les lecteurs de Oops et Closer la connaissent également. Gwineth Paltrow. En plus d’être actrice, elle tient un blog particulièrement bien pensant et culpabilisateur où elle prodigue les conseils de la mère parfaite.

Je vais donc en faire de même pendant 15 jours. Je vais me lâcher et parler de mon expérience de parents de multiples. Juste comme ça, pour le plaisir de partager et d’échanger sur tous les sujets soumis à angoisses et questionnements.

Je me sens assez légitime avec mes triplés pour en parler parce que comme ils le disent dans la haine, après 5 ans de nuits saccagées et d’organisation drastique : « jusqu’ici, tout va bien ».

Au programme de « la quinzaine des gagnants »

L’annonce de la grossesse multiples, les réactions
Grossesse : attendre des jumeaux, des triplés
L’association jumeaux et plus, on va en reparler
Attendre plusieurs enfants c’est différent, où échanger ? (j’invite la maman de jumeaux d’un forum à participer)
Le bain ou l’aventure aquatique
Diversification alimentaire : on prépare combien de kilos de purée ?
La propreté : la grande histoire du pipi-caca

Pour être sûre de ne rien manquer, je vous invite à me rejoindre sur Facebook (auto-pub) ou à vous inscrire, là, juste sur la droite pour recevoir les nouveaux articles.

Pour les perdants, n’oubliez pas, que tous les gagnants ont tenté leur chance et que, vous pouvez toujours continuer à jouer. Au pire, vous passerez quelques minutes par jour à vous marrer et à vous vanter de vivre une vie un peu moins compliquée…quoi que.

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Paracha de la semaine : apprendre à jouer ensemble ?

Avoir des multiples (entendre par là des jumeaux, des triplés ou plus…soit trop), c’est connaître la chance (ou pas) de faire des activités avec des enfants du même âge. Pas besoin de sortir la boite à formes pour l’un pendant que l’autre joue tout seul au Lego. Certaines fois, ils peuvent jouer tous ensemble.
Avec des triplés, nous avons l’honneur d’assister à une bagarre perpétuelle pour savoir qui commence, qui sort le jeu (rarement pour savoir qui le range bizarrement), qui distribue les jetons… Il y a toujours une raison extrêmement valable de se donner un petit coup de pied sous la table ou de crier plus fort que l’autre. En plus, ici, on parle fort.
Nous vivons actuellement une période où ils testent, où ils développent un esprit de compétition, où ils sont solidaires.

En ce moment, ce qui pourrait être un atout pour notre sain sommeil ne l’ai pas. Au lieu de tranquillement se réveiller le dimanche matin et de voir les enfants jouer tranquillement dans la salle de jeu, nous entendons à travers nos murs en carton-pâte les débats envolés de nos trois grands de 5 ans. Les yeux encore gonflés du réveil dynamité, je les ai tous fait asseoir autour de la table de la cuisine pour leur expliquer :

Pourquoi il faut apprendre à jouer ensemble ?

La raison la plus objective est évidement que, moi, la maman et lui, le papa, avons clairement besoin de repos Continuer la lecture